Ses collines chauves et ses vastes dunes lui ont valu le surnom de « petit Sahara ».
Le soleil et le silence ont fait le reste.
Les paysages rouge et ocre piqués de quelques moulins, la pêche, l’immensité des plages composent les principaux attraits de l’île.
La transparence de ses eaux et les couleurs verdoyantes de son centre évoquent « une oasis dans le désert du monde », comme se plaisait à le souligner le philosophe Miguel de Unamuno.

Puerto del Rosario

Depuis son port, animé au retour des pêcheurs, on peut se diriger, au travers de ruelles étroites, vers la vieille ville et la place du marché. Les rues commerçantes sont, elles, situées avenida 1 de Mayo et calle León y Castillo. Les jardins des maisons, protégés par de grands murs, sont tellement arborés et fleuris qu’ils paraissent de véritables oasis.
Le soir, il est fort agréable de parcourir la promenade le long de la plage.

Vers le nord

Casillas del Angel

10 km à l’est de Puerto del Rosario.
Peu visible de la route, l’église de Santa Ana (1871) réserve une belle surprise si on s’approche de près. Sa place est entourée d’arbres et son porche au clocher noir tranche vivement sur le restant de l’architecture blanc immaculé.
Une flânerie dans le village fera découvrir des maisons paysannes couleur brique très pittoresques.
L’artisanat local existe dans sa manière la plus authentique, comme le démontre doña Catalina Mendez, qui perpétue la tradition lui venant de sa mère, en fabriquant petits tapis, sacs et châles (demandez votre chemin aux habitants du village).
Un peu plus loin s’entassent les fibres de palme qui sont utilisées pour la réalisation de plateaux à fromages, balais et chapeaux.

La Oliva

15 km de Tefia, 25 km de Puerto del Rosario.
Entre vieux moulins, troupeaux de chèvres et maisons blanches, cette ville, qui semble assoupie, conserve quelques restes de l’époque où elle était capitale de l’île, dont une église aux larges contreforts et aux angles de pierre.

Casa de los Coroneles

La Maison des Colonels, construite au XVIIIe siècle, semble, malheureusement, un peu laissée à l’abandon. Sa façade, flanquée de deux tours, supporte six balcons en bois de style baroque remarquables, ainsi que des volets en bois sculpté.

Centro de Arte Canario « Casa Mané »

Face à la Maison des Colonels, à 300 m. Ouvert l’été de 10 h à 18 h, 17 h l’hiver. Fermé dimanche et jours fériés. Entrée payante.

Le Centre d’artisanat canarien présente une collection d’art canarien moderne.
Des artistes réputés exposent ici leurs sculptures, peintures ou encore poteries.
Une exposition permanente présente les œuvres d’Alberto Manrique. Dans le jardin, un amusant troupeau de chèvres en fer broute un sol de gravier de lave planté de cactus.

El Cotillo

12 km au nord-ouest de La Oliva.
Sa modeste église est consacrée à la Vierge du Bon Voyage, il ne pourrait en être autrement pour un village où la contrebande est une tradition séculaire !
Le château de Rico Roque (1743) est l’emblème de l’importance de ce petit port jusqu’au XVIIIe siècle.
Une piste mène jusqu’au phare. D’ici on embrasse l’océan, dont les eaux prennent des couleurs turquoise, l’écume blanche des vagues vient mourir sur le sable blanc ponctué de rochers noirs.
Il ne faut pas craindre d’emprunter la piste qui longe l’océan pour rejoindre Corralejo.
Son aspect est un peu rébarbatif mais, pas d’inquiétude, la récompense est toute proche : plages et criques, plus belles les unes que les autres, se succèdent sous vos yeux.

Corralejo

42 km au nord de Puerto del Rosario.
Cette ville a l’agitation de tous les lieux où le tourisme s’installe. Les petites plages servent uniquement aux vacanciers pour mettre leurs embarcations à l’eau. Lanzarote se profile à l’horizon et, sur la droite, en face, se trouve l’île rocheuse de Lobos, qu’on peut visiter (demander aux pêcheurs qui affichent : « Excursiones al islote de Lobos »).

El Jable

5 km au sud-est de Corralejo.
Sortant de l’agitation de Corralejo, on est subitement propulsé dans le désert. Désert miniature, mais les dunes dorées sont là et, à l’horizon, tel un mirage, la mer !
En continuant la route vers Puerto del Rosario, on traverse le malpaís. Sur des kilomètres, pas un village, mais en roulant doucement on aperçoit des pistes qui partent de la route vers la mer. La première venue vous conduira vers une agréable plage, probablement déserte.

Vers le sud

Betancuria

30 km au sud-est de Puerto del Rosario.
S’il y avait un seul lieu à visiter sur Fuerteventura, ce serait Betancuria. Ville fondée en 1405 par le conquistador Jean de Béthencourt, ancienne capitale de l’île, elle se love dans une vallée idyllique.
On ne se lasse pas d’arpenter ses petites rues pavées et bordées de charmantes maisons aux portails remarquables.

Eglise Santa María

Située sur la petite place de la cathédrale. Ouverte tlj de 11 h à 17 h, le samedi de 11 h à 19 h. Entrée payante.
L’église, consacrée comme cathédrale par le pape Martin V, date du XVIIe siècle ; mais elle fut reconstruite en 1691, après la destruction de la ville, réduite en cendres par le corsaire Jaban en 1593.
L’entrée par le porche sculpté de vases, d’où jaillissent des fleurs stylisées, est saisissante.
Dans le fond, des stalles coiffées d’un balcon et, sur la gauche, une porte polychrome ajourée laisse apparaître le baptistère, où se trouvent les fonts baptismaux.
Le maître-autel, avec son retable polychrome, abrite la statue en bois de la Vierge Santa Catalina, datant du XVe siècle. Dans la nef, les fresques des autels « chapelle » sont de pures merveilles de couleurs. Au sol, les dalles rectangulaires entourées de bois sont des sépultures antérieures à 1811.
La sacristie, dont le balcon en bois surplombe le village, possède un plafond à caissons de style mudéjar, unique dans tout l’archipel des Canaries. On peut y découvrir de belles pièces d’orfèvrerie et la bannière de la Conquête, qui passe pour être l’étendard que brandissait Béthencourt lors de son arrivée dans l’île.

Suivez le guide !

Ne pas hésiter à introduire une pièce dans la « boîte à faire de la lumière » afin de bien pouvoir admirer l’ensemble car l’église est un peu obscure.

Museo de Arte sagrado

Proche de l’église Santa María, longer la petite place qui les sépare. Ouvert du mardi au samedi de 10 h à 18 h. Entrée payante.

Tous les trésors de ce musée d’art sacré sont exposés dans quatre salles, la troisième regroupe des statues en bois polychrome dont celle de l’apôtre Jacques à cheval, datant du XVIe siècle, d’une exceptionnelle beauté.
Un mélange d’arts religieux, qui comprend aussi bien des peintures que des pièces en or et en argent.

Casa Santa María

Place de l’église. Ouvert de 10 h à 20 h.

Elle est, à elle seule, un monument de richesse, de raffinement et de décoration.
On y trouve un restaurant, un bar et deux boutiques d’artisanat de haute qualité, dans lesquelles on peut assister au travail des artistes locaux.

Vega de Río Palmas

2 km au sud de Betancuria.
La route qui mène de Betancuria à Vega de Río Palmas est un enchantement : tout au long de la rivière se succèdent palmiers et cultures maraîchères entourées de murets en pierre sèche, les maisons des exploitations, blanches ou en brique, se dressent de manière pittoresque sur les champs en terrasses. Sur la place du village arborée et fleurie, devant l’église Nuestra Señora de la Peña (1666), les chèvres et leurs chiens de garde se reposent.
Après le barrage, entre des rochers escarpés, se trouve la petite chapelle blanche de la Virgen de la Peña, où les pèlerins se succèdent tout au long de l’année.

Pájara

8 km au sud de Betancuria.
La route court à flanc de montagne dans cette région désertique où ne poussent que des agaves.
Aux alentours de Pájara, le temps érode petit à petit les maisons de brique. Avant la place, avec un peu de chance, on peut assister à une scène quasiment biblique : un chameau remontant l’eau d’un puits en faisant tourner la noria.
L’église, entourée d’un magnifique jardin, possède un curieux portail de pierre, sculpté de motifs d’inspiration aztèque. A l’intérieur se trouve la statue de la Vierge Nuestra Señora de Regla, probablement apportée du Mexique.

Costa Calma

60 km au sud de Puerto del Rosario.
Après Tarajalejo, vers Morro del Jable, commence une route d’une beauté sauvage : falaises de roche noire et nombreuses criques précèdent une forêt de pins et de cactées, pour finir dans un paysage de dunes qui s’étirent en d’immenses plages baignées par des eaux turquoise et un lagon sans récifs.
Après Morro del Jable part une piste de 20 km pour atteindre l’extrême pointe de l’île, la pointe du Tigre.
Là encore, des plages à l’infini qui remontent vers la côte ouest, véritable paradis pour les plongeurs et les solitaires.

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