Søren Kierkegaard (Copenhague) © dalbera

Søren Kierkegaard (Copenhague) © dalbera

Nikolai Frederik Severin Grundtvig (1783-1872) 
Pasteur théologien, membre du Parlement de 1849 à 1858, il est le fondateur des Højskoler. Ces établissements de formation continue subventionnés qui dispensent toutes sortes d’enseignement, de la couture à la philosophie, en passant par l’œnologie et la lecture des cartes, ont contribué à élever sensiblement le niveau général d’instruction des Danois.

Hans Christian Andersen (1805-1875) 
On oublie souvent l’origine des contes d’Andersen tant ils appartiennent au patrimoine universel. Fils d’une lavandière et d’un sabotier, leur auteur était originaire d’Odense. Sa vie ressemble à ses contes qui en sont d’ailleurs largement inspirés : 168 au total, dont La Petite SirèneLe Vilain Petit Canard, ou encore La Petite Marchande d’allumettes. Il a écrit aussi des nouvelles, des pièces de théâtre, des poèmes et des récits de voyages.

Søren Kierkegaard (1813-1855) 
Considéré comme le père de la philosophie existentialiste, il présente une conception de la vie essentiellement centrée sur l’expérience individuelle. Son œuvre traite du passage, toujours conditionné par le choix et la responsabilité individuelle, entre les stades esthétique, éthique, et religieux de l’existence. Ses œuvres les plus connues sont Le Journal d’un séducteur, l’Alternative, Crainte et Tremblement, Les Stades sur le chemin de la vie.

Nina Bang (1866-1928) 
La première femme ministre du monde, nommée à l’Education en 1924, était marxiste et social-démocrate. Elle milite pour le droit de vote des femmes, mais sans jamais rejoindre la cause féministe qu’elle juge trop embourgeoisée. La lutte pour la parité s’inscrit à ses yeux dans la logique de la lutte des classes, et les « féministes » ne défendent pas selon elle la cause de toutes les femmes. Elle traduit Le Capital en 1900, et signe une biographie de Karl Marx en 1918.

Niels Bohr (1885-1962) 
Il reçoit le prix Nobel en 1922 pour sa théorie de la structure atomique. Les travaux qu’il mène sur la physique quantique le conduisent à étudier les expériences d’Otto Hahn et de Fritz Strassmann, dont il comprend l’importance en 1939. Il démontre plus tard que l’uranium-235 est l’isotope de celui qui subit la fission nucléaire. Malgré l’interdiction de quitter le Danemark occupé par les Allemands, il se rend en 1943 aux Etats-Unis où il participe à la construction de la première bombe atomique dans le cadre du Projet Manhattan.

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