Ankara

Ankara - vue générale

Ankara – vue générale

Capitale de la Turquie depuis 1923, Ankara (2 984 000 hab.) est une très vieille cité. Sa citadelle remonte probablement à l’époque hittite où elle faisait office de sanctuaire fortifié pour les populations alentour. Des envahisseurs plus tardifs, Phrygiens et Perses, y établirent le siège de leurs gouvernements. La cité devint le centre de la province romaine de Galatie sous le nom d’Ancyra. Dans les siècles qui suivirent la naissance du Christ, la ville et la citadelle changèrent souvent de maître : Byzantins, Arabes, Croisés, Seldjoukides, Ottomans et Mongols s’y succédèrent. En 1893, la petite province centrale nommée Angora par les Européens reçut un chemin de fer pour la relier à Istanbul. Après l’élévation d’Ankara au rang de capitale, la ville fut complètement rénovée et transformée en cité moderne. Cette partie nouvelle s’étend en dehors de la vieille ville située sur la colline de la citadelle.

Le Musée des civilisations anatoliennes
ouvert tous les jours sauf lundi, de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h 30, est exceptionnel par la qualité de ses collections et leur mise en valeur. Installé dans un bedesten (marché couvert) construit entre 1464 et 1471, il présente ses pièces chronologiquement de manière à donner un aperçu complet des civilisations qui se sont succédé en Anatolie.

Paléolithique : quelques vitrines d’objets en silex taillé, provenant de Karaïn (près d’Antalya). Néolithique : sans doute les pièces les plus importantes du musée, provenant de Catal Höyük (près de Konya), de 6800 à 5700 av. J.-C., et d’Hacilar (près de Burdur), 5700-5600 av. J.-C. Le néolithique correspond à la période où les hommes commencent à pratiquer l’agriculture, où la société humaine se transforme de manière radicale. Le village de Catal Höyük n’est pas le plus ancien mais sans doute le plus vaste de cette époque avec 13 ha.

Une des maisons, lesquelles servaient à la fois d’habitation et de lieu de culte (culte du taureau), a été reconstituée. Parmi les objets exposés figurent les fresques les plus anciennes connues et des statues de la déesse mère, déesses de fertilité, d’où leurs formes plantureuses. Leur culte est à mettre en relation avec l’invention de l’agriculture, des poteries, des bijoux et sceaux (première évidence de la notion de propriété), et des objets en obsidienne dont le commerce apporta la richesse à Catal Höyük.

Chalcolithique : quelques poteries décorées et les premiers et rares objets en métal (cuivre) d’Hacilar et Canhasan (près de Karaman), datant de 5400-4750 av. J.-C. Un bas-relief hittite du dieu de la guerre présenté ornait la porte royale de Bogazköy (XIVe-Xllle siècle av. J.-C.).

Age du bronze ancien : parmi les objets de cette période, ceux provenant des tombes royales d’Alaca Höyük sont les plus remarquables. Chacune des vitrines renferme le produit de la fouille d’une tombe. Parmi le mobilier funéraire, se trouvent des statuettes en bronze et électrum (mélange d’or et d’argent) de cerfs et de taureaux, dont le culte s’est longtemps perpétré en Anatolie, des symboles représentant des disques solaires, des bijoux et de la vaisselle d’or. Ces objets d’Alaca Höyük et Horoztepe, d’une facture exceptionnelle, attestent du haut niveau de civilisation atteint en Anatolie aux IIIe et IIe millénaires.

Les colonies marchandes assyriennes du début du IIe millénaire cherchaient à contrôler le commerce anatolien de l’étain, du cuivre et des étoffes. Elles s’installèrent dans des quartiers commerciaux appelés karum dont le plus important était Kanis (près de Kayzeri). Le musée présente des tablettes de terre cuite en caractères cunéiformes. Ces contrats et lettres commerciales sont les premières attestations de l’utilisation de l’écriture en Anatolie.

Ankara - Musée de la civilisation anatolienne

Ankara – Musée de la civilisation anatolienne

Les Hittites (ancien et nouvel empire, 1750-1200 av. J.-C.), envahisseurs indo-européens, s’installèrent en Anatolie centrale au tournant du IIe millénaire. D’abord rassemblés en petites principautés, ils se regroupèrent autour d’un état centralisé par Hattusili vers 1650 et dont la capitale était Hattusa (Bogazköy). Le royaume hittite constitua une puissance de premier plan en Orient jusqu’aux environs de 1500 av. J.-C., époque où le royaume se désagrégea. Tudhaliya II (vers 1460 av. J.-C.) reconstruisit le royaume qui s’effondra à nouveau vers 1200 av. J.-C. De la culture matérielle des Hittites, le musée présente de grands vases-bains, des vases en forme d’animaux, des vases cultuels, des statuettes de divinités, des sceaux. La statuaire hittite de diverses périodes est regroupée dans la salle centrale.

Les Phrygiens apparurent au XIIIe siècle av. J.-C. dans des textes assyriens Ils suivirent les invasions des « peuples de la mer » qui mirent fin à l’empire hittite. Vers 725 av. J.-C., un certain Mita (Midas) fédéra autour de la capitale Gordion les principautés phrygiennes installées dans tout l’ouest anatolien. Des objets retrouvés dans des tumuli (tombes royales) sont exposés : mobilier en bois, poteries à décors géométriques qui annoncent la Grèce, tuiles peintes représentant des guerriers. Une très belle statue de la déesse Kubala (Cybel), d’origine hittite et dont le culte émigra encore vers la Grèce, est exposée.

Les Ourartéens fondèrent autour du lac de Van un Etat qui connut son apogée vers les IXe et VIIIe siècle av. J.-C. Il s’agissait alors d’un des grands Etats de l’Orient. Les Ourartéens subirent l’influence de la Mésopotamie en matière artistique. Ils gravaient l’ivoire et travaillaient le métal, construisant notamment d’énormes chaudrons.

Dans la section consacrée à la période allant du VIIIe siècle av. J.-C. à nos jours, des statues gréco-romaines, des bijoux et des monnaies de différentes époques sont exposés.

La salle hittite présente des statues de pierre hittites de différentes époques, d’un caractère massif et figé. Les personnages des bas-reliefs sont toujours représentés de profil.

Karkémish : VIIIe siècle av. J.-C., royaume néo-hittite situé près de la frontière actuelle de la Syrie : stèles en caractères hiéroglyphiques et cunéiformes, orthostates (bas-reliefs placés à la base des murs du palais royal) représentant des scènes de guerre, de chasse, des processions. Alaca Höyük : XIIIe siècle av. J.-C. : orthostates de la porte des Sphinx, scènes de sacrifices. Ankara : VIIIe siècle av. J.-C. : stèles trouvées sur la citadelle d’Ankara, représentant des animaux. Aslantepe, près de Malatya, XIe-IXe siècle av. J.-C. : statue du roi Tarhunza, bas-reliefs du roi Sulumeli en prière.

Ankara - Musée ethnographique

Ankara – Musée ethnographique

Le Musée ethnographique,
, ouvert tous les jours, excepté le lundi, de 10 h à 12 h et de14 h à 17 h, expose tapis, costumes, céramiques, instruments de musique, armes et ustensiles ménagers dans un bâtiment construit en 1925 en style ottoman. Le cénotaphe d’Atatürk y fut présent de 1938 à 1953. Il se trouve maintenant au Mausolée (Atatürk Mausoleum) spécialement construit pour lui.

La citadelle
forme une double enceinte entourant la vieille ville. La première enceinte, élevée par Héraclius en 620, couronne le sommet de la colline côté est. Flanquée de 14 tours carrées, dont deux ont disparu, elle avait une longueur de 1 500 m. La seconde enceinte, construite avec des blocs provenant de monuments antiques, mesure 1 150 m. Derrière la double porte de l’enceinte se trouve la mosquée Alaeddin qui date du XIIe siècle. Sur le plateau à l’ouest, la vue embrasse toute la cité. A 500 m au nord-ouest de la citadelle se dresse la mosquée d’Haci Bayram datant du XVe siècle. Près de cette dernière se trouvent les vestiges du temple d’Auguste et de Rome dont il ne reste aujourd’hui que les murs du hall d’entrée. Le doute subsiste quant à la datation de l’édifice. Une inscription latine gravée sur un bloc (« Res gestae divi Augusti ») loue les oeuvres d’Auguste. Cette même inscription, traduite en grec, figure sur un autre bloc et donne la certitude que le temple fut restauré et peut-être même reconstruit sous Auguste.

300 m plus au sud se trouve une place avec un petit jardin au milieu duquel s’élève la colonne de Julien l’Apostat. D?une hauteur de 14,50 m, elle fut érigée en 362 lors de la visite de l’empereur Julien à Ancyra.

En descendant la Cankiri Caddesi, sur la gauche, se tiennent les Thermes romains, découverts lors de fouilles. Cet établissement du IIIe siècle se composait de différentes salles : salle de sudation, aménagée sur des piles de briques, salles tièdes et chambres froides.

Les autres lieux intéressants d’Ankara sont :

L’ Arslamane Camii (mosquée du Lion), construite au début du XIIIe siècle et qui tient son nom de la statue d’un lion qui s’élevait dans la cour de la mosquée (arslam : lion).

L’ Ahi Elvan Camii, est une mosquée datant des années 1413-1414.

La Yeni Camii, une mosquée bâtie au XVIe siècle, est probablement due à un élève de Sinan.

Le Mausolée d’Atatürk, monument funéraire à la gloire du père de la Turquie moderne, se visite tous les jours.

Dans les environs d’Ankara : La ferme-modèle d’Atatürk (Gazi Orman Çifligi) se trouve à l’ouest de la ville. La résidence d’Atatürk, transformée en musée, contient les objets ayant appartenu au premier président de la Turquie (ouvert les samedis et dimanches, de 14 h à 19 h).

Bursa - vue générale

Bursa – vue générale

Bursa

La ville de Bursa (1 000 000 hab.) s’étend au pied de l’Uludag, ancien Olympe de Mysie, dont la hauteur atteint 2 543 m. Charmante cité entourée de vergers, elle fut la première capitale des sultans Ottomans au XIVe siècle. Riche en monuments historiques, la ville offre au visiteur l’image d’une cité typiquement turque avec ses bazars, ses mausolées (türbe), ses établissements de bains, ses ponts, ses petites rues étroites et tortueuses, ses vieilles maisons aux teintes acidulées. Elle possède une industrie de soie fine et de traitement des produits agricoles récoltés dans sa plaine fertile.

La Grande Mosquée
(Ulu Cami), construite dans les années 1379-1421, appartient au type le plus ancien des mosquées turques dérivé des mosquées arabes à piliers. La salle de prière est recouverte de 20 coupoles dont les bases reposent sur 12 piliers. Au début d?Atatürk Cad, près de l’hôtel de ville, s’élève la mosquée d’Orhan, la plus ancienne de la ville, édifiée en 1339 et restaurée en 1417.

Entre la Grande Mosquée et la Cummuriyet Cad se trouvent les souks de la ville où se vendent toutes sortes de tissus, la spécialité de Bursa. La ville possède également de pittoresques caravansérails, comme le Geyve hani et le Pirinç hani. Le bedestan, marché couvert, s’ouvre sur une place bordée d’agréables terrasses de cafés. Il a été restauré et se consacre à la vente de produits artisanaux.

A un kilomètre environ, plus à l’ouest se dresse la Mosquée verte (Yesil Cami) construite dans les années 1413 à 1421 durant le règne du sultan Mehmet I. Les splendides céramiques turquoise qui décorent son intérieur lui ont valu son nom. Elle se compose de deux salles surmontées d’une coupole et flanquées de petites chambres destinées aux étudiants qui apprennent le Coran. La mosquée s’ouvre sur une esplanade plantée d’arbres au milieu de laquelle une gracieuse fontaine de marbre distribue l’eau nécessaire aux ablutions des fidèles. Comme dans toutes les mosquées ottomanes anciennes, les dômes sont supportés par les quatre murs extérieurs. La façade et les murs latéraux des fenêtres s’ornent d’arabesques et d’inscriptions sculptées.

Derrière la mosquée et de l’autre côté de la route, le Mausolée vert (Yesil Türbe) date de la même époque que la Mosquée verte. Il sert de chapelle funéraire au sultan Mehmet I dont le sarcophage se trouve sous la coupole de l’édifice octogonal. Les carreaux de céramique verte qui revêtent les murs du mausolée ont été restaurés au XIXe siècle.

Près de la Mosquée verte se trouve également le Musée turco-islamique qui occupe l’ancienne medrese de la mosquée. Quelques spécimens des diverses productions de l’artisanat populaire y sont exposés. (Ouvert chaque jour sauf le lundi, de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h.)

Bursa - Grande mosquée

Bursa – Grande mosquée

Au nord-est, l’ensemble des constructions qui surplombent la colline appartiennent à la mosquée et au mausolée de Beyazit (Ylldlrim Cami). La mosquée fut édifiée en 1400. Au centre de la ville s’élève la Colline de la citadelle (Hisar) qui propose une vue magnifique sur la cité et la vallée. Cette colline constitua le centre de la ville romaine puis byzantine. Les mausolées du sultan Osman (premier sultan ottoman) et de son fils Orhan se situent près de la Tour de l’horloge.

Dans le quartier Muradiye, à l’ouest, la mosquée de Murad II, bâtie en 1447, vaut une visite. Elle possède onze mausolées entourés d’arbres et de fleurs et dans lesquels reposent les membres de la famille du sultan. Dans le même quartier, près du stade, le musée archéologique renferme des objets grecs, romains et byzantins.

Bursa demeure un centre de cure grâce à ses sources thermales connues depuis la plus haute antiquité. En bordure de la ville, vers l’ouest, le nouvel établissement de bains (Yeni Kaplica), construit en 1520-1566 par Rüstem Pasa, grand vizir de Soliman le Magnifique, possède un vestibule pavé de marbre rose, des salles tapissées de céramiques et une salle centrale octogonale où quatre colonnes byzantines soutiennent la coupole et encadrent une fontaine de marbre.

Dans le quartier de Cekirge se trouvent les anciens établissements de bains (Ski Kaplica), l’un des monuments les plus intéressants de Bursa avec son toit couvert de tuiles rondes. Dans cette construction de Murad Ier (XIVe siècle) subsistent les restes du bain impérial de Justinien. Les deux salles de bains publiques sont recouvertes de deux coupoles supportées par de puissants massifs de maçonnerie et dallées de marbre.

Plus à l’ouest en bordure de la route, la mosquée de Murad Ier offre une façade munie de baies géminées. S’ouvrant sur une galerie, le bâtiment évoque un palais de la Renaissance. Cette mosquée fut d’ailleurs édifiée par un architecte italien qui aurait été fait prisonnier par le sultan. Le mausolée situé de l’autre côté de la route contient les cénotaphes du sultan Murad Ier, qui mourut en 1389 dans la bataille de Kossovo contre les Serbes, et ceux de ses enfants.

Tour de l'Horloge - Izmir

Tour de l’Horloge – Izmir

Izmir

L’ancienne Smyrne, qui compte aujourd’hui 2 000 000 d?habitants, est la seule survivante des villes fondées sur la côte turque de la mer Egée et remontant à la Grèce antique. La ville elle-même se situe sur la rive est de la baie d’Izmir. Au sud de la cité, le Kadifekale (ancien mont Pagos, 160 m) soutient la vieille citadelle. Izmir possède des édifices des périodes hellénique, romaine et seldjoukide. Troisième ville de Turquie par sa population et deuxième pour l’économie, Izmir possède un port toujours très actif. La ville constitue cependant un agréable lieu de vacances tant pour les plages à proximité que pour ses vestiges antiques.

La rue Atatürk (Atatürk Cadesi) est, avec ses magasins, cafés, hôtels et restaurants, la plus animée d’Izmir. L’ancienne Smyrne fut fondée environ en 3000 av. J.-C., un peu plus au nord que la ville actuelle, sur la colline de Tepekule, près de Bayrakli. A cette époque, Smyrne et Troie constituaient les villes les plus importantes de l’Anatolie occidentale. En 800 av. J.-C., à l’époque où Homère est supposé avoir vécu, les Ioniens conquirent Smyrne.

L’âge d’or de la ville prit fin avec la conquête d’Alyattes III (609-560), roi de Lydie. Plus tard, Alexandre le Grand, pour récompenser la ville de l’aide qu’elle lui avait apportée durant la guerre contre les Perses, ordonna à ses lieutenants Lysimaque et Antigonus de rebâtir Smyrne sur un nouveau site près des pentes du mont Pagos, le Kadifekale d’aujourd’hui. Pendant les IVe et IIIe siècles av. J.-C., la ville connut donc une nouvelle période de splendeur. Après les Grecs, les Romains y édifièrent de somptueux monuments dont les tremblements de terre n’ont laissé que de rares vestiges. Tibère lui accorda de grands privilèges que confirmèrent Adrien et Caracalla. Un violent séisme détruisit Smyrne que Marc-Aurèle fit reconstruire une nouvelle fois. Les incursions arabes mirent fin à la prospérité de la ville. Les Seldjoukides la prirent d’assaut en 1076 et y établirent un arsenal maritime.

Visite d’Izmir
En bordure sud-est de la ville, le mont Pagos (Kadifekale, « colline de velours ») porte les restes d’une magnifique citadelle dont les murs remontent au temps de Lysimaque. Les tours rondes furent édifiées par les Byzantins. Plus tard, les Turcs restaurèrent la citadelle. Du haut de cette colline, la vue embrasse la ville entière ainsi que la baie.

Au nord-ouest du Kadifekale, dans le quartier de Namazgâh, se trouve l’Agora, construite à l’époque hellénistique et rebâtie par Marc-Aurèle au IIe siècle après le tremblement de terre qui l’avait détruite. A l’origine, la place était entourée d’arcades qui abritaient des magasins et des dépôts.

Au nord de cette place s’élève une basilique longue de 160 m, composée de deux étages avec des voûtes bien conservées. Dans l’Agora elle-même se dressent deux statues de marbre – celle de Poséidon (Neptune) et celle de Déméter (Cérès) – qui devaient probablement faire partie d’un autel.

A l’ouest, contiguë à l’Agora, s’élève la partie ancienne de la ville comprenant un grand nombre de petites boutiques. Izmir compte également d’anciens caravansérails tels que Kizlaragasi Hani et Çakaoglu Hani, qui datent du XVIIIe siècle, et plusieurs mosquées : Hisar Camii (1597), Kemeralti Camii (1671) et Sadirvan Camii (1636).

Izmir - circulation

Izmir – circulation

Près des quais, à l’ouest, se trouve la place Konak Meydani avec la Tour de l’horloge et la mosquée Konak Camii. La rue Atatürk, grande artère commerçante de la ville, part de la place. A proximité, le Musée archéologique (ouvert tous les jours de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h), offre une belle collection d’antiquités grecques et romaines découvertes sur les deux sites de la ville antique ainsi qu’à Pergame, Ephèse, Sardes, Aydin (Tralles), Mugla, Laodicée et Milet.

Au nord s’étendent les installations portuaires autour desquelles un important trafic maritime anime le quartier. A partir de là, le Fevzi Pasa Bulvarl traverse la ville vers l’ouest et conduit à la gare de Basmahani. Au nord de la gare se trouve le garage Basmahani duquel partent tous les autobus voyageant dans la région d’Izmir. Dans la gare, une annexe du Musée archéologique présente les résultats des fouilles effectuées dans les environs. Au nord de la gare, se dressent le Parc de la Culture et les bâtiments du Parc des expositions.

Aux environs d’Izmir
Cesme, sur la mer Egée, est une belle plage. En revanche, il convient de se méfier des plages trop proches du port à cause de la pollution. Bayrakli, au nord d’Izmir, est le site de l’ancienne Smyrne. Pour s?y rendre : prendre la route de Pergame le long de la baie de Bayrakli, puis tourner à droite pour se rendre à Tepekule.

La station balnéaire d’Inciralti et les sources d’Agamemnon constituent des sites intéressants. En quittant Izmir à l’ouest vers la banlieue de Göztepe et Güzelyall, la route aboutit quelques kilomètres plus loin à un carrefour. A gauche, la route prend la direction de la station thermale, dite « Sources d’Agamemnon » ; à droite, la route mène à Inciralti, ses belles plages et ses bons restaurants. En prenant tout droit, la route rejoint Urla, où se trouvent également des sources thermales A partir d’Izmir, des itinéraires touristiques permettent de visiter Pergame, Troie et Bursa, ou encore de gagner Istanbul, au nord.

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