La Grande Canarie est à elle seule un condensé de l’archipel tout entier. Volcanique, sauvage et rebelle, à l’image de ses paysages et de ses côtes déchiquetées.
Ses dunes de sable lui donnent une allure saharienne, ses plaines cultivées et fertiles lui apportent sa richesse.

Impressionnante avec ses ravins humides où poussent bananiers et palmiers, alpine avec ses forêts de pins canariens et d’eucalyptus, la Grande Canarie, encerclée de plages et de falaises, est un bijou posé au beau milieu de l’écrin canarien.

Las Palmas de Gran Canaria

La capitale de l’île fut fondée il y a plus de cinq cents ans, sous le règne des rois catholiques, par Juan Rejón, qui, après avoir débarqué le 23 juin 1478 dans la baie de la Isleta, actuellement zone portuaire, fonda Real de Las Palmas. Depuis, elle est la ville la plus importante de l’archipel canarien.
Lors de la découverte de l’Amérique, l’amiral Colomb y prit quelque repos et y fit réparer ses vaisseaux avant de faire le grand bond qui devait l’emmener découvrir le Nouveau Monde.
Aujourd’hui, Las Palmas, qui compte quelque 300 000 habitants, est une ville aux dimensions d’une véritable capitale, avec ses immeubles modernes, ses grandes avenues, une activité commerciale intense et une énorme affluence touristique.

Vieille ville

Le quartier de Vegueta est le plus ancien. Du dédale des ruelles surgit sa vieille histoire et ses traditions.
En partant de la plaza de Santa Ana, l’attention du visiteur est sans cesse attirée par les constructions typiquement canariennes, aux lourdes portes habilement sculptées, aux balcons finement ouvragés et aux patios amoureusement fleuris. Dans cette vieille ville la couleur est omniprésente, et la foule lui apporte une agréable note d’ambiance.

Cathédrale Santa Ana

Ouvert tlj de 10 h à 12 h et de 16 h à 18 h. Entrée libre.

Erigée aux XVe et XVIe siècles, la cathédrale est le joyau d’architecture de l’archipel. Ses façades antérieure et postérieure sont de style néoclassique et son intérieur gothique possède une certaine influence portugaise.
Au XVIe siècle, elle fut pillée par les pirates, qui emportèrent la majorité des grandes œuvres. Cependant, il reste quelques statues, peintures et pièces d’orfèvrerie, qui méritent un moment d’attention.

Casa de Colón

Derrière la cathédrale. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 19 h, samedi jusqu’à 18 h, dimanche jusqu’à 15 h. Entrée libre. www.casadecolon.com

Bel édifice mélangeant le gothique de l’époque des rois catholiques et l’architecture canarienne avec patios, balcons et plafonds à caissons. Christophe Colomb y séjournait lors de ses escales dans l’île, le temps de faire réparer ses navires au port de Gando.

Museo Canario

Doctor Verneau, 2. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 20 h, samedi, dimanche et jours fériés jusqu’à 14 h. Entrée payante. www.elmuseocanario.com

Pour tout connaître de la vie des Guanches, il est indispensable de découvrir ce musée. Sa visite est fascinante et n’a pas besoin d’explications particulières, car les objets exposés (céramiques, idoles de l’art rupestre) parlent d’eux-mêmes.
On apprend tout sur l’habitat, les ressources alimentaires, l’univers religieux ou les technologies du travail du cuir et des fibres végétales.
La présentation du monde funéraire, avec plusieurs momies aborigènes, est particulièrement saisissante.

Régates de voiles latines

Elles ont lieu d’avril à octobre en baie de Las Palmas. Les embarcations sont les répliques exactes de celles qui étaient destinées à l’entretien du port et à la pêche. Les premières régates eurent lieu le 24 juillet 1904 à l’occasion des fêtes patronales du quartier marinier de San Cristobal.
La principale caractéristique du bateau est la grande disproportion entre la coque, qui doit être construite en bois dans sa totalité par les carpinteros de ribera (charpentiers de bateaux), et l’impressionnante voile.
La plupart des embarcations représentent un quartier de la ville, les supporters sont, bien entendu, nombreux et le spectacle est vraiment haut en couleur.

Barrio de Triana

Populaire et commerçant, ce quartier mérite la visite pour ses monuments, tels que le théâtre Pérez Galdós.
De couleur rouge, il est immanquable. La calle Mayor de Triana, bordée d’immeubles et de maisons de tous styles, fait la joie des amateurs de shopping.
Le parc de San Telmo, richement arboré et fleuri, constitue un lieu de pause idéal. Autour du parc, quelques édifices d’une singulière beauté, comme la chapelle de San Telmo, qui possède de remarquables retables, ou encore un kiosque du plus pur style Art nouveau.

Pueblo Canario

Dans ce charmant village typique entièrement reconstitué, les boutiques de souvenirs et d’artisanat local se bousculent. On y trouve aussi le musée Nestor, où sont exposées les œuvres du peintre canarien Nestor de la Torre, situé dans une maison néocoloniale (Ouvert du mardi au samedi de 10 h à 20 h, dimanche de 10 h 30 à 14 h 30, entrée libre), et un restaurant, où il est possible d’assister à un spectacle folklorique tous les dimanches de 11 h 30 à 13 h.
A côté du Pueblo Canario, se trouve le parc Doramas, autre havre de verdure de la capitale, avant-scène de l’hôtel Santa Catalina, chef-d’œuvre d’architecture coloniale, et du casino.

Parc Santa Catalina

Les terrasses des cafés, à l’ombre des grands arbres, sont toujours bondées, car le parc est le lieu de rendez-vous de tout ce que compte Las Palmas. Des concerts de musique en plein air y sont parfois organisés.
A noter que l’on trouve ici un kiosque de presse internationale et que, dans les rues adjacentes, une grande quantité de bazars proposent toutes sortes d’articles détaxés, où les prix se discutent… Il faut aussi savoir que c’est le « quartier chaud » de la capitale !
Tous les dimanches matin, de 9 h à 14 h, se tient le marché aux puces ; on y vend de tout, boucles d’oreilles fantaisie et blousons de cuir, pain de montagne, plantes vertes, livres…

Castillo de la Luz

Au bout du port de la Luz, port pétrolier et port de pêche, se dresse un château édifié au XVIe siècle pour défendre la ville des envahisseurs.
C’est le monument le plus ancien de Las Palmas.

Le Nord et l’Ouest

Le Nord est essentiellement agricole. Des exploitations de bananiers et de canne à sucre s’étalent à perte de vue.
L’Ouest est demeuré plus authentique. On y voit encore des moulins à vent et on y rencontre toujours des paysannes coiffées de chapeaux de paille et portant des pantalons sous leurs jupes.

Arucas

18 km à l’ouest de Las Palmas.
Etablie sur la montagne de Arucas, cette ville possède l’une des dernières cathédrales construites dans le monde (1909-1970).
Dans ce village, la pierre est l’élément principal de toutes les constructions car ici se trouvent les plus importantes carrières de l’île. Quant au vieux quartier, il est fait de demeures anciennes, blanches, dont les entourages des portes et des fenêtres sont rehaussés de lave.
Traversant la ville, une route fléchée mène au mirador en haut de la montagne, la vue sur la cité et la vallée se prolonge au-delà de l’océan, laissant apparaître Ténérife et le sommet du pic du Teide, enneigé toute l’année.

Cenobio de Valerón

Par la route qui longe la côte nord, à environ 25 km de Las Palmas. Ouvert d’avril à septembre du mardi au dimanche de 10 h à 18 h, jusqu’à 17 h le reste de l’année. Entrée payante. www.cenobiodevaleron.com

Quelque trois cents cavernes creusées dans la roche forment cet ensemble de vestiges guanches unique dans l’archipel canarien. Les grottes étaient probablement destinées à abriter les récoltes de la collectivité.
En grimpant l’escalier qui mène au sommet, ancien lieu d’assemblée des chefs, on jouira d’une vue magnifique sur la côte.

Le bananier

Introduits par les Anglais à la fin du XIXe siècle, leur nombre est aujourd’hui incalculable dans tout l’archipel. Il existe deux sortes de bananes aux Canaries. Celle qui est appelée « la petite naine » est plus petite et plus sucrée que les bananes antillaises ou africaines.
Elle pousse en plein air, protégée du vent par des murs. L’autre est « la banane d’Israël », plus grosse, son pied est aussi plus grand, elle se cultive généralement sous serre. Chaque pied donne un régime par an qui pèse environ 30 kilos. Un rejet pousse à côté du plan principal.
Il prendra le relais pour produire à nouveau, et le cycle continue…

Santa María de Guía

Juste avant d’arriver à Galdar, Santa María de Guía doit sa renommée non seulement à l’agriculture, mais aussi à son artisanat et plus spécialement à la fabrication du couteau canarien (cuchillo canario), dont le manche est en os et métal travaillés.
On y produit également « le fromage de fleurs », composé de lait de brebis et fleurs de cardon sauvage.

Galdar et la Punta de la Sardina

A 28 km au nord-ouest de Las Palmas.
Implantée sur un beau site au pied d’un volcan, elle fut la capitale aborigène et conserve quelques vestiges importants, telle la Cueva Pintada (Ouvert du mardi au samedi de 9 h 30 à 19 h, dimanche de 11 h à 18 h 30. Entrée payante), décorée de motifs géométriques aux couleurs rouge, blanc et noir.
A la sortie de Galdar, en direction de Sardina, la route se fraie un passage entre les bananiers pour déboucher sur un charmant port de pêche et des criques de sable ; un peu plus loin, la Punta de la Sardina incite à la baignade et les amateurs de plongée y trouveront leur bonheur.

Coutumes et institutions des Guanches

Les Guanches, premiers habitants des îles, avaient un système économique assez développé, comme le démontre l’existence de greniers collectifs. L’agriculture était prospère, mais c’était essentiellement un peuple de bergers.
Chacun avait un emploi défini et celui des femmes réunissait le tissage, la préparation des peaux de bêtes, l’ornementation des grottes. Au quotidien, le sport tenait une belle place : la lutte et la compétition pour escalader les falaises dangereuses qui se terminait par la pose au sommet de gros madriers de bois. Les fiancés se choisissaient mutuellement.
La coutume imposait aux futures épouses un mois de repos, avant le mariage, durant lequel elles devaient se gaver de nourriture.

Suivez le guide !

A l’hôtel de ville (ayuntamiento) de Galdar, allez admirer un magnifique dragonnier qui se dresse majestueusement dans le patio.

Puerto de las Nieves

Situé dans la vallée d’Agaete, à 37 km à l’ouest de Las Palmas.
Cette station balnéaire, bordée de falaises impressionnantes qui se terminent au loin par le massif de Tamadaba, est remarquable par sa végétation tropicale. On y trouve papayes, mangues, avocats et culture du café.
En fin de journée, il faut absolument se promener au paseo de los Poetas, lieu reposant quoique animé.
Balade agréable aussi le long de ses ruelles aux maisons basses et blanches, dont les portes et les fenêtres bleues accrochent agréablement le regard.
Curiosité du lieu, un monolithe connu sous le nom de « Doigt de Dieu » (Dedo de Dios) jouit d’une grande popularité dans cette région. Par ailleurs, la chapelle de Nuestra Señora de las Nieves renferme un magnifique triptyque flamand du XVe siècle.

Puerto de la Aldea

Un peu avant d’arriver à Puerto de la Aldea, un pic rocheux domine l’océan de ses 500 mètres de haut. Le mirador del Balcón aménagé à son sommet permet de découvrir tout le nord-ouest de l’île jusqu’à la Punta de la Sardina et Santa María de Guía ; à l’ouest, Ténérife et ses sommets semblent flotter dans une brume bleutée.
En suivant la route, après une vallée ponctuée de palmiers où les maisons prennent des airs mauresques, on atteint Puerto de la Aldea. Une agréable promenade longe la falaise qui domine la plage.
Côté terre, une pinède odorante est ponctuée de rochers, où les gens viennent pique-niquer durant les fêtes du mois de septembre. Au bout de la promenade, un magnifique lac aux eaux vertes, chaudes et transparentes.

Teror

20 km à l’ouest de Las Palmas.
Cette ville est le grand centre de pèlerinage de l’île depuis que la Vierge y serait apparue en 1515.
Cela donne lieu, le 8 septembre de chaque année, à une célébration. Une basilique lui est consacrée, la basílica de la Virgen del Pino (1767). Elle renferme d’intéressantes œuvres d’art, telle une statue de la Vierge, du XVe siècle, à la couronne ornée de pierres précieuses.
A l’extérieur, la façade est flanquée d’une tour carrée et une balustrade typiquement canarienne encadre le clocher.
Huit kilomètres plus loin, on peut visiter la finca de Osorio, propriété acquise par le conseil municipal afin de reproduire, repeupler, et protéger la forêt. Elle sert également de lieu d’enseignement de la nature pour les jeunes.

La descente de la rama à Agaete

Le 4 août a lieu une fête qui remonte à l’époque primitive ; c’est l’une des plus traditionnelles et originales de l’archipel.
La tradition oblige les participants à aller chercher une branche de pin (la rama) dans les montagnes voisines. Une fois trouvée, ils redescendent en musique et se dirigent vers la plage. Le rite continue en frappant la surface de la mer avec la branche pour invoquer la pluie.
Cette fête, bien que n’ayant pas perdu son caractère aborigène, est pleinement intégrée à la culture chrétienne.

Suivez le guide !

A Firgas, goûtez l’eau des sources, embouteillée et distribuée dans les îles.

De Santa Brígida à Tafira Alta

Zone résidentielle des Canariens, Tafira Alta compte un grand nombre de demeures somptueuses ; juste avant surgissent Vega de San Mateo et Santa Brígida, qui arborent des maisons très colorées.
Santa Brígida s’enorgueillit de posséder les plus belles demeures des Canaries, comme celle deLas Grutas de Artiles, non loin de là, enchâssée au sein de jardins suspendus.

Bandama

A Monte Coello, prendre la route à gauche en direction de Bandama. Elle passe par le club de golf de Bandama, le plus ancien d’Espagne, et se termine en cul-de-sac au mirador de Bandama. D’ici, la vue est surprenante et on découvre dans son intégralité le cratère du Bandama, d’un diamètre de 1 000 mètres.

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