Playa de las Teresitas

7 km au nord de Santa Cruz.
Après avoir longé le port de la capitale, puis traversé le village de San Andrés, surgit la playa de las Teresitas, avec son petit port de pêche et sa grande plage de sable doré baignée par une eau très claire. Une barrière de rochers permet de se baigner en toute tranquillité.
La promenade est bordée de jacarandas, flamboyants et palmiers à gros troncs bouteille, et la montagne, en toile de fond, est couverte de cactus.

Vers Taganana

En sortant de San Andrés une autre route mène de l’autre côté de la Punta de Anaga, vers le village de Taganana. Cet itinéraire serpente sur les flancs des montagnes volcaniques aux paysages à couper le souffle.
Après le passage d’un long tunnel, on distingue, en bas, le village de Taganana, accroché à la montagne.
Derrière lui se découpent les pics volcaniques couverts de végétation et les cultures en terrasses. Devant s’étend l’immensité de l’océan. Voici la côte nord-ouest, assurément la plus touchante par la beauté de ses paysages et la faible fréquentation touristique.

Benijo et ses alentours

En suivant la route de Benijo se succèdent des plages de galets et petits rochers, particulièrement appréciées des surfeurs pour leurs vagues. Benijo, village en hauteur, surplombant la mer, offre une très belle vue sur la côte, la montagne et la plage San Roque.
D’ici partent des randonnées vers El Draguillo, Las Palmas de Arnaga et Roque Bermejo.
Attention, la baignade est impossible car dangereuse.

Fait divers

Un événement a inscrit le couvent de Santa Catalina dans l’histoire : le rapt, en 1651, de la sœur Ursula de San Pedro par Don Jerónimo Grimón y Rojas, qui en était fou d’amour. Bien mal lui en prit car il fut décapité pour cet outrage !

Forêt de las Mercedes

Retour vers Taganana pour aller à La Laguna en passant par la forêt de las Mercedes, la plus grande de l’île, où abondent fougères arborescentes et lauriers géants, plantes grasses accrochées aux parois rocheuses, pins canariens: un mélange de végétation tropicale et méditerranéenne.
On débouche ensuite sur le mirador Cruz del Carmen. L’endroit est apprécié des randonneurs pour ses parcours fléchés.

La Laguna

A 10 km au nord-ouest de Santa Cruz de Ténérife.
La Laguna fut la première capitale de l’île. Elle conserve de cette époque des palais et maisons typiques. A présent ville universitaire, elle est également ville épiscopale et possède de nombreuses églises et couvents.
Il faut prendre le temps d’arpenter cette ville pour l’apprécier pleinement.

Autour de la plaza del Adelantado

Au cœur de la vieille ville.
Agréable lieu de repos où l’on peut admirer de nombreux exemplaires de la flore canarienne ainsi qu’un bel ensemble architectural : la mairie, de style néoclassique, construite en 1786, et la casa del Corregidor avec son portail du XVIe siècle en pierre volcanique rouge avec un beau plafond à caissons dans l’entrée et un patio typiquement canarien.
Le palacio de Nava à la façade Renaissance au rez-de-chaussée et baroque au premier étage, ou encore le couvent et l’église de Santa Catalina, du début du XVIIe siècle, remarquable par sa tour carrée aux balcons avec jalousies.

Dans le dédale des rues

En empruntant la calle Obispo Rey Redondo, le long de la mairie, les portes des belles maisons cachent des patios somptueusement fleuris et des galeries ouvragées qui courent tout autour des premiers étages.
Le Teatro Leal, dans cette même rue, offre trois rangées de balcons luxueux. Il ne se visite pas.
De la plaza del Adelantado part la calle de la Carrera, où se trouve la cathédrale, entourée de gigantesques palmiers.
Le conquérant de Ténérife et fondateur de la ville, Alonso Fernández de Lugo, est enterré ici, dans une sépulture des plus modestes.
Au bout de la rue, en suivant la calle del Agua, se trouve le couvent des clarisses aux superbes fenêtres et balcons à jalousies.
Un peu plus loin, la grande plaza San Francisco, juste à côté du couvent franciscain de San Miguel de las Victorias, dans lequel est vénéré le populaire et miraculeux Cristo de La Laguna,datant du XVe siècle.

Musée anthropologique

Valle de Guerra. Ouvert du mardi au dimanche de 9 h à 19 h. Entrée payante sauf le dimanche.

Situé dans la Casa de Carta, une maison canarienne du xviiie siècle, ce musée offre un aperçu des coutumes et comportements sociaux des résidents de l’île. L’exposition sur la culture des Guanches, premiers habitants des îles Canaries, est très intéressante.

Tacoronte

19 km à l’ouest de Santa Cruz.
Connue pour son christ et ses vins, Tacoronte abrite, entre autres, deux églises d’un grand intérêt.

Eglise Santa Catalina

Sa construction débuta au XVIe siècle pour se terminer au XVIIIe siècle. En son intérieur, on peut admirer un plafond à caisson de style mudéjar, ainsi que le retable du maître-autel et des objets d’art dont le plus remarquable est un ostensoir venant de Puebla de los Angeles, au Mexique.

Eglise Cristo de los Dolores

Elle garde une œuvre splendide du XVIIe siècle de l’école madrilène représentant le Christ non crucifié mais enlaçant la Croix.

La Orotava

41 km au sud-ouest de Santa Cruz, 6 km à l’est de Puerto de la Cruz.
Fondée par les Espagnols au XVIe siècle, La Orotava est la plus ancienne ville de l’île. On y trouve beaucoup de maisons typiques et seigneuriales ornées en façade de balcons en bois habilement travaillé.
En entrant par le Camino del Calvario, une « antichambre » d’espaces verts conduit vers des rues pentues joliment pavées.
Chacune exhibe ses maisons des XVIIe siècle et XVIIIe siècle. A l’intérieur, certaines ont des patios où seul le murmure de la fontaine et le piaillement des oiseaux troublent la quiétude.

Eglise de la Concepción

Edifiée au XVIe siècle puis reconstruite entre 1768 et 1788, l’église se dresse dans toute sa majesté baroque avec sa façade flanquée de deux tours. A l’intérieur, on peut admirer trois nefs dont la croisée se termine par une coupole.

Casa de los Balcones

Calle Tomás Zerolo. Rez-de-chaussée, entrée libre. 1er étage, entrée payante. www.casa-balcones.com

C’est le type même des maisons bourgeoises du XVIIe siècle. Dès l’entrée, un gigantesque bouquet de fleurs accueille le visiteur.
Ensuite, on pénètre dans le patio, véritable œuvre d’art tant par l’architecture que par la décoration des balcons sur deux étages, magnifiquement ouvragés. Les tableaux, les diverses cages à oiseaux accrochés aux murs et les diverses sortes de plantes tropicales (caoutchoucs géants, palmiers…) rendent l’atmosphère particulière. Seul s’entend le bruit discret de l’artisan en vannerie installé dans un coin de la demeure.
On accède au premier étage par un petit escalier qui aboutit sur une large galerie desservant les pièces décorées de meubles et objets anciens tandis que des mannequins, habillés en costume d’époque, surprennent le visiteur qui se croyait seul.
Juste à côté, le Centre d’artisanat d’Espagne et d’Amérique, ancien couvent de Santo Domingo. En face, la Maison du Touriste, dont le porche d’entrée est daté de 1590. Hormis toutes sortes de souvenirs en vente sur place, la vue depuis la terrasse est belle.

Tapis de fleurs et de sable volcanique

Une des coutumes les plus enracinées de cette ville est de couvrir les rues avec des tapis de fleurs pour la fête de Corpus Christi (le 18 juin). Le plus spectaculaire et célèbre est celui qui se fait sur la place de la mairie.
Il est différent de tous les autres car il n’est pas fait de fleurs mais de picon desmenuzado, c’est-à-dire de terres volcaniques de toutes les couleurs. Les motifs sont d’inspiration eucharistique.

Puerto de la Cruz

36 km au sud-est de Santa Cruz.
Son port était autrefois celui de La Orotava. Après l’éruption de 1706, qui obstrua le premier port de l’île, Garachico, ce petit endroit commença à croître grâce au transit des marchandises. Le XIXe siècle fut celui des plantations de bananes et des grands exportateurs anglais.
De leurs bateaux arrivèrent les premiers visiteurs étrangers et, ainsi, se construisirent les premiers hôtels.
Lorsqu’on arrive à Puerto de la Cruz, la première chose qui retient l’attention est le grand lago Martiánez, seul endroit où l’on peut se baigner en toute sécurité, à cause de la dangereuse houle de cette côte.
César Manrique conçut ce superbe complexe aquatique avec lac, jardins, sculptures, restaurants…
Encore plus écologique, et toujours du même concepteur, l’extraordinaire playa Jardín, à l’autre extrémité de la ville, à côté du quartier de Punta Brava.

Eglises et maisons canariennes

Derrière le complexe de lago Martiánez, vers l’ouest, se trouve la chapelle de San Telmo, patron des marins, du XVIIIe siècle. La simplicité de ses lignes la rend très attrayante.
En arrivant dans la vieille ville, par la calle Santo Domingo, sur une place ornée de palmiers et de massifs de fleurs, se trouve l’église de Nuestra Señora de la Peña. Construite en 1664, elle arbore une tour néoclassique.
A l’intérieur, sont précieusement gardées une vierge du XVIIe siècle, la croix qui donna son nom à la ville et de nombreuses œuvres d’art des XVIIe et XVIIIe siècles.
La calle de Quintana, juste à côté de l’église, est bordée de belles maisons canariennes. La casa Iriarte, avec son patio envahi de fleurs, est sans conteste la plus ravissante.

Au cœur de la ville

A voir également, la plaza del Charco, où il fait bon prendre un rafraîchissement à l’ombre des lauriers indiens, la avenida Colón ainsi que la real casa de Aduanas, construite au XVIIe siècle, située sur le port de pêche.
Le castillo San Felipe, du XVIIe siècle, se détache par son originalité. Sur sa façade, un bas-relief représente San Felipe et les armoiries de Felipe IV d’Espagne. Enfin, le parque Taoro, un énorme espace vert de plus de 100 000 m2, où se mêlent promenades, jardins, bosquets et cascades.

Jardín botánico de Aclimatación

Ouvert tlj, de 9 h à 18 h l’hiver, 19 h l’été. Entrée payante.

Situé sur les hauteurs de Puerto de la Cruz, il a été créé en 1788 pour l’acclimatation de plantes venant du monde entier. Elles y brillent aujourd’hui de toute leur splendeur.

Icod de los Vinos

A 22 km à l’ouest de Puerto de la Cruz.
Icod de los Vinos fut fondée à la fin du XVe siècle sous le règne d’Ycoden, chef des Guanches de cette région.
Les grandes quantités d’eau qui descendaient de la montagne ont permis la culture de la canne à sucre ainsi que celle de la vigne.
Cette dernière fut si prospère qu’elle donna son nom à la ville.
Le vieux quartier offre de merveilleux endroits, comme la plaza de la Pila. Dans son centre, une élégante fontaine de pierre et un curieux exemplaire de palmier en forme de candélabre. Tout autour se dressent de grandes bâtisses du plus pur style colonial.
Nul ne peut passer à Icod de los Vinos sans admirer le plus fameux dragonnier du monde : du haut de ses 20 mètres, cet arbre mythique atteindrait l’âge canonique de plus de 2 500 ans.

Eglise de San Marco

A un bout du jardin Lorenzo Cáceres, espace vert où règne une ambiance agréable, se trouve l’église de San Marco, du XVIe siècle, agrandie les siècles suivants. Son portail, de style Renaissance maniériste, est du XVIe siècle, et l’intérieur se compose de trois nefs et d’un plafond de bois peint (fin XVIIIe siècle).
Le maître-autel est en argent. De nombreuses œuvres d’art, notamment une statue religieuse de san Marco, considérée comme la plus ancienne de Ténérife, et une croix d’argent provenant d’ateliers de La Havane, classée comme l’une des plus grandes œuvres d’orfèvrerie en filigrane d’argent du monde.

A voir aussi…

De l’autre côté du jardin, l’ex-couvent de San Francisco. Edifié au XVIIe siècle, il est caractéristique des constructions religieuses de l’île à cette époque.
Les autres édifices intéressants sont la casa de los Evora, avec une belle fenêtre à meneaux du XVIIe siècle, et la résidence de los Marqueses de Santa Lucía, qui possède une façade Renaissance aux éléments décoratifs baroques.

Garachico

A 34 km à l’ouest de Puerto de la Cruz.

Cette ville fut le port le plus important de Ténérife aux XVIe et XVIIe siècles. D’ici embarquait la production sucrière et vinicole de l’île à destination des principaux ports d’Europe et d’Amérique. Sa prospérité était telle que le pavage des rues fut remplacé par du marbre.
Mais, en mai de l’an 1706, le volcan Arenas Negras entra en éruption et les coulées de lave détruisirent une grande partie de la ville, bouchant le port.
Toutes ses activités furent déplacées vers les ports de La Orotava (Puerto de la Cruz) et La Laguna (Santa Cruz).
Le castillo de San Miguel (Ouvert tlj de 8 h à 20 h. Entrée payante), datant du xvie siècle et édifié pour défendre la port des incursions des corsaires, est l’un des rares monuments à avoir échappé aux coulées de lave.

Vieille ville

C’est un délice que de se promener dans cette partie de la ville. On y visite la chapelle de San Roque, édifiée pour commémorer la fin de l’épidémie de peste de 1606.
Chaque année au mois d’août elle est le centre d’une grande fête durant laquelle les habitants se recommandent à leur saint patron san Roque. Le convento de Santo Domingo, XVIIe siècle, est aussi connu sous le nom de couvent des Sept-Balcons.

Convento de San Francisco

Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 19 h, le week-end de 11 h à 16 h, fermé le 25 décembre. Entrée payante.

Fondé par des franciscains en 1524, c’est aujourd’hui la maison de la culture.
Au rez-de-chaussée, un grand patio et un cloître dont le centre est occupé par une grande jarre qui filtre l’eau. Un escalier monumental en pierre conduit au premier étage, où les piliers en bois des balcons et ceux qui soutiennent les galeries sont tout à fait remarquables.

Eglise de Santa Ana

Santa Ana est la patronne de Garachico. Cette église du XVIe siècle, réédifiée après l’éruption de 1706, a de grandes proportions et un élégant campanile. Elle est la gardienne de joyaux comme le Cristo de la Misericordia, apporté du Mexique en 1578, les fonts baptismaux ou le retable du maître-autel.

A voir aussi…

La casa de los Condes de La Gomera, avec sa façade de pierre de taille, édifiée en 1666, et la puerta de Tierra, endroit curieux creusé dans la lave, qui donnait autrefois accès au port.

Punta del Teno

25 km à l’ouest de Garachico, 57 km à l’ouest de Puerto de la Cruz.

Malgré un début difficile, la route qui mène à Punta del Teno est finalement très praticable.
On roule au milieu de pics vertigineux et de falaises immenses. En arrivant vers la pointe, lande rase, on aperçoit le phare, l’île de La Gomera, au loin, et sur la gauche, des falaises appelées los Gigantes (les Géants), à cause de leurs dimensions.
Les petits rochers permettent d’approcher une eau cristalline, dans un paysage aux allures de bout du monde.

Masca

20 km au sud-ouest de Garachico. Revenant de Punta del Teno à Buenavista del Norte, prendre la route à droite direction Santiago del Teide.
La route qui mène à Masca est absolument extraordinaire, car elle longe, d’abord, le parc naturel d’El Teno, planté de bananiers, pour aboutir à environ 1 000 m d’altitude dans un univers volcanique saisissant avec d’étonnants barrancos.
Masca est un tout petit village coincé entre deux montagnes avec une ouverture sur la mer, au loin on aperçoit toujours les falaises de los Gigantes.

Suivez le guide !

Des balades à dos d’âne sont proposées depuis le village de Masca.

Santiago del Teide

De Masca, on atteint par une route en lacet ce beau village entouré d’une masse de volcans.
Restent alors quelques kilomètres pour atteindre los Gigantes, les falaises géantes, dont les pieds plongent dans l’océan. Il est possible de les découvrir de plus près par des croisières organisées au départ de Puerto de Santiago (inscription auprès des hôteliers).

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