De chaque côté de la cordillère et de ses volcans s’étendent les plaines. A l’est se déroulent les « llanuras », immenses territoires peu peuplés et consacrés principalement à la culture de la banane. A l’ouest, la pente plus rapide, sillonnée de multiples cours d’eau, conduit jusqu’aux rivages du Pacifique.

La région de Sarapiquí

Après Alajuela, la route de Puerto Viejo se faufile entre les volcans Poás et Barva avant de redescendre en pente douce vers la llanura de San Carlos, en suivant approximativement le cours du Río Sarapiquí. Cette région extrêmement humide est pourvue d’une végétation luxuriante. Pourtant la forêt qui, auparavant, recouvrait entièrement ce territoire a été défrichée en de multiples endroits pour favoriser l’agriculture. Il a fallu la mise en place de la politique des parcs et réserves nationaux pour préserver ce qu’il en restait. 

Río Sarapiquí 
Pour les amateurs de sensations fortes, le Río Sarapiquí, qui prend sa source sur les flancs du volcan Poás, se prête parfaitement à la pratique du canoë-kayak et du rafting, en particulier dans la portion comprise entre San Miguel et Puerto Viejo. En aval en revanche, le cours de la rivière est beaucoup plus calme et propice à une paisible promenade en barque. Jusqu’à la frontière avec le Nicaragua et la confluence avec le Río San Juan, des crocodiles, des singes ou des paresseux peuvent être observés sur les rives.

Cataratas La Paz 
Juste au nord du volcan Poás, sur la route conduisant d’Alajuela à Puerto Viejo de Sarapiquí.
Ces cascades, sur le Río La Paz, sont parmi les plus belles du pays. Deux chutes écumantes se succèdent. La nuit, un éclairage artificiel les rend encore plus impressionnantes. Leur eau aurait un effet apaisant sur l’organisme humain.

Suivez le guide ! 
Les cataratas San Fernando et San Rafael, moins spectaculaires, mais aussi moins fréquentées, se trouvent aux abords de la route de Puerto Viejo, quelques kilomètres plus au nord.

Laguna Hule 
A une dizaine de km à l’ouest de Cariblanco.
A quelques kilomètres des chutes d’eau de La Paz, ce petit lac occupe le fond d’un ancien cratère. Rendez-vous apprécié des pêcheurs, il est également le point de départ d’un chemin de randonnée. Sur 10 km, le sentier est à la lisière du lac et de la forêt humide qui l’entoure, où nichent de nombreux oiseaux.

Ciudad Cutris 
Situé sur la petite route conduisant de San Miguel à Ciudad Quesada. Une autorisation préalable, à demander sur place à la famille propriétaire du terrain, est nécessaire pour le visiter.
Accessible uniquement en véhicule toutterrain (ou à pied…), ce site archéologique précolombien n’a pas encore été entièrement fouillé mais a, pour l’instant, dévoilé des pierres sculptées.

Centro Neotropico Sarapiquís 
A 2 km à l’est de La Virgen. Ouvert tlj de 7 h à 16 h. Entrée payante.
Créée près de la commune de La Virgen par une fondation belge, cette réserve privée concentre sur un espace restreint une multitude de possibilités. Outre un centre d’hébergement et de restauration, elle abrite un musée qui s’intéresse aux liens traditionnels entre l’homme et la nature, avant la colonisation. Des fouilles archéologiques ont mis au jour des pierres sculptées et quatre grands tombeaux précolombiens. Le site historique est complété par la reconstitution d’un village indigène du XVe siècle. Enfin, un pont de 260 m permet d’entrer dans la forêt pluvieuse.

Puerto Viejo de Sarapiquí 
A 80 km au nord de San José.
Bien qu’éloignée de la côte, la ville a bâti sa réputation sur son port, à l’époque où les routes asphaltées n’existaient pas encore. Pour acheminer les marchandises, dans un sens comme dans l’autre, de gros bateaux remontaient le cours du Río Sarapiquí depuis le Río San Juan qui, au nord, trace la frontière avec le Nicaragua.
Aujourd’hui, la petite cité a perdu de son intérêt stratégique mais reste un excellent point de départ pour accéder aux différentes réserves de la région.

Selva Verde Lodge 
Chilimate, à 7 km à l’ouest de Puerto Viejo.
Cette ancienne ferme a joué la carte de la diversification, en se tournant vers l’accueil de touristes et en leur proposant des balades à cheval, des randonnées en forêt dans la réserve privée de 200 ha, ou une descente du Río Sarapiquí.

Zarcero 
A 20 km de Sarchí, sur la route de Ciudad Quesada.
Havre de fraîcheur, ce village de montagne est niché à 1 700 m d’altitude. Son parc municipal, aux bosquets sculptés, est particulièrement reposant.

Pas de régime pour la banane 
Toute la grande région nord-est est dédiée à la culture de la banane. Aujourd’hui, la part de cette activité dans l’économie nationale a largement diminué mais reste indispensable à la bonne santé financière du pays. Ces plantations ont longtemps justifié une déforestation féroce. Des hectares entiers de forêts humides ont été sacrifiés, sans souci des conséquences sur l’écosystème, menaçant sérieusement d’extinction certaines espèces animales. La création des parcs et réserves a stoppé l’engrenage fatal, mais certains dégâts ne seront probablement jamais réparés. Ainsi, il n’est pas rare aujourd’hui d’assister à de gigantesques inondations, conséquence directe de cette déforestation sauvage.

Suivez le guide ! 
Le plus court chemin pour relier La Fortune et Santa Elena consiste en un superbe trek à cheval de 25 km à travers forêts et montagnes.

La province d’Alajuela

Longtemps endormi, le volcan Arenal s’est réveillé un beau soir de 1968. Depuis, la région, devenue une destination touristique majeure, a su mettre en avant une nature resplendissante. 

Le parc national Juan Castro Blanco 
A partir de Ciudad Quesada
L’un des moins connus du Costa Rica, ce parc est aussi l’un des plus beaux. Composé à 50 % de forêts primaires, dominé par les volcans Platanar (2183 m) et Provenir (2267 m), il est irrigué par d’innombrables sources chaudes, et traversé d’oiseaux resplendissants, dont le fameux quetzal.

La Fortuna 
A 28 km à l’ouest de Muelle.
L’afflux touristique a bouleversé la vie de cette petite commune. Les activités rurales ont cédé la place aux commerces à destination des visiteurs, sans pour autant dénaturer le charme du terrain de football, qui tient lieu ici de parc central. Il est agréable de s’y promener, la tête vers les étoiles et vers le fourneau qui, certains soirs, semble les fabriquer : le volcan Arenal.

Catarata La Fortuna 
A 5 km à l’ouest de La Fortuna. Entrée payante.
Au vu de l’état de la route non goudronnée, l’utilisation d’une voiture pour se rendre auprès de cette cascade est déconseillée, particulièrement durant la saison verte : c’est donc l’occasion d’une promenade à pied ou à cheval, au départ de La Fortuna. L’effort est récompensé par une rafraîchissante chute d’eau qui tombe en escaliers au fond d’un goulet.

Parque nacional volcán Arenal 
A 12 km à l’ouest de La Fortuna.
Ce territoire, protégé depuis 1995, abrite une faune remarquablement variée, avec en particulier des toucans et des singes. Mais c’est surtout le spectacle offert par le volcan Arenal qui mérite le déplacement. Après plusieurs siècles d’inactivité, les conséquences de sa dernière éruption en juillet 1968 furent dramatiques : 76 personnes tuées, deux villages détruits et 45 000 têtes de bétail disparues. Depuis, le volcan ne s’est jamais rendormi. Les grondements et gargouillements gazeux sont permanents. A la nuit tombée, quand le ciel est dégagé, on est encore plus frappé par la puissance développée par ce monstre géologique, dont les proportions correspondent à un cône quasiment parfait. Les coulées de lave et les jets de roche en fusion rougeoient et tracent des sillons luminescents dans l’obscurité.
Différents sentiers rejoignent le mirador, une terrasse située au pied de la face nord de l’Arenal, d’où la vue est spectaculaire. L’ascension du volcan est en revanche strictement interdite, pour des raisons évidentes de sécurité.

Sources chaudes 
Sur la route entre La Fortuna et le volcan Arenal. Ouvert tlj de 10 h à 22 h. Entrée payante.
Le Tabacon Resort est à mi-chemin entre le complexe hôtelier et l’établissement thermal. Ses propriétaires ont eu la riche idée de profiter des sources d’eau chaude qui naissent dans les flancs du volcan pour créer un réseau d’une dizaine de piscines, dans lesquelles on se prélasse tout en observant le ventre de l’Arenal.
Un autre établissement, Baldi Termae, exploite également des sources d’eau chaude aux alentours, dans un cadre moins sophistiqué.

Lac Arenal 
A 17 km au nord-ouest de La Fortuna et du volcan Arenal.
Ce lac artificiel, le plus grand du pays, doit son existence à la construction d’un barrage hydroélectrique qui fournit en énergie tout le nord du Costa Rica depuis 1973. Le vent fort soufflant très régulièrement sur la retenue d’eau en fait un paradis pour les amateurs de planche à voile. Les pêcheurs apprécient tout autant l’endroit, particulièrement poissonneux : entre perche arc-en-ciel et guapote, les prises sont abondantes. Enfin, le lac offre des possibilités de baignade, même si le Lago Coter, cinq kilomètres plus au nord, est plus calme.

Jardín botánico Arenal 
Arenal. Ouvert tlj de 9 h à 4 h. Entrée payante.
Dans cette modeste réserve privée, plus de mille plantes et fleurs sont cultivées. Plusieurs sentiers balisés offrent une promenade bucolique entre oiseaux et papillons.

Cavernas de Venado 
A 10 km au nord du lac Arenal. Ouvert tlj de 8 h à 17 h. Entrée payante.
Des guides attendent les touristes dans le village de Venado, afin de les conduire aux cavernas. Ces grottes, longues de 2 km, ont été creusées dans le calcaire sous l’action érosive d’une eau acide. Les stalactites et stalagmites forment une architecture alambiquée où s’agrippe une colonie de chauves-souris.

Refugio nacional de vida silvestre Caño Negro 
A 80 km au nord de Ciudad Quesada.
Proche de la frontière avec le Nicaragua, cette réserve attire de nombreux oiseaux, des échassiers en particulier, qui y trouvent refuge au cours de leur migration, quand la pluie refait son apparition. Au centre, un grand lac de 800 ha s’évapore parfois entièrement à la fin de la saison sèche, entre avril et mai. La visite s’effectue en bateau et offre l’occasion de découvrir la richesse de la faune vivant sur les rivages du Río Frio : tortues, caïmans et autres reptiles.

Suivez le guide ! 
Los Chiles, ville frontière avec le Nicaragua connue pour sa production d’oranges, est le meilleur point de départ pour la réserve de Caño Negro.