La Palma a la forme d’un cœur dont le centre est percé d’un cratère, la Caldera de Taburiente.
Ses habitants l’appellent « l’Ile verte », tant elle est tapissée de végétation. Patrie des combats de coqs et de la lutte canarienne, elle séduit les amateurs de sensations fortes. Les rêveurs et romantiques apprécient les étoiles qui y brillent plus que partout dans le monde.
Les randonneurs découvrent un éden à la hauteur de leurs aspirations.

Santa Cruz de La Palma

A côté du cratère de la Caldereta, la capitale s’étend le long d’une étroite bande côtière. Son port lui donne un air marin avec toutes les traditions qui en découlent, comme celle d’el entierro de la sardina (l’enterrement de la sardine), qui a lieu le mercredi des Cendres.
Durant cette fête populaire et païenne, la foule gaie et rieuse, vêtue de noir, déambule dans les rues en pleurant et poussant des cris tandis que le char de la sardine « morte » défile. Mais il faut absolument parcourir le centre historique pour s’imprégner de l’ambiance de la ville.

Flâner dans les ruelles

Une promenade au travers de ses rues et places nous fait découvrir quantité de maisons seigneuriales, magnifiques balcons-galeries et sublimes façades.
Dans l’avenida Maritima, près du Parador, des maisons typiques des XVIIe et XVIIIe siècles rivalisent de beauté avec leurs balcons ; des couleurs délicieuses les distinguent les unes des autres.
La plaza de España, au cœur de la ville, recèle aussi de nombreuses maisons nobles, particulièrement remarquables : celles des Kabana, Massieu, Gisla Guiselain et las casas Consistoriales, actuellement la mairie (ayuntamiento).
De cette place débute la calle Real ou calle O’Daly, qui traverse la vieille ville. D’élégantes maisons font une haie d’honneur pour atteindre l’église d’El Salvador (1559) à la façade Renaissance.

San Pedro

8 kilomètres de Santa Cruz sur la hauteur.
La fabrication de cigares, dont quelques hommes et femmes perpétuent la tradition, fait la fierté de ce bourg.
En entrant dans San Pedro, sur la droite, une façade retient l’attention avec ses deux petites cages à oiseaux ; à l’intérieur Jorge Cabrera Caldero et sa famille roulent inlassablement les feuilles de tabac.
On peut y acheter quelques exemplaires de la production sous l’appellation de La Inmejorable ainsi que de jolies boîtes à cigares en bois de cèdre. (Fermeture samedi après-midi et dimanche).

El Paso

27 km à l’ouest de Santa Cruz.

Construit sur la partie haute de la vallée, ce village est également réputé pour la fabrication de cigares, mais aussi pour ses ateliers de soie et ses amandiers. Dans l’église de Bonanza on peut admirer le plus beau plafond à caisson polychrome de l’île.
Vers la cumbre Nueva se dévoile la chapelle de la Virgen del Pino,ombragée par un pin canarien passant pour être le plus grand de l’archipel.
Une route mène au centro de los visitantes de El Paso, qui dispense tous les renseignements nécessaires sur le parc national de la Caldera de Taburiente, auquel on peut accéder depuis cet endroit.

La lutte canarienne

Les équipes sont composées de douze lutteurs qui entrent en lice deux par deux pour un temps de deux minutes.
Les combats ont lieu sur un terrain en cercle appelé terrero de 9 à 10 mètres de diamètre, dont le sol est de sable pour amortir les chutes. Pour gagner, l’adversaire doit toucher le sol avec n’importe quelle partie du corps, excepté les pieds, et cela deux fois de suite.
La ferveur des supporters est des plus impressionnante !

Le cigare de La Palma

Il constitue la troisième ressource de l’île. Les conditions climatiques se prêtent à la culture d’excellents plans que certains n’ont pas hésité à comparer à ceux de Cuba. Peu connu dans le monde, il est un mélange de trois tabacs, en provenance de La Havane, Saint-Domingue et La Palma.
Fait à la main sous toutes les formes, du fincigarillo jusqu’au double corona, ses saveurs et arômes diffèrent selon les mélanges. La production de La Palma est juste suffisante pour assurer la consommation de l’archipel.

Los Llanos de Aridane

56 km à l’ouest de Santa Cruz.
Centre agricole, ses principales productions sont la banane, le tabac et les amandes.
La plaza del Llano de Argual se détache fièrement avec ses maisons seigneuriales ornées de blasons. En poursuivant la route vers Tazacorte on traverse le village d’Argual, dont la partie ancienne composée de petites maisons blanches ou de couleur, aux jardins fleuris, laisse sous le charme.

Tazacorte, Puerto Naos et La Bombilla

A l’ouest de Santa Cruz, sur la côte.
Le port de pêcheurs de Tazacorte, a l’embouchure du barranco de las Angustias (ravin des Angoisses), vit débarquer Fernando de Lugo le 29 septembre 1492, jour de la Saint-Michel. En souvenir fut édifiée l’église de San Miguel Arcangel, qui renferme l’image du patron de l’île, belle sculpture flamande du XVIIIe siècle. La plaza de España, en face de l’église, nous charme avec son magnifique laurier et une longue pergola couverte de bougainvillées multicolores qui abrite deux rangées de bancs en pierre revêtus d’azulejos.
Un peu plus loin vers le sud, Puerto Naos, un petit complexe balnéaire sur une plage de sable noir.
Les hôtels et appart-hôtels sont intelligemment disséminés et perdus au milieu des bananeraies. Avant d’arriver à Puerto Naos, un chemin sur la droite mène à La Bombilla (l’Ampoule !), village de pêcheurs authentique, où avoir une télévision est encore un luxe…

Punta Larga et Punta de Fuentecaliente

Après Punta Larga, avec sa plage de galets noirs et ses petites maisons de pêcheurs colorées, la route se poursuit dans un magma de lave d’où se détachent les pentes rouges des volcans de San Antonio et Teneguía. Ce dernier entra en éruption en 1971.
Le faro de Fuencaliente (phare de la « Fontaine chaude ») trône à l’extrémité de la pointe sud.
Il domine les salines, où brillent des tas de sel et les petites criques au sable noir dont l’eau est d’une rare clarté. Trois éoliennes ancrées dans la lave noire agitent leurs grandes ailes dans le ciel bleu.
Pour atteindre le sud, la route de la côte ouest traverse une variété étonnante de paysages.
Ainsi, on passe des plantations de bananes à un paysage presque lunaire, aussitôt suivi d’une terre couverte de cactus, figuiers de Barbarie et petits arbustes. Puis, en remontant sur la côte est, surgit une forêt de pins canariens et soudain la végétation devient luxuriante.

Mazo

12 km au sud de Santa Cruz.

Sur les hauteurs du village, la plaza Pedro Pérez Díaz est entourée de maisons du XVIIe siècle. Un porche avec une grille mène à un escalier à balustrades qui atteint la route en contrebas par un dédale, au milieu d’une végétation exubérante.
Dans la rue en face, on aperçoit une fabuleuse maison typique de La Palma, avec ses toits harmonieux et une profusion de fleurs stupéfiantes. Les rues du village sont pavées de lave bien noire contrastant avec la blancheur des maisons.
En descendant la rue, on arrive à la Escuela insular de Artesanía(Ecole d’artisanat de l’île).
Les gens du village et de la région viennent y apprendre la vannerie, le tissage et la broderie afin de renouer avec les anciennes traditions. Un peu plus bas, l’église de San Blas (1495) et, à ses côtés, une autre maison typique offrent une vue panoramique sur le village.

Playa de los Cancajos

Peu avant d’arriver à Santa Cruz, sur la playa de los Cancajos, se trouve un complexe touristique à taille humaine. Il offre, outre tous les agréments pour le farniente, un point de vue admirable sur la capitale, tout spécialement depuis l’hôtel Hacienda San Jorge.

La descente de la Virgen de las Nieves

Tous les cinq ans a lieu la descente de la Virgen de las Nieves. Cette tradition fut instaurée en 1680 par l’évêque don Bartolomé García Ximenes.
Depuis, nombreuses sont les cérémonies et manifestations qui se déroulent à cette occasion.
Les festivités commencent le dernier samedi de juin ; suivent la semana chica (petite semaine) et la semana grande (grande semaine), qui voit la descente, toujours le dimanche, de la statue de la Vierge vers Santa Cruz. Elle y restera jusqu’au 5 août, jour de la remontée dans son sanctuaire.

Le Nord

Las Nieves

5 km au nord-est de Santa Cruz.

La route vers Las Nieves serpente sur la hauteur de l’autre côté du barranco, et le point de vue sur ce tout petit village est splendide.
Son église est admirable pour son porche-clocher décoré d’un balcon et pour son intérieur, d’une grande beauté, qui abrite la statue en terre cuite de Nuestra Señora de las Nieves (Notre-Dame des Neiges), patronne de l’île.
Autel en argent, retable en bois doré où trône la Vierge, plafond à caisson prodigieux, lustres en cristal…
Sur la place, une fontaine coule paisiblement à l’ombre de pins, jacarandas et lauriers face à la casa de Romeros, d’une belle architecture, autrefois maison d’accueil des pèlerins.
A la sortie du village, la route se glisse au milieu de belles maisons dont la vision de calme et de sérénité transmet la douceur de vivre de ces lieux.

Les petits villages de la côte nord

La route qui remonte vers le nord en longeant la côte est ponctuée de villages aux maisons éparpillées et accrochées à flanc de montagne.
Les paysages sont aussi beaux côté mer que côté montagnes.
D’abord, le village de Puntallana(11 km au nord de Santa Cruz) avec une belle église aux trois toits harmonieux et un clocher avec balcon des plus séduisants. Un peu plus loin, sur la droite, un autre village, La Galga, avec son église San Bartolomé ; les vieux discutent assis sur les deux marches de l’entrée. Derrière elle, un mirador pour contempler le panorama sur la montagne, les villages et l’océan.

San Andrés et Los Sauces

En suivant la route, on emprunte un long tunnel qui débouche dans la réserve naturelle de la biosphère, aux paysages d’une beauté magistrale. Ensuite, des plantations de bananiers qui s’étendent à perte de vue précèdent le village de San Andrés et Los Sauces.
Les petites rues calmes sont pavées de galets et son église (1515) mérite la visite pour ses retables baroques et ses belles pièces d’orfèvrerie.
Un peu plus loin, Los Sauces, village coloré où les bananiers ont droit de cité : ils sont partout entre les maisons ! On a une belle vue d’ensemble depuis les hauteurs de la ville.

Barlovento

38 km au nord de Santa Cruz.
Un autre village pittoresque avec son église, Nuestra Señora del Rosario, du XVIe siècle, où se trouve un précieux retable de style baroque.
A la sortie, prendre la route qui mène vers les piscines de La Fajana, aménagées au milieu de rochers. Elles permettent de se baigner, sans danger, en eau de mer.

Observatoire d’astrophysique

40 km au nord-ouest de Santa Cruz.
Situé dans l’environnement prodigieux de roque de los Muchachos, l’observatoire s’élève à 2 400 mètres d’altitude. Cet endroit a été choisi en raison de l’extrême pureté de l’atmosphère ; on dit même que, lors de certaines nuits parfaitement claires, on aperçoit un halo au-dessus de Madère, à 400 km !

Parc national de la Caldera de Taburiente

D’une superficie de 4 690 hectares, le parc renferme des paysages hallucinants.
Le cratère de Taburiente est le plus grand du monde. Tapissées de forêts de pins, parcourues de rivières, torrents et barrancos incroyables, ses parois s’élèvent à 800 m tandis que son périmètre est de 30 km !
L’accès peut se faire par Los Llanos de Aridane et par le barranco de las Angustias, mais jamais on ne peut atteindre en voiture les bords du cratère.
Il faut se garer au parking et marcher. Nombreux sont les sentiers balisés et une promenade sur les cimes dentelées du Roque de los Muchachos est un grand moment de plaisir. Les parois du cratère font une descente vertigineuse en à-pic pour se terminer dans l’immense fond de la caldera. Sur ces parois insensées les violettes apparaissent timidement au printemps.

Las Cuevas

Sur la route de Garafia. Ouvert tlj de 11 h à 19 h, jusqu’à 17 h en hiver. Entrée payante.

Las Cuevas de la Zarza et de la Zarzita sont deux importants sites de vestiges guanches où ont été découverts des dessins gravés dans la pierre. En pleine forêt, des grottes sont aménagées pour les visites. On se retrouve alors face à une quantité de peintures rupestres datant de l’époque pré-hispanique, laissant encore les archéologues perplexes quant à leurs diverses significations.

Punta Gorda et Tijarafe

En redescendant par la côte nord-ouest, on traverse Punta Gorda avec sa belle playa de Camarino ; puis, le village de Tijarafe dont l’église de Nuestra Señora de La Candeleria, de 1660, renferme un extraordinaire retable avec les sculptures des douze apôtres et la peinture des mystères du rosaire.

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