A l’instar d’autres zones montagneuses du Proche-Orient, le Mont -Liban a joué le rôle de refuge pour une multitude de sectes dissidentes de la chrétienté et de l’islam qui ont fait souche dans les vallées encaissées des hauteurs. Sous les Byzantins ou les Empires musulmans, le littoral, par contre, fut toujours plus soumis au pouvoir central comme son peuplement traditionnellement grec- orthodoxe et sunnite en témoigne.

Avant la guerre, de nombreuses zones mixtes existaient en ville et dans les campagnes. Actuellement, la ségrégation confessionnelle est beaucoup plus stricte depuis que chaque communauté s’est repliée sur un territoire dont les milices ont fait des fiefs confessionnellement « épurés ». On a l’habitude d’estimer la répartition confessionnelle au Liban à 40 % de chrétiens et 60 % de musulmans et de sectes issues de l’islam.

En soi, ces chiffres ont peu de signification car ils incluent dans un même ensemble des groupes très divers et qui ne font pas bloc. En premier lieu, les chiites (26 %) sont devenus les plus nombreux au cours du XX e siècle. Peuplant avant la guerre les régions agricoles du Sud et de la Bekaa, ils sont aujourd’hui concentrés dans la banlieue sud de Beyrouth.

Oubliés du Pacte national, ruraux et pauvres, ils se rassemblent dans les années 1970 derrière le Mouvement des déshérités fondé par l’imam Moussa Sadr. Mais la version plus politique du chiisme, telle qu’issue de la Révolution iranienne de 1979, conduit à la prépondérance actuelle du Hezbollah financé par Téhéran.

Aujourd’hui, les organisations politiques chiites prennent en charge efficacement les habitants démunis de la périphérie de Beyrouth. Le Hezbollah a fait aussi figure de défenseur de la cause nationale en continuant de combattre l’occupation israélienne jusqu’en juin 2000. Encore une fois, ce n’est pas l’Etat qui fournis des services ou défend l’intégrité des frontières du pays, mais un groupe confessionnel qui s’y est substitué.

Les sunnites (20 %) constituent le deuxième groupe en termes démographiques. Contrairement aux chiites, ils ne possèdent pas de clergé et sont peu organisés en matière communautaire. Durant la guerre, ils n’eurent d’ailleurs pas de milice.

Traditionnellement installés dans les villes du littoral, les sunnites sont plutôt des marchands ou des fonctionnaires qui forment la moyenne et la grande bourgeoisie musulmane. On note chez eux une tendance marquée au panarabisme et un désir ancien de rapprochement avec la Syrie où ils ont des liens familiaux.

Les maronites (23%), après avoir été dans les années 1930-1950 la principale communauté du pays, sont à présent au troisième rang. Installés dans la Montagne depuis le VIII e siècle, ils ont accumulé un avance éducative et économique certaine grâce à la présence missionnaire et française. Ils furent et sont toujours les défenseurs d’un Liban indépendant de la Syrie, plus proche de l’Occident et moins marqué par une identité musulmane.

Leur division en factions familiales d’origine féodale dont chacune défend sa région et sa prééminence explique aussi les affrontements inter chrétiens durant la guerre. Religieusement, ils se rassemblent derrière un patriarche.

La région d’origine des druzes est le Chouf depuis le XI e siècle. Ils ne forment que 7 % de la population mais ont joué un rôle majeur dans l’histoire du Mont- Liban. Avant la guerre, ils étaient rassemblés derrière un leader pro palestinien et néo marxiste qui rassemblait bien au-delà de sa communauté. Les druzes se sont factionnalisés durant la guerre et demeurent très soudé autour de la famille Joumblatt. A l’inverse des maronites, c’est cette union qui fait leur force.

Quant aux autres communautés, elles comptent moins de 5 % de membres et ne sont guère des forces politiques. Les plus notables sont : les grecs- orthodoxes, depuis longtemps liés aux marchands et fonctionnaires sunnites et tout aussi panarabes qu’eux ; les Arméniens qui se réfugièrent à Beyrouth par vagues depuis la fin du XIX e siècle pour fuir les massacres turcs ; les alaouites du Akkar qui ne firent pas parler d’eux durant la guerre ; enfin, la petite et ancienne communauté juive de Beyrouth et Saïda qui a fondu comme neige au soleil depuis les années 1950.

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