Egypte, Sinaï, palmiers et roches polychromes

Egypte, Sinaï, palmiers et roches polychromes

Restituée entièrement à l’Égypte par Israël, en avril 1982, la péninsule du Sinaï fait désormais partie des circuits touristiques classiques pour qui se rend en Égypte. 
Avec son eau à 22°C minimum, ses plus beaux fonds sous-marins, le golfe d’Aqaba présente quelques étapes privilégiées : Sharm el-Sheikh, Dahab, Nouweiba et Taba
. La péninsule du Sinaï est un des carrefours les plus importants du monde : pont entre l’Afrique et l’Asie, entre la Méditerranée et la mer Rouge, point de passage obligé entre l’Europe et l’Asie. Les oiseaux en font une étape lors de leur migration nord-sud. 
Vers 1600 av. J.-C., les pharaons avaient déjà construit la route de Shur jusqu’à Jérusalem et possédaient d’importantes mines de turquoises. Plus tard, vers 1300 av. J.-C. Moïse s’enfuit d’Égypte vers le Mont Horeb. Ayant épousé une des filles de Jethro, il vécut dans le Sinaï, dans la solitude du désert. C’est là que Dieu se révéla à lui dans le miracle du Buisson Ardent et lui intima l’ordre de retourner en Égypte pour ramener les enfants d’Israël. Ce qu’il fit. Cinquante jours après, le peuple hébreu reçut la Loi de Dieu sur laquelle il leur fut demandé d’établir leur vie religieuse et sociale. Vers 800 avant notre ère, le prophète Élie vint dans ce désert, fuyant la colère de la reine Jezabel. La nécessité de s’éloigner des persécutions de la Rome païenne amena dans le Sinaï, les premiers chrétiens. Au ive siècle, le christianisme fut reconnu comme religion d’État et la mère de Constantin, l’impératrice Hélène, fit construire une petite église à l’emplacement du Buisson Ardent. Le Sinaï fut occupé par les Israéliens en 1956 et à la suite de la guerre de juin 1967.
Le traité de paix entre Israël et l’Égypte, en 1979, a permis l’évacuation de la péninsule par Israël. Le sous-sol du Sinaï est riche en manganèse et surtout en pétrole. 
A partir de Suez : Ayoun Moussa (les Sources de Moïse) à 21 km au sud du tunnel de Hamdi. Le sol est planté de tamaris et de palmiers. La plus grande source, la plus méridionale, est celle que Moïse a rendue potable en y jetant son bâton.
Wadi Gharandel à 102 km de Suez. Large vallée bordée de hautes falaises crayeuses, entre les puits de pétrole de Ras Sudr et d’Asi. La route laisse à droite le Hammam Faraoun (bains du pharaon, sources sulfureuses). On retrouve la côte à Abou Zenima (30 km de Wadi ‘harandel). Ce petit port industriel dessert les mines de manganèse toutes proches (rest-house et station d’essence). 
Après Abou Zenima, la route oblique à droite vers El-Tor (principale ville du gouvernorat du sud Sinaï), et à gauche, vers l’oasis de Feran (à 204 km de Suez). C’est l’oasis la plus fertile du Sinaï, elle était déjà mentionnée dans la ‘enèse (XXI, 21), car c’est l’endroit où Agar habita avec son fils lorsque Abraham la renvoya sous l’injonction de Sarah. À une des extrémités de la palmeraie se dresse une petite chapelle dédiée à Moïse avec un beau jardin.

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