C’est l’archipel le plus éloigné de Tahiti et de loin le moins touristique de toute la Polynésie. Pourtant, il ne manque ni d’attraits ni de particularités. Parmi ces dernières, deux sont d’ailleurs d’importance : les Gambier sont le berceau du catholicisme en Polynésie et c’est des lagons de cet archipel qu’est originaire la nacre perlière si importante aujourd’hui dans le paysage économique de la Polynésie.

Mangareva 

La plus grande île des Gambier est pratiquement la seule des 14 îles montagneuses qui composent l’archipel à être habitée.

L’île volcan 
Mangareva est en fait le sommet émergé d’un vaste massif volcanique effondré qui avait autrefois la taille de l’archipel tout entier. Les autres îles ne sont d’ailleurs que des pitons secondaires de ce même massif presque intégralement submergé. Du haut du mont Duff, plus haut sommet de l’île (441 m), on peut visualiser cet ensemble aujourd’hui disparu. La traversée du lagon, depuis le « motu » Totegegie, où se trouve l’aéroport, permet d’admirer la silhouette verdoyante de l’île, étonnant mélange de végétation tropicale sur la côte et de sapins dans les hauteurs.

Wooden Carving © Cliff

Wooden Carving © Cliff

Rikitea 
En atteignant la capitale, on découvre la route bordée de grands acacias, le long de laquelle s’échelonnent les habitations et les bâtiments administratifs.

Cathédrale Saint-Michel 
Elevée en 1848 sous les auspices du père Laval, c’est la particularité de la ville et de l’île. Cet énorme bâtiment entièrement construit en blocs de corail, le plus beau et le mieux conservé de Polynésie dans son genre, mérite d’autant plus le détour que son autel, véritable bijou d’ornementation, est richement décoré de perles et de nacre.

Le tour de l’île 
On ne manquera pas de s’arrêter, d’abord, en direction du lagon, dans la cour de l’école communale, où se dresse la tour du Roi, ensemble comprenant les vestiges d’un arc de triomphe, d’un palais royal, d’un hangar à pirogues et, dans le lagon, d’un ancien vivier.
On passera aussi par le cimetière Saint-Pierre, qui abrite le mausolée du dernier roi de Mangareva.
Un peu plus loin, un portail en forme d’arc de triomphe marque l’entrée de l’ancien couvent de Rouru, en ruines. De là, on peut sans difficulté grimper vers le col Atuiti à travers une forêt de fougères et de pins.

Vers le mont Duff 
Pour y accéder, mieux vaut partir de bonne heure de Rikitea pour éviter la chaleur et être accompagné d’un guide pour ne pas se perdre dans la végétation du début de randonnée. D’en haut, la vue est superbe sur les baies, le lagon et les îles alentour.

Côte ouest
 
Les sentiers de la côte ouest permettent de partir à la rencontre de quelques baies sublimes, comme celle de Gatavake, avec l’îlot Rumarei, où les anciens cannibales, dit-on, déposaient les ossements de leurs victimes, ou encore celle d’Apeakava, qui compte quelques fermes perlières.

Taku 
On ne manquera pas de visiter la chapelle Saint-Joseph, construite en 1836 et entretenue par une famille polynésienne vivant à proximité.

Les autres îles 

La particularité commune au reste des Gambier réside dans l’empreinte qu’y a laissée le père Laval, avec de nombreux édifices religieux étonnamment bien conservés.
Mais ces îles recèlent également d’autres trésors : Aukena et sa magnifique plage de sable blanc, l’une des plus belles de Polynésie au dire des spécialistes, Akamaru et son lagon admirable qui n’a rien à envier à celui de Bora Bora, Taravai et sa végétation luxuriante, Temoe et ses multiples sites archéologiques.
De nombreux motu entourent le complexe volcanique des Gambier et son immense lagon. A l’est de l’île d’Aukena, la lagune de sable blanc de Tauna, peuplée d’oiseaux de mer les plus divers, constitue l’un des biotopes les plus étonnants de l’archipel.
Enfin, dans le sud des Gambier, la petite île de Kamaka est la propriété privée d’un Américain qui y vit avec sa famille en véritable Robinson Crusoé.

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