Cette région, dont le nom signifie « montagne » en arabe, vit l’expansion de la fameuse dynastie des Almoravides. Zone saharienne, elle est désormais la zone la plus visitée de la Mauritanie. La ville de Chinguetti, ses admirables manuscrits et son rayonnement culturel constituent un des pôles d’attraction touristique du pays. En outre, l’unique charter France-Mauritanie atterrit à Atâr, la capitale de la région.
L’Adrar est également le meilleur point de départ pour une grande méharée dans le désert, aux alentours de la belle cité ancienne d’Ouadâne.

De Nouakchott à Atâr

Les villes sont distantes de 450 kilomètres l’une de l’autre.
La route qui relie l’Adrar à la capitale est depuis longtemps un enjeu considérable pour le pays. Assurant le transport des légumes manufacturés vers l’Adrar, elle est le véritable poumon économique de la wilawa (« région » en hassanya). On évoque souvent ce territoire sous le nom d’Adrar Tmar,« la montagne des dattes ». C’est dire l’importance de ce fruit et de l’arbre qui le produit. Le palmier dattier est en effet le fondement de l’économie des oasis et le cordon ombilical qui lie les populations à leur terroir. Ici se pratiquent essentiellement les cultures sous palmier, principalement du maraîchage (carottes, tomates, oignons…).
Le palmier permet ainsi le développement de diverses productions, tout en générant un appoint d’alimentation fort précieux et un complément de revenus qui améliore sensiblement le niveau de vie des agriculteurs. Depuis un demi-siècle, l’Adrar est la terre de prédilection de la culture des légumes et des fruits à une large échelle.

Suivez le guide !

Avant de quitter Nouakchott pour Atâr, munissez-vous de vos papiers car vous devrez parfois les présenter au poste de contrôle des villes traversées.

La voie de l’Adrar

Des travaux considérables, réalisés dans les années 1930, ont permis aux véhicules tout-terrain de circuler sur cet axe et de franchir le difficile passage montagneux du massif de l’Adrar. La découverte du gisement de cuivre d’Akjoujt en 1951 a nécessité la construction d’une route goudronnée pour l’acheminement du minerai vers la capitale. Le tronçon Akjoujt-Atâr, longtemps resté à l’état de simple piste, ne fut asphalté qu’en 1999. L’accès à Atâr est désormais tout à fait facile, la route ne présentant aucun obstacle particulier.

Alamtlich

A environ 40 km à l’est de Nouakchott.
L’urbanisation de Nouakchott est rapide ; néanmoins, après quelques kilomètres sur la route d’Atâr, on commence déjà à pénétrer dans le désert. Les habitations deviennent de plus en plus rares à mesure que l’on s’éloigne de la capitale : aux magasins succèdent de simples comptoirs marchands aux portes de fer, puis des petites maisons en torchis et enfin juste des enclos.
La route suit un long cordon de dunes vives qui annoncent le grand ensemble montagneux de l’Alamtlich. Le sol sableux devient alors éclatant de blancheur. Cette transformation du terrain marque l’entrée dans ce que l’on appelle une sebkha, zone dépressionnaire qui présente des dépôts de sel. Nommée « Ndrahmacha », littéralement « terre à envoyer », cette sebkha fournissait autrefois l’amersal. Cette couche salée superficielle était collectée, exportée par caravanes et destinée à nourrir les animaux. Aujourd’hui, cette activité ne fait plus recette dans la région.
Mais, la sebkha, qui était naguère recouverte par la mer, pourrait néanmoins redevenir une source de revenus non négligeable pour les habitants de l’Adrar. Un projet a été en effet élaboré : les ingénieurs mauritaniens estiment qu’en creusant un canal dans le cordon dunaire pour y faire pénétrer de l’eau de mer, puis en laissant cette eau s’évaporer, on pourrait récupérer les éléments rares et chers, comme le lithium et le rubidium.

Moutounsi

A 39 km à l’est d’Alamtlich et à 79 km à l’est de Nouakchott.
Entre Atâr et la sebkha Ndrahmacha se dresse un étonnant monument blanc en forme de mausolée de style mauresque. Il s’agit de l’unique vestige d’une bataille entre les troupes coloniales et les Maures. En août 1932, les militaires colons français sont informés de l’arrivée d’une centaine d’hommes issus de la résistance maure.104 hommes sont envoyés pour les combattre, avec à leur tête le lieutenant Mac-Mahon.
Ce dernier meurt dans une embuscade, ainsi que 40 de ses soldats. La bataille sera sans conséquence, mais cet événement va créer un véritable choc en France, où l’on pensait que la région était pacifiée depuis longtemps.

Préfecture d’Inchiri

A 59 km de Moutounsi et à 138 km à l’est de Nouakchott.
Dès l’entrée dans la préfecture d’Inchiri, le voyageur remarque des points de sédentarisation, avec des mares qui drainent les eaux des montagnes. Des bergers et leurs troupeaux s’y installent après la saison des pluies, en juillet et en août. Sur la gauche, la monotonie du paysage est rompue par le piton de Tamaggout. Par temps clair, on aperçoit ce sommet à 30 km de distance.
Ce panorama annonce l’arrivée dans les environs d’Akjoujt. Le sol sableux laisse alors place à une plaine caillouteuse où les pitons rocheux, ou guelbs, se succèdent.

Akjoujt et ses environs

A 118 km d’Inchiri et à 256 km à l’est de Nouakchott.
Cette ville, construite autour d’une agglomération d’origine coloniale, a bâti sa fortune sur le minerai de cuivre, avant d’être peu à peu abandonnée. Aujourd’hui assoupie, elle ne présente pas d’intérêt majeur. En pénétrant dans la localité, on dépasse le guelbMoghrein, autrefois la principale mine de la cité, aujourd’hui désertée. Les bâtiments de style postcolonial, qui étaient à l’époque destinés au personnel européen de la mine, sont le plus souvent laissés à l’abandon, tout comme les maisons qui appartenaient aux ouvriers.
L’exploitation du cuivre fut interrompue dans les années 1970, après sa découverte 40 ans plus tôt.
Les archéologues ont mis au jour de nombreuses pointes de flèches et lances en cuivre dans les environs d’Akjoujt. Ils sont ainsi pratiquement persuadés que ce métal a été employé dès l’époque préhistorique. Un atelier de transformation du cuivre d’Akjoujt, datant de 2 800 ans av. J.-C., est reconstitué dans le Tiris Zemmour, à Zouerate, montrant la fabrication de burins, de perçoirs et de haches.

Suivez le guide !

Profitez de cet arrêt pour faire le plein d’essence. Akjoujt constitue l’un des rares points d’approvisionnement jusqu’à Atâr.

Araguib-el-Jahfa

A la sortie d’Akjoujt.
La route d’Atâr se faufile entre les pitons de l’Araguib-el-Jahfa. Cet ensemble montagneux, dont le sommet le plus élevé culmine à 501 m, dresse ses pics noirâtres au loin. L’ascension d’un guelb dans les environs d’Akjoujt permet de découvrir ce magnifique panorama. En se dirigeant vers la capitale de l’Adrar, on croise le village d’Aïn-Ahel-el-Taya, pays natal, étonnamment prospère, de la famille du président mauritanien Ould Taya.
La sensation d’escalade à chaque virage se fait de plus en plus pressante au fur et à mesure que l’on s’approche du massif montagneux. Dans ces hauteurs nichent des aigles, des vautours, des éperviers, que l’on peut parfois apercevoir dans le ciel.

El-Gleïtat

A 20 km au sud d’Akjoujt.
Les vallées, situées à droite sur la route d’Atâr, louvoient entre les montagnes de l’Adrar et les hautes dunes de l’Amatlich. Dans les tout petits villages de cette région, on pratique la culture des graïr. Ce nom désigne une zone de décrue des oueds, qui conserve une certaine humidité en surface et où quelques cultures maraîchères prospèrent. Le village d’El-Gleïtat attire particulièrement l’attention par son habitat exceptionnel.
Les pierres taillées de ses cases circulaires semblent s’ajuster entre elles sans aucun liant. Des coquillages concassés, insérés dans les parois, assurent une aération constante.

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