Mosquée Bleue - Istanbul

Mosquée Bleue – Istanbul

Une multitude de cités-Etats

Au troisième millénaire avant J.-C., l’Anatolie est partagée entre de petites cités-Etats construites autour de forteresses. Leur richesse provient de l’extraction des métaux et de leur technique métallurgique très sophistiquée, comme le montrent les trésors royaux des tombes d’Alacahöyük et de Troie.

Les Grecs fondent une colonie

Au VIIe siècle av. J.-C., les premiers Grecs s’installent sur la côte égéenne (Ioniens, Doriens). Parmi eux, le guerrier grec Byzas donnera son nom à Byzance, centre de la nouvelle colonie. Les périodes d?occupation grecque et d?indépendance vont alors se succéder. L?influence de Byzance grandit néanmoins sur les eaux méditerranéennes. Parallèlement, toujours au début du VIIe siècle av. J.-C., les invasions des Cimériens détruisent Gordion et la Phrygie. Dans le vide créé, Gygès fonde le royaume Lydien à partir de Sarde. Le début du VIe siècle marque la fin du royaume d’Ourartou.

Rome et Byzance

En 324, Byzance, rasée plus d’un siècle auparavant, est à nouveau debout. L’empereur romain Constantin Ier la choisit pour capitale de son empire et la rebaptise Constantinople. En 395, au partage de l’empire, la ville devient capitale de l?empire d’Orient qui survit à l’effondrement de Rome en 476. Durant près d’un millénaire, Constantinople est le siège de l’Empire byzantin à la brillante civilisation qui domine le Proche Orient et s’étend en Europe et en Afrique du Nord.

Les Turcs attaquent

Le XIe siècle est marqué par des attaques répétées des Vikings et des Seldjoukides, famille dirigeante de la tribu turque des Ghuzz, protecteurs du calife de Bagdad et exerçant la réalité du pouvoir en Iran et en Irak. Les croisades amènent leur lot de combats et d’instabilité politique. Cette période, qui voit une apogée culturelle, est cependant marquée par le recul territorial de l’Empire byzantin. Menacée par les Ottomans du côté des Balkans comme du côté asiatique, Constantinople tombe en 1453.

Apogée de Soliman

Au XVIe siècle, le règne de Süleyman (Soliman le Magnifique) marque l’apogée de l’Empire ottoman. Le sultan organise ses conquêtes et poursuit son avance en Europe. En 1521, il s’empare de Belgrade. En 1529, il assiége Vienne après avoir annexé la Hongrie. Il échoue devant la résistance de la capitale autrichienne. En 1533, les campagnes orientales contre la Perse assurent la possession de l’Azerbaïdjan et de la Mésopotamie. A l’ouest, les corsaires turcs prennent Alger et Tunis. Mais la fin du règne de Süleyman est marquée par un échec devant l’île de Malte. A Istanbul – nouveau nom de Constantinople -, Süleyman fait construire par l’architecte Sinan de nombreuses mosquées, des bains et des écoles. Parmi ces merveilles, le superbe ensemble de la Süleymaniye est érigé.

Mustapha Kemal Atatürk

Mustapha Kemal Atatürk

Déclin et fin des Ottomans

Assoiffés de conquêtes, les successeurs de Soliman doivent effacer de nombreuses défaites. Par ailleurs, l’empire, devenu tentaculaire, connaît des révoltes et les intrigues du palais déstabilisent le pouvoir. C’est alors que la Russie, grand voisin du nord, fait son apparition sur la scène internationale et n’octroie aucun répit durant le XIXe siècle. En Europe comme à l »Orient, l’empire se délite, forçant le pouvoir central à une dure répression, comme celle que subissent les Arméniens en 1915. Des efforts de modernisation tentent parallèlement de faire évoluer la société.

Une république laïque

Devant les pertes de l’empire, divers mouvements éclatent : idéologie panislamique d’Abdulhamid II, libéralisme puis panturquisme ultranationaliste des Jeunes Turcs. Après la défaite de 1918 aux côtés de l’Allemagne, Mustafa Kemal « Atatürk » prend le pouvoir, supprime l’empire et instaure une république laïque. C’est le début de l’étatisation de l’économie, les transports sont nationalisés, des complexes industriels d’Etat créés.

 

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