Ça y est, visa, billets d’avion, sac à dos, boule au ventre, aéroport de Roissy, je décolle en direction d’Auckland pour un an et pour de vrai!
Après avoir passé quelques jours en ville pour récupérer du décalage horaire, je suis partie en direction d’un petit village d’un milliers d’âmes, Waipu!

Un récit de voyage de Sophie Doubovetzky

J’y ai passer six semaines au sein d’une famille qui m’a accueilli en échange de quelques travaux, un temps nécessaire pour m’intégrer dans le pays et surtout apprendre l’anglais avant de partir pour l’aventure. Une caravane délabrée dans le jardin, une famille super gentille, du nettoyage, du jardinage, des petits cochons, un camion à glace, un passage dans la radio locale, Noël en maillot de bain, 2014 autour du feu,… le bonheur, le vrai!
Puis, il y a mon premier trajet en stop, je vais pas loin, juste à la ville la plus proche à une cinquantaine de kilomètre du village, premier coup de cœur… Ma décision était prise, je n’achèterai pas de voiture, je ne prendrai pas le bus! Le stop sera mon défi de l’année. Allez, je vous emmène faire un tour!

La première étape de mon voyage fut de rallier l’île du Sud, j’ai traversé l’île du Nord pendant un périple de un mois à la découverte des volcans et de la mer Tasmane. L’activité géothermique de cette île est très importante et ce fut mon deuxième coup de cœur! Rotorua est connue comme probablement une des villes la plus puante du monde, de la vapeur d’eau s’échappe des égouts, le parc de la ville est décoré de bassins de boue bouillonnante, le sous-sol de cette région est en ébullition permanente!

Les geysers de Rotorua

Les geysers de Rotorua

Les geysers sont ma partie préférée, j’aurai pu passé des journées à en contempler, à la place j’y ai passé que deux heures!
Après Rotorua, j’ai rejoint rapidement Taupo et son lac cratère géant, résidu d’une des plus grandes éruptions de l’histoire! Mais ce qui m’intéressait, c’était le parc national du Tongariro! Le parc est dominé par un volcan très connue pour avoir été la montagne du destin dans Le Seigneur des anneaux, le mont Ngauruhoe!

J’ai passé quatre jours à marcher autour de ce volcan, lacs turquoises, fumerolles, désert, panoramas ont largement récompensé l’effort et le risque d’éruption du cratère rouge (ils disent qu’il faut courir le plus loin possible si ça arrive, MERCI!).
Pouce au ciel, me revoilà en route, New Plymouth, ses plages de sable noir, le mont Taranaki qui trône au dessus de la mer. Relaxée, je pars direction la capitale, Wellington pour prendre le bateau qui rallie les deux îles.

Le Mont Ngauruhoe

Le Mont Ngauruhoe

Le ferry est une expérience à vivre, les paysages sont tellement beaux qu’on reste accroché au pont à le contempler pendant les trois heures de traversée, la météo étant bonne quelques bans de dauphins sont venus nous saluer!

Débarquement à Picton, je suis directement partie sur Blenheim où pour le coup la famille qui m’a accueilli n’était pas aussi sympa et m’a demandé de partir la veille pour le lendemain, avec un petit détail, le lendemain un cyclone arrivait… J’était attendu à Kaikoura une semaine plus tard, j’ai décidé d’aller camper dans un petit camping au bord de l’océan au nord de la ville, et oui, ma tente a survécu au cyclone moyennant une belle nuit blanche!

La pluie a cessé après deux jours, j’ai pu enfin sortir et découvrir les alentours: une baie magnifique, des dauphins qui passent, des otaries qui font la sieste sur les rochers,… du coup j’y ai passé la semaine de j’avais à tuer, pêche (infructueuse) et balades!

Kaikoura, enfin! Je vais travailler quelques heures dans une auberge de jeunesse en échange d’un lit, j’ai fait ça souvent au cours de mon voyage, cela permet de rester plus longtemps et de profiter au maximum sans se ruiner! Cette petite ville de pêcheurs, très touristique, a su garder son âme et sa beauté! Sa particularité sont ses eaux profondes près des côtés peuplées de cachalots, de dauphins, de manchots pygmées, de langoustes, et de nos amies, les otaries à portée de vue!

Kaikoura

Kaikoura

Après trois semaines et des rencontres inoubliables, je suis repartie vers le sud. J’ai atteint Christchurch où j’ai loué une chambre chez une famille canadienne et fait la plonge dans le restaurant du quartier pendant deux mois!
C’est la ville brisée de Nouvelle-Zélande, elle a subi il y a quelques années un tremblement de terre très important et a été détruite presque intégralement. Trois ans après la catastrophe, la ville est en reconstruction, des travaux sont partout, des gens viennent du monde entier pour mettre la main à la pâte mais le logement est rare! J’ai donc de la chance d’avoir trouvé ma petite famille! L’hiver arrivait, premiers flocons de mai, et départ pour Dunedin!

Comme à Kaikoura, j’avais trouvé une auberge de jeunesse, où j’ai rencontré des gens extraordinaires, j’ai décidé de rester dans cette ville pour l’hiver malgré le froid… Dunedin est une ville très écossaise, à l’embouchure de la péninsule Otago! Une langue de terre qui lèche l’océan et abrite quelques spécimens rares: manchots, lions de mer, albatros! Un petit coin de paradis!
Sinon côté emploi, Dunedin n’était pas la meilleure idée que j’ai pu avoir, mais j’ai fini par trouver et remettre à flots mon compte en banque!

Et puis au printemps, j’ai filé vers l’Ouest puis le Nord, à quelques semaines du départ.
Te Anau, petit village de la région des fjords, pas simple du tout à rejoindre en stop sous des abats de de grêle! Le soir même, avec un ami, on attaquait la randonnée du coin pour trois jours d’efforts intenses mais plus que récompensés.

Une fois passé la forêt, le chemin atteint les crêtes qui surplombent la vallée, je n’ai pas de mots pour exprimer cette sensation!
Le Fjords est une des zones les plus pluvieuses et humide au monde (sept mètres d’eau par an en moyenne), mais la chance m’a sourie et nous avons été baigné de soleil. Je suis tombée amoureuse de cette région!
Allez, on continue plus au Nord! Un incontournable du coin, c’est le Milfordsound, star des Fjords, mais plus intéressant à mon gout pour la route qui y mène que pour les croisières aux prix excessifs!
Puis, il y a Queenstown, entourée de montagne enneigées et posée au bord d’une immensité turquoise! Amateur de sensations forte ou de montagne, foncez!
Plus au Nord encore, j’ai posé ma tente au bord du lac Tekapo, ses eaux turquoises m’ont laissé sans voix, et la vue depuis l’observatoire vaut largement quelques gouttes de sueur!

Le Lac Tekapo

Le Lac Tekapo

Je devait rejoindre le parc national Abel Tasman pour une randonnée de quatre jours le long des plages dorées, mais en chemin j’ai fait un arrêt à Arthur’s Pass, et j’ai subit le courroux du perroquet affamé (le Kéa)! Un moment d’inattention, la nuit tombée, le Kéa a profité de l’instant pour discrètement découper ma tente et de me voler des pâtes, s’en suit une invasion de souris, un repliage express de toutes mes affaires un et d’un déménagement dans le van de mes gentils voisins qui ont réparé ma tente le lendemain, me permettant de repartir sereinement.

A bord d’un veille voiture, en compagnie d’un jeune alaskan, j’arrive enfin à Takaka, village hippie, proche de mon départ du lendemain! Et voilà, mes vingt kilos sur le dos, ciel gris et pluvieux, je pars à la conquête de la région la plus ensoleillée du pays… Pas de surprise, des plages de rêve tout du long, de la pêche à la moules, une forêt tropicale superbe et arrivée à Marahau, épuisée, où un de mes anciens collègues du restaurant m’attend pour m’offrir l’hospitalité et une douche!

Puis il est temps de rentrer, ferry retour (dans lequel cette fois j’ai dormi), pouce tendu direction Mt Manganui où j’étais attendu par un couple de kiwis qui m’avait prise en stop dans le sud, puis j’ai rejoint le Coromandel, avec une petite dame qui m’invite à rester chez elle pour le weekend en échange de mes talents français de cuisinière (merci maman pour m’avoir appris la ratatouille).

Cette région vaut le détours, et est pleine de choses étonnantes, je ne citerai que la « hot water beach », où chacun loue un pelle et va creuser un trou dans le sable d’où sort une eau à une température pouvant atteindre les 90°C. Une amie de ma bienfaitrice, me fait traverser la péninsule et m’invite à dîner de Noël au club de bowling avant de m’amener au bateau qui me ramènera à Auckland, ma dernière soirée en Nouvelle-Zélande est un peu un résumé de cette année 2014, plein de découverte, de rencontres, d’aventures et de bonheur! Le soleil se couche sur la mer, le bateau part

Ma photo coup de coeur

Ma photo coup de coeur