Umm Suqeim 
A une dizaine de kilomètres au sud-ouest du quartier de Bur Dubai.
Ce fief des expatriés européens est principalement une zone résidentielle familiale.

Majlis Ghorfat Umm al-Sheef 
Rue 17, district Umm Suqeim 1. Ouvert du samedi au jeudi de 8 h 30 à 13 h 30 et de 15 h 30 à 20 h 30, vendredi de 15 h 30 à 20 h 30. Entrée payante.
Les taxis peinent à trouver la résidence d’été de feu Sheikh Rashid, l’ancien gouverneur de Dubaï. Cachée entre les habitations du secteur d’Umm Suqeim 1, dans une large rue qui débouche sur Beach Road, elle mérite un petit détour. Construit en 1955, le bâtiment traditionnel qui abritait la salle de réunion, appelée majlis, se dresse au fond d’un très joli jardin paysagé de 3 300 m2 dans lequel on peut voir une reproduction de l’ancien système d’irrigation falaj. Le petit édifice est admirablement éclairé en soirée.
La demeure de Sheikh Rashid est composée au rez-de-chaussée d’une véranda ouverte sur l’extérieur, traversée par des colonnes et ponctuée de lanternes. On accède à l’étage par l’escalier accolé au dos de l’édifice.
La fameuse majlis a été conservée telle quelle, meublée de tapis, de larges coussins et de cafetières. Elle pouvait accueillir au moins une vingtaine de personnes. Le souverain y organisait des discussions avec les habitants de la ville. Les portes et les fenêtres, finement travaillées dans du bois de tek, sont superbes.

Umm Suqeim Ladies Park 
Beach Road, district Umm Suqeim 2. Ouvert tlj de 8 h à 23 h. Accessible uniquement aux femmes et aux enfants ; familles admises le vendredi et les jours fériés. Entrée payante.
Dominant la mer, il a l’avantage d’être le seul jardin public gratuit de Dubaï. Attention ! Les hommes ne sont pas acceptés les jours de semaine. Ce parc est agréablement paysagé, avec des aires de jeux pour les enfants et un café central, l’Arden Coffee Shop.

Plage d’Umm Suqeim 
Elle est surtout fréquentée par les expatriés et les touristes. Bénéficiant de la proximité du Jumeirah Beach Hotel et du Burj al-Arab, c’est sans doute la plage publique la meilleure et la plus tranquille de la ville. Contrairement à d’autres, elle est épargnée par les incessants et bruyants va-et-vient en quads des quelques jeunes locaux qui s’amusent à accélérer ou à zigzaguer entre les serviettes.

Jumeirah Beach Resort Complex 
Beach Road, district Umm Suqeim 3
Ces deux étonnantes structures de verre et d’aluminium sont devenues des emblèmes incontournables de Dubaï.

Burj al-Arab 
Construit sur un îlot artificiel, à quelque 280 m au large du Jumeirah Beach Hotel, se dresse majestueusement celui qui prétend être l’unique sept-étoiles au monde. Ce palace en forme de voile de bateau – sans doute l’un des édifices les plus photographiés de Dubaï – culmine à 321 m d’altitude. Il est plus haut que la tour Eiffel et 60 m moins élevé que l’Empire State Building. Complètement exclusif, le Burj al-Arab est une destination prisée des rois du pétrole, des riches hommes d’affaires et des sportifs fortunés. On y accède en voiture, par une mince bretelle, après avoir montré patte blanche. Le hall d’entrée, clinquant et chargé de dorures, entremêle cascades, fontaines et escalators. Clou du spectacle : la vue impressionnante en contre-plongée sur les balcons de tous les étages supérieurs.
Les caractéristiques de l’hôtel donnent le tournis : 202 suites en duplex, une réception privée à chaque étage et une piste d’hélicoptère au 28e étage. Deux restaurants sont situés aux deux extrémités : l’Al-Muntaha est suspendu dans les airs à 200 m au-dessus de la mer, et l’Al-Mahara, spécialisé dans les poissons et les fruits de mer, déploie ses couverts en dessous du niveau de la mer, entouré par un large aquarium circulaire. Les deux suites royales, qui débutent au 25e étage, surpassent les standards du luxe : on y trouve un ascenseur privé, des lits rotatifs, un cinéma et une majlis.
Impressionnant de jour, le Burj al-Arab se transforme le soir en vaisseau partiellement éclairé, traversé en permanence par des faisceaux lumineux multicolores.

Jumeirah Beach Hotel 
Sur le continent s’étire un vaste ensemble de 600 chambres censé évoquer une énorme vague cassée en son sommet. L’excentricité se poursuit à l’intérieur de l’hôtel, décliné sur le thème des quatre éléments de la nature, représentés chacun par deux couleurs : bleu et vert pour l’eau, marron et rouge pour la terre, bleu et blanc pour l’air, rouge vif et jaune pour le feu. Dans le hall, il faut lever la tête pour admirer de tout son long la sculpture de 90 m de haut, accolée au mur, qui dépeint une vue satellite de la Terre. Les infrastructures dépassent largement les services hôteliers classiques. On a le choix entre une vingtaine de bars, cafés et restaurants, et 26 magasins, dont une pharmacie et une boutique de caviar au rez-de-chaussée ! Ici, pas de centre de fitness, mais le pavillon Marina and Sports Club, petit bâtiment d’un étage d’une superficie de 2 500 m2.

Ski à Dubai

Une nuit dans une chambre sept étoiles 
Au Burj al-Arab, la plus « petite » suite mesure 170 m2 ! L’entrée, digne d’une villa romaine, ouvre sur un large escalier qui mène au niveau supérieur. Le décor, de style arabisant, est extravagant pour tout novice : de l’or, du marbre, des glaces, des colonnes, des couleurs chaudes. L’équipement, high-tech dans tout l’appartement, comprend un visiophone et un ordinateur portable avec libre accès à Internet. A l’étage, la chambre offre un lit king size au-dessus duquel trône un miroir mural. La vue abrupte sur l’immensité du Golfe est à couper le souffle. La salle de bains, baignée de lumière, est dotée d’un Jacuzzi royal. Même les produits de toilette offerts créent la surprise : ici, pas d’échantillons, mais des flacons de 100 ml signés Hermès.

Wild Wadi Water Park 
Beach Road, Umm Suqeim 3. Horaires variables selon la saison. Entrée payante. Comme son nom anglophone le laisse supposer, ce parc de loisirs aquatique est magnifiquement situé face au Golfe et rattaché au Jumeirah Beach Hotel. Son design est inspiré des légendes arabes. Sensations garanties avec 24 toboggans – 16 sont interconnectés -, dont Jumeirah Sceirah, la glissade la plus longue et la plus rapide du monde hors des Etats-Unis, et Summit Surge, où de puissants jets d’eau transportent jusqu’à quatre baigneurs à la fois. Egalement unique au Moyen-Orient, Wipeout Flow Rider propose de surfer sur une vague de près de 3 m.

Madinat Jumeirah 
Al-Sufouh Road, district Umm Suqeim 3. Pour s’y rendre, sortir à l’Interchange 4 sur Sheikh Zayed Road et prendre à droite l’Umm Suqeim Street jusqu’au croisement entre Beach Road et Al-Sufouh Road.
Une cité lacustre d’inspiration orientale est sortie de terre, entre le début d’Al-Sufouh Road et le Golfe, au bord de 1 km de plage privée.
Cette médina artificielle aux multiples tours à vent compte environ 3 km de canaux et de voies navigables. Une petite Venise locale, en somme ! Les clients des hôtels de luxe du complexe, le Mina A’Salam et l’Al Qasr, se déplacent en petits bateaux en bois conduits par un chauffeur. Les visiteurs doivent se « contenter » des nombreux sentiers qui bordent les cafés et restaurants du souk et les deux hôtels. Ils offrent une très agréable promenade, surtout en soirée.

Suivez le guide ! 
Rendez-vous à l’embarcadère, sur le port du Mina A’ Salam, pour une petite promenade (payante) en barque-taxi motorisée sur les canaux du site.

Mina A’ Salam 
Son architecture massive de forteresse couleur sable en fait l’une des dernières attractions à ne pas manquer à Dubaï. Face à la mer, Mina A’ Salam – « havre de paix » en arabe – s’articule autour de la réplique d’un petit port artificiel. Les terrasses ombragées, dont une sur pilotis, la présence d’un grand bateau traditionnel en bois et les faux points d’amarrage sur le quai sont autant de détails qui contribuent à la magie des lieux.
Du ravissant Al-Samar Lounge, perché au fond du hall d’entrée, le point de vue sur l’imposante façade latérale de l’hôtel, avec la tour ultramoderne du Burj al-Arab en arrière-plan, est saisissant.

Al-Qasr 
Cet hôtel, plus étendu mais moins haut, a ouvert ses portes fin 2004. Son design, inspiré d’une luxueuse résidence d’été de cheikh, s’annonce également étonnant.
L’Al-Qasr est relié au Mina A’ Salam par le souk Madinat Jumeirah aux allures de caverne d’Ali Baba, avec plus d’une centaine de boutiques et stands d’artisans répartis dans des allées pavées et des galeries couvertes.

Jebel Ali 
A environ 35 km au sud-ouest du centre-ville de Dubaï (jusqu’à 45 min en voiture). On y accède depuis Sheikh Zayed Road par les sorties Interchange 6, 7 et 8.
Enclavée entre le désert et le Golfe, et bénéficiant d’une belle plage de sable, cette « excroissance » de Dubaï est surtout connue pour son port artificiel, le plus grand du monde. Une zone franche, pionnière aux Emirats arabes unis, y a été créée en 1985. Aujourd’hui, plus de 2 200 sociétés, spécialisées essentiellement dans la distribution, l’assemblage et les services, se sont installées à Jebel Ali et en ont fait leur quartier général dans la région. On peut citer Nestlé, Pernod-Ricard, Yves-Saint-Laurent et L’Oréal.

Les règles pour monter un business 
Doté d’une économie libérale attractive, Dubaï s’est entouré d’une réglementation stricte. Pour lancer une activité, il faut d’abord obtenir une licence – commerciale, industrielle ou professionnelle – délivrée par le Département du développement économique, excepté pour les hôtels qui dépendent du Dubai Department of Tourism and Marketing Commerce. La nouvelle compagnie est ensuite enregistrée à la Chambre de commerce et d’industrie. Puis l’entrepreneur doit trouver un partenaire local car, sauf exception, les Emiratis prennent d’office une participation de 51 % dans toute société créée sur leurs terres. En revanche, les zones franches, les professions libérales et les artisans échappent à cette règle.

Ibn Battuta Mall 
Baptisé en l’honneur d’Ibn Battuta, célèbre explorateur arabe du xive siècle, le centre commercial Ibn Battuta Mall est une invitation au shopping dans une atmosphère de voyages. Son architecture intérieure est composée de six sections thématiques : l’Andalousie, la Tunisie, l’Egypte, la Perse, l’Inde de l’empire Mongol et la Chine de la dynastie Yuan. Enorme bateau en bois chinois, sculpture d’horloge en forme d’éléphant, fontaine andalouse, hypermarché Géant ouvert sur une reproduction de rue pavée tunisienne, dôme perse entièrement peint a la main… Les « pauses photos » sont nombreuses !

Quand les cargos jettent l’ancre 
Grâce à Port-Rashid à Bur Dubai et au port artificiel de Jebel Ali, Dubaï est devenu la plus grande plate-forme de transbordement du Golfe et du Moyen-Orient, aujourd’hui visitée par 170 compagnies maritimes. A Jebel Ali, tout est fait pour faciliter le chargement et le déchargement des gigantesques conteneurs et réduire leur nombre d’escales. Par exemple, les procédures de dédouanement se font sur Internet. Les camions de Dnata Cargo s’occupent de rapatrier les cargaisons des avions et acheminent celles provenant du port vers l’aéroport. Jebel Ali dispose d’une vaste zone d’entrepôts de toutes sortes : couverts, réfrigérés, spécialisés. On est loin des vieux bateaux de la Creek et de leurs marchandises amassées tant bien que mal sur les quais de Deira…

Le futur métro 
Commencée en octobre 2005, sa construction devrait coûter plus de 3 milliards d’euros. Inauguré le 9 septembre 2009, le métro sera totalement opérationnel en 2012.
Entièrement automatisé, à la fois aérien et souterrain, le métro totalisera 55 stations réparties entre deux lignes. La « rouge », longue de 45 km, reliera le port de Jebel Ali à l’Airport Free Zone, avec plusieurs arrêts sur Sheikh Zayed Road. Plus courte (18 stations sur 28 km), la « verte » est déjà opérationnelle sur une dizaine de stations, et  desservira le centre-ville de part et d’autre de la Creek, ainsi que les terminaux 1 et 3 de l’aéroport. Les correspondances auront lieu au BurJuman et à Union Square.
Dubaï table sur 1,2 million de passagers par jour. Les 99 trains posséderont chacun 5 voitures équipées d’air conditionné, dotés d’aménagements « standard » et « première classe » et de sections pour les femmes et les enfants.

Port Rashid 
Inauguré en février 2010 et uniquement dédié aux croisières, le terminal de croisières de Port Rashid peut accueillir simultanément 4 navires. Avec sa façade arabo-contemporaine flanquée de dômes traditionnels et d’arches, il est doté d’infrastructures exceptionnelles : service d’immigration intégré, galerie d’exposition sur la culture et l’histoire de Dubaï, bureau de poste, complexe de duty free, cafés et bureaux de change ainsi que des installations destinées aux personnes à mobilité réduite.
Les Emirats misent beaucoup sur l’arrivée des plus grands bateaux de croisières du monde entier. Depuis 2009, Dubaï est régulièrement programmée en escale sur la route de l’océan Indien, et certains croisiéristes européens ont même concocté des itinéraires dans le Golfe au départ de Port Rashid avec des escales à Oman, Fujairah, Abu Dhabi et Bahrein. Plus de 250 000 croisiéristes ont fait escale à Dubaï en 2009, et ils devraient être encore plus nombreux en 2010.