La Préhistoire (-150 000 à -1 500)

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Thermes romains – Volubilis © icelight

Il y a environ 150 000 ans, au début du paléolithique moyen, le Sahara était une vaste savane ponctuée de lacs peu profonds et traversée par de grands fleuves. Les éléphants, hippopotames, rhinocéros et grands fauves africains y vivaient et les hommes circulaient aisément de l’Atlas au Niger vivant de cueillette et de chasse. Des vestiges de cette période ont été découverts dans le Sahara marocain, dans l’Atlas, au nord dans la région d’Oujda et au nord ouest du pays. Au IIIe millénaire, l’assèchement progressif du Sahara isola les populations d’Afrique du nord. Les premiers habitants furent les Berbères dont l’origine et la civilisation sont mal connues.

L’Antiquité : Carthaginois et Romains (-1 200 au Ve siècle)

Dès le XIIe siècle avant J.-C., les hardis navigateurs phéniciens vinrent établir des comptoirs sur la côte marocaine à Russadir (Mellila) et Tingi (Tanger). Ils s’aventurèrent même au-delà du détroit de Gibraltar puisqu’ils fondèrent Lixus sur la côte Atlantique à proximité de Larache. Ces ports assuraient leur prospérité en extrayant d’un coquillage, le murex, la pourpre tant prisée dans le monde antique. Fondée en 814 avant J.-C., la cité phénicienne de Carthage s’assura peu à peu le contrôle de la Méditerranée occidentale. Toute la région côtière qui s’étend des Aurès à l’embouchure du Drâa s’enrichit de l’influence carthaginoise et prit le nom de Maurétanie. La puissance romaine qui se développa en Méditerranée s’opposa à la civilisation carthaginoise et finit par l’abattre en détruisant Carthage en 146 avant J.-C. En Afrique du nord, l’influence romaine remplaça la carthaginoise. En 25 avant J.-C., l’empereur Auguste confia la Maurétanie au roi berbère romanisé Juba II, marié à Cléopâtre Séléné, fille d’Antoine et Cléopâtre. Son fils Ptolémée lui succéda mais il fut assassiné par Caligula à Rome en 40 après J.-C. et la révolte éclata contre la domination romaine. En 44, l’empereur Claude divisa le territoire en deux provinces romaines, de part et d’autre de la Moulouya : la Maurétanie Tingitane dont la capitale se trouvait à Tingis (Tanger) et la Maurétanie Césarienne (Oranie et Algérois). La Maurétanie Tingitane ne connut pas le même développement que la Maurétanie Césarienne, sauf à Volubilis au statut économique et politique particulier. Au début de notre ère, le dromadaire venu d’Arabie fut introduit en Afrique. Il permit aux Berbères de traverser le Sahara. Au IIIe siècle, c’est au tour du christianisme faire son apparition dans la région. Les révoltes berbères se succédèrent alors, surtout dans les villes et, en 285, l’empereur Dioclétien décida le repli dans la seule ville de Tingis. De nombreux petits royaumes berbères ont ainsi pu apparaître. En 429, les Vandales menés par Genséric débarquèrent à Tanger après avoir ravagé la Gaule et l’Espagne. Ils occupèrent aussi Ceuta mais ne pénétrèrent pas à l’intérieur du pays. Sous le règne de Justinien, l’empereur Romain de Byzance, les Byzantins reprirent le contrôle des côtes méditerranéennes. Mais d’autres conquérants se profilaient à l’horizon et qui cette fois ne vinrent pas de la mer.

Les conquérants arabes (VIIe et VIIIe siècles)

Après la mort du Prophète Mahomet en 632, les musulmans partirent à la conquête de l’ensemble du monde méditerranéen. En 681, l’un d’entre eux, Oqba Ben Nafi entra dans la légende. Parti de Kairouan en Tunisie, il lança son cheval au galop vers l’ouest et s’arrêta dans les flots de l’Atlantique à l’embouchure de l’oued Massa prenant Dieu à témoin de l’impossibilité d’aller plus loin. Cette épopée fut sans suite et c’est au VIIIe siècle seulement que les Arabes s’imposèrent convertissant les Berbères à l’Islam. De 711 à 713, les Arabes firent la conquête de l’Espagne ; l’un des chefs militaires, le Berbère Tarik qui les accompagnait, donna son nom à la montagne qui leur faisait face de l’autre côté du détroit et le Djebel Tarik est devenu par altération Gibraltar. L’autorité imposée par les Arabes aux populations berbères fut de plus en plus mal ressentie par ces dernières qui adoptèrent des doctrines schismatiques de l’Islam, telle que le Kharéjisme. L’avènement de la dynastie abbasside en 750 ne permit pas d’assurer un contrôle étroit sur les populations si éloignées de Bagdad et plusieurs petits royaumes se constituèrent : deux petits royaumes berbères dans la plaine de la Chaouïa (arrière-pays de Casablanca) ; un dans le Tafilalet dont la capitale Sijilmassa jouait un important rôle de ville caravanière et entretenait des relations commerciales avec les royaumes d’Afrique noire et enfin un petit royaume arabe fondé dans la région de Volubilis.

Une succession de dynasties (VIIIe-XVIIe siècles)

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Dar el Makhzen, Fes © amerune

Les Idrissides (VIIIe- IXe siècles)
En 789, Idriss Ier, un descendant d’Ali, le gendre du Prophète, contemporain de Charlemagne, fonda un royaume arabe et musulman dans la région de Volubilis. Il créa la ville de Fès mais son règne fut de courte durée, le calife abbasside de Bagdad l’ayant fait assassiner par empoisonnement en 792. Son tombeau dans la petite ville de Moulay-Idriss est toujours l’objet d’un pèlerinage. Son fils Idriss II, né deux mois après sa mort, lui succéda en 809. Il étendit son royaume et embellit Fès, sa capitale. A sa mort en 828, le royaume se disloqua en raison des querelles entre les héritiers.

Les Almoravides (XIe-XIIe)
Au XIe siècle, des moines guerriers de la tribu berbère des Sanhandja en Mauritanie contrôlèrent la route caravanière du Sahara occidental et étendirent leur influence jusque sur la vallée du Drâa. Regroupés dans un ribat (monastère fortifié) autour d’un chef spirituel, ces hommes qui se proclamaient eux-mêmes Al Morabitoun (ceux du ribat) devinrent par déformation les Almoravides. Ils déferlèrent sur le Maroc au nom du Djihad (la guerre sainte) parce qu’ils trouvaient que les Berbères avaient été trop superficiellement islamisés et en 1054, ils prirent la ville de Sidjilmassa dans le Tafilalet. En 1062, leur chef Youssef Ben Tachfine fonda Marrakech au pied de l’Atlas, puis il prit Fès et gagna l’Espagne où il aida les émirs locaux à repousser la Reconquista des chrétiens espagnols. A sa mort en 1106, le royaume qui s’étendait du sud de l’Espagne au Sahara entama son déclin. Cependant, les diverses influences saharienne, marocaine et andalouse permirent l’émergence d’un art spécifique et favorisèrent la prospérité économique.

Les Almohades (XIIe-XIIIe)
C’est encore une réaction religieuse qui est à l’origine de la nouvelle dynastie qui régna sur le Maroc. Les Almohades (les unitaires) accusèrent les Almoravides de s’être éloignés de la pureté originelle de l’Islam. Cette nouvelle guerre sainte descendit de l’Atlas où, Ibn Toumert, un Berbère, fonda le ribat de Tin Mal en 1125. Ce prédicateur rallia à ses idées les tribus de l’Atlas qui formèrent l’armée menée par son disciple et successeur Abd el Moumen. De 1140 à 1147, les Almohades conquirent le royaume almoravide, prenant les principales villes jusqu’en Andalousie et établissant leur capitale à Marrakech. En 1162, Abd el Moumen adopta le titre de calife. L’ordre régnait dans son royaume où il créa des universités. Il répandit en Afrique du nord la civilisation musulmane d’Espagne. Son fils et son petit-fils furent eux aussi de grands souverains : Abou Yacoub Youssef (1163-1184) poursuivit le développement artistique entrepris par son père ; Youssef Yacoub el Mansour (1184-1199) transféra sa capitale à Rabat où il entama la construction de la mosquée Hassan, inachevée. Le fils d’Abou Youssef subit des revers en Espagne, il fut battu par le roi de Castille en 1212. Affaibli par les guerres, les Almohades firent appel à des nomades zénètes venus du Sahara qui, profitant de leur faiblesse, se retournèrent contre eux.

Les Mérinides (XIIIe-XVe)
Sous la conduite de leur chef Abou Yahia (1248-1258), ils prirent le c’ur du Maroc s’établissant à Fès. Avec Abou Youssef Yacoub (1259-1286), leur royaume s’étendit jusque sur le Drâa, le Sous et le Tafilalet. Le dernier souverain almohade ayant trouvé la mort lors de la prise de Marrakech en 1269, les Beni Merin fondèrent une nouvelle dynastie, les Mérinides. Cependant ils n’arrivèrent pas à restaurer entièrement l’unité du royaume almohade. Au début du XIVe siècle, ils devinrent suffisamment puissants pour organiser une flotte importante, armer des corsaires et encourager les arts et les lettres. Au XVe siècle, des crises de successions minèrent la dynastie et le royaume perdit tout contact avec l’Espagne, définitivement reconquise par les chrétiens après la chute de Grenade en 1492. La dynastie apparentée des Ouattasides qui succéda aux Mérinides favorisa l’installation des Européens en plusieurs points du littoral, mais perdit tout crédit auprès des populations et s’éteignit en 1548.

Les Saadiens (XVIe-XVIIe)
Au contact des chrétiens, les sentiments religieux se radicalisèrent. Les Saadiens, venus des confins sahariens, menèrent la guerre sainte contre eux. En 1541, ils chassèrent les Portugais d’Agadir ce qui leur permit de mieux affirmer leur dynastie. En 1578, Ahmed el Mansour (1578-1603) empêcha l’empire ottoman d’étendre son influence sur le Maghreb occidental puis s’empara des régions sahariennes du Touat et du Gourara. En 1581, il lança une expédition victorieuse sur Tombouctou et Gao qui lui permit de contrôler les routes commerciales transsahariennes, notamment celle de l’or du Soudan et des esclaves. Sa richesse lui valut le surnom de ed Dehbi (le doré) et sous son règne et celui de ses successeurs, le Maroc connut une grande prospérité. Au XVIIe siècle, les derniers morisques ayant refusé de se convertir au christianisme et chassés d’Espagne affluèrent au Maroc, en Algérie et Tunisie. Mais le pouvoir déjà ruiné ne sut pas tirer parti de cet apport.

Une dynastie toujours régnante

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Meknes – Mausolée de Moulay Ismail © icelight

La dynastie des Alaouites, originaire de Sijilmassa dans le Tafilalet, règne encore sur le Maroc. Descendants d’Ali, le gendre du Prophète, d’où leur nom d’Alaouites, ces chérifs menaient une vie exemplaire contrastant avec celle des derniers Saadiens. Moulay Rachid (1664-1672) s’empara du nord du Maroc et installa sa capitale à Fès. Son successeur Moulay Ismaïl (1672-1727) bénéficia d’un règne long de 55 ans pour étendre ses conquêtes, construire des kasbas sur les territoires rebelles, repousser les Turcs d’Alger, chasser les Anglais de Tanger (1684) et les Espagnols de Larache et Mehdia. Il déplaça sa capitale à Meknès qu’il embellit considérablement. Ses successeurs ne s’imposèrent pas tous avec le même succès et connurent des révolutions de palais ainsi que la montée de pouvoirs féodaux. Mohamed ben Abdallah (1757-1790) fonda Essaouira et chassa les Portugais d’El Jadida. Moulay Abderrahman (1822-1859) échoua contre Bugeaud à la frontière algérienne en 1844. Moulay Hassan (1873-1894) tenta de composer avec les velléités d’autonomie des féodaux et l’expansionnisme des Européens.

Les rivalités européennes (1894-1912)
En 1894, le souverain du Maroc, Moulay Abd el Aziz, qui monta sur le trône âgé de 14 ans, dut faire face à plusieurs révoltes dans son royaume. Dès 1903, le général Lyautey profita de cette faiblesse pour prendre des régions marocaines frontalières de l’Algérie. Ces prétentions françaises sur le Maroc inquiétèrent les autres puissances européennes : en 1904, la France laissa officiellement le champ libre à la Grande-Bretagne en Egypte et reçut en contrepartie la liberté d’agir au Maroc. Elle négocia avec l’Espagne une zone d’influence limitée aux régions sahariennes qui deviendront le Sahara espagnol. L’Allemagne s’insurgea de ces accords et Guillaume II débarqua à Tanger en mars 1905. Ce coup d’éclat décida la tenue d’une réunion internationale à Algésiras. Un accord dit Acte d’Algésiras, signé en 1906 par les puissances européennes, dont la Russie, et les Etats-Unis, préserva pour quelques années encore l’indépendance du Maroc et accorda à tous les pays signataires le droit de commercer avec lui.

Le Protectorat français (1912-1955)
L’autorité de Moulay Abd el Aziz se révélant de plus en plus précaire des mouvements internes de rejet des Européens se manifestèrent, telle la révolte du Cheikh Ma el Aïnin dans la seguia el Hamra avec le soutien plus ou moins affirmé du sultan. En 1907, la France prit le prétexte de la sécurité de ses ressortissants pour occuper Oujda et l’arrière-pays de Casablanca. La même année, un frère du sultan, Moulay Abd el Hafid, révolté par la pression française dénonça le traité d’Algésiras et renversa le sultan. Il ne put recevoir les renforts de Ma el Aïnin et se trouva enfermé dans Fès. Cette situation décida l’intervention de la France dont les troupes entrèrent dans la ville en 1911. L’Allemagne envoya en man’uvre d’intimidation une canonnière devant Agadir obligeant la France à négocier. En échange elle obtint une partie du Congo. La libération de Moulay Abd el Hafid n’empêcha pas sa déposition au profit de son demi-frère Moulay Youssef. Le 30 mars 1912, la convention de Fès institua un protectorat français sur le Maroc. Le général Lyautey fut nommé premier commissaire résident général de la France au Maroc (1912-1925). La pacification dura jusqu’en 1934, particulièrement dans le Rif (1921-1926) où Abd el Krim, chef des tribus de la montagne tint tête pendant deux ans aux troupes espagnoles et françaises. En même temps, Lyautey s’appliquait à développer les infrastructures, l’agriculture et les exploitations minières. En 1942, le débarquement allié donna au Maroc une part active dans la libération de l’Europe. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, un mouvement d’opinion réclama l’indépendance sous l’autorité du roi. Le sultan du Maroc, Mohamed ben Youssef, sur le trône depuis 1927, affirma son soutien officiel au parti de l’Istiqal (Indépendance) en 1947. En 1953, il fut déposé par le commissaire résident général et envoyé en exil avec toute sa famille sur l’île de Madagascar. Il fut remplacé par un autre membre de la famille alaouite, Moulay Arafa, soutenu par le Glaoui, pacha de Marrakech. Cette décision suscita révoltes et troubles et en 1955, Mohamed ben Youssef fut rappelé d’exil pour négocier les conditions de l’indépendance. L’indépendance fut reconnue par la France et l’Espagne en 1956 et Mohamed Ben Youssef monta sur le trône du Maroc avec le titre de Mohamed V. Le royaume ne retrouva pas son intégrité territoriale : au nord Ceuta et Mellila restaient des territoires espagnols, de même que le Sahara occidental. Cependant la zone internationale de Tanger lui fut rattachée avec une période transitoire destinée à aménager le changement économique.

Le Maroc aujourd’hui

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Dromadaires – Sahara marocain © Jean & Nathalie

Consensus national sur le Sahara Occidental
A la mort de Mohamed V en 1961, des suites d’une intervention chirurgicale, son fils Hassan II lui succéda. Extension de la scolarisation, réforme agraire, industrialisation, plein emploi… furent autant d’objectifs que se fixa le nouveau gouvernement. Face à la contestation intérieure, le roi proclama en 1965 l’état d’exception et assuma seul le pouvoir jusqu’à la promulgation de la constitution en 1972. Il échappa à deux attentats en 1971 et 1972. Un des objectifs d’Hassan II était de redonner au royaume chérifien ses frontières « historiques » incluant le Sahara Occidental riche en phosphates. En 1965, l’Espagne se retira au sud du cap Juby et en 1969, elle rendit l’enclave d’Ifni. En 1970, le Maroc et l’Algérie réglèrent leur différend frontalier. Mais en 1974, avant même que les Espagnols se soient retirés du Sahara Occidental, le roi mobilisa 350 000 volontaires pour la Marche Verte afin de contrer la création d’une république Sahraouie soutenue par l’Algérie. En 1975, la signature d’un accord à Madrid avec l’Espagne et la Mauritanie permit au Maroc de reprendre une partie du Sahara occidental. Le conflit se radicalisa et des affrontements eurent lieu entre le Front Polisario et l’armée marocaine. Les relations diplomatiques furent rompues avec l’Algérie qui reconnut en 1976 l’existence d’une république Sahraouie au nom du respect des frontières reconnues par l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine). En 1979, la Mauritanie se retira et progressivement l’idée d’un référendum d’autodétermination proposé par l’ONU fit son chemin bien qu’il soit continuellement repoussé. Les relations avec l’Algérie ont été rétablies en 1988 et des contacts pris avec les chefs du Polisario.

Vers un apaisement des tensions sociales
Les tensions sociales se sont aiguisées dans les années 1980 et au début des années 1990. Encore très agricole, une partie de la population du Maroc souffre de pauvreté et son taux de chômage atteint les 16%, touchant surtout les jeunes. Des émeutes en 1981 à Casablanca, 1984 à Marrakech et 1988 et 1990 à Fès ont témoigné de ces difficultés. Des réformes économiques ont ensuite été engagées pour permettre de renforcer le secteur privé. Sur le plan politique, la fermeture du bagne de Tazmamart et la libération d’Abraham Serfaty, le plus ancien des prisonniers politiques, en 1991, ont montré la volonté d’ouverture du roi. En octobre 1992, Hassan II s’est engagé à lutter contre les trafiquants de drogue du Rif et à empêcher le passage clandestin du détroit de Gibraltar. Malgré l’attentat commis en août 1994 dans un hôtel contre des touristes espagnols, le Maroc a souhaité dès cette époque nouer une relation aussi étroite que possible avec l’Union Européenne. Á la mort du roi Hassan II en juillet 1999, son fils Mohammed VI lui succède avec des promesses d’élections et de libéralisme économique. Les élections législatives de 2002 confirment cette ouverture malgré l’émergence d’un parti islamique modéré. Ce scrutin porte au pouvoir l’USFP (Union Socialiste des Forces Populaires). En août 2002 avec l’occupation de l’îlot Persil, resurgit le problème des possessions espagnoles au Maroc (Ceuta, Melilla) ; ce conflit est toujours en suspens.

 

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