Chinguetti et ses environs

A 80 km à l’est d’Atâr.
La plus célèbre ville caravanière de l’Adrar apparaît comme un rêve. Cité historique, elle a été classée au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1996. Fondée à la fin du XIIe siècle, elle fut tout à la fois un important centre du commerce caravanier entre l’Afrique du Nord et l’Afrique noire, et la plus grande métropole culturelle de la région. Son appellation serait issue de la langue sarakolé – nom d’une tribu issue des rives du fleuve Sénégal – et signifierait « l’endroit où les chevaux viennent boire ».
Septième ville sainte de l’islam, les musulmans de Mauritanie s’y rassemblaient autrefois avant leur départ pour le long pèlerinage de La Mecque. Au début du XXe siècle, peuplée de 20 000 habitants, la ville comptait onze mosquées, qui étaient fréquentées par de nombreux érudits. Après une longue période de désaffection, Chinguetti est aujourd’hui devenue un haut lieu du tourisme mauritanien et voit sa population de nouveau augmenter.

La cité

Chinguetti est séparée en deux par un oued, aujourd’hui asséché : d’un côté, la vieille ville avec sa mosquée datée du Xe siècle, de l’autre la ville nouvelle. Les rues sont envahies par le sable de la grande mer de dunes, aux portes de la ville.

Suivez le guide !

La demeure de Mohamedou Ould Melaïne est bien connue des voyageurs. Sa Maison du Bien-Etre a été en effet la première auberge de Chinguetti ouverte aux touristes.

Chinguetti la vieille

La ville ancienne est encadrée de deux palmeraies. Certaines maisons sont occupées seulement durant la guetna, lorsque les natifs de la région reviennent de Nouakchott pour participer à cette fête de la cueillette des dattes. Les habitations sont toutes construites suivant un plan similaire. Le matériau utilisé est le banco local, de couleur ocre, et le toit est composé de troncs et de branches de palmiers dattiers.
L’unique porte, qui donne sur la rue, est faite de planches grossières et est fermée par des serrures en bois monumentales. L’entrée jonchée de sable fin comporte une banquette pour le gardien de la maison. Enfin, autour de la cour se distribuent les différentes pièces d’habitation.
A 1 km de la localité, vers Ouadâne, en empruntant le lit de l’oued en direction de l’est, on trouve les mines de banco où les habitants de Chinguetti récupèrent la terre glaise destinée à la construction de leurs maisons.

Cimetière

Le lieu offre une véritable rétrospective historique et culturelle de la cité. Très sobres, les sépultures comportent une simple pierre gravée au nom du mort. Leur examen est enrichissant : on y voit les différents styles de calligraphie utilisés.

Ancienne mosquée

L’entrée est interdite aux nonmusulmans, mais il est possible d’en apercevoir l’intérieur à l’heure de la prière, depuis les terrasses des maisons voisines.
Les Mauritaniens s’y réunissaient avant de partir en caravane en pèlerinage à La Mecque. Datée du Xe siècle, la mosquée a été restaurée dans les années 1980. La vieille ville s’articule en une multitude de ruelles autour de ce bâtiment.
La bâtisse est constituée d’un minaret quadrangulaire aminci vers le haut et surmonté d’une corne à chaque angle et au centre. Ces dernières sont prolongées par une courte tige de bois dans laquelle est enfoncé un œuf d’autruche, signe bénéfique au Sahara. La mosquée comporte sur sa façade des décors traditionnels triangulaires en pierre.

Chinguetti la neuve

De l’autre côté de l’oued, l’agglomération moderne présente ses bâtiments administratifs et ses écoles. Sur la grande place du marché se dresse un château d’eau édifié par le président libyen Kadhafi, et qui, de loin, évoque la forme d’un minaret. Celui-ci est malheureusement devenu inutile car la nappe qui l’alimentait s’est tarie. Le marché fourmille de bijoux en argent, mais ces comptoirs sont essentiellement destinés aux touristes et la qualité est souvent médiocre. Grâce au tourisme, la population de la ville nouvelle augmente.
Les potagers s’y développent, irrigués grâce à des pompes alimentées par des panneaux solaires. Ces plantations permettent aussi de lutter efficacement contre l’ensablement en fixant les dunes. Signe de son développement et preuve de son importance, la cité compte la seule école communale de la région, à 80 km à la ronde, si l’on excepte évidemment les écoles coraniques.

La préservation des trésors du désert

Un grand travail d’identification de ces ouvrages du passé a commencé depuis une dizaine d’années. Fiers de l’héritage almoravide, les Mauritaniens sont sensibles à la préservation de leur héritage culturel. Les familles possédant des manuscrits anciens ont donc consenti à les faire microfilmer ou scanner. En échange, elles obtiennent la restauration de leurs ouvrages, qui seront ensuite déposés dans leurs bibliothèques qui se résument souvent à de modestes petites salles aux étagères branlantes.
Une partie de la mémoire du monde arabe est là, sous les reliures de cuir usées par de nombreuses générations de lecteurs, par le sable et le vent, conservée précieusement depuis plusieurs siècles.

Les manuscrits de Chinguetti

Haut lieu d’érudition, la ville a été surnommée la « Sorbonne du désert ». Dans les rues étroites, envahies par le sable, se trouvent les fameuses bibliothèques. Généralement, c’est le patriarche de la famille qui dévoile au voyageur son trésor, des manuscrits rares et anciens, que les caravanes des marchands ont rapportés du monde entier durant des siècles.

Bibliothèques

Actuellement, une dizaine de bibliothèques sont recensées. Elles renferment des manuscrits copiés sur place ou achetés au Moyen-Orient et au Maghreb aux siècles passés, certains remontant au IXe ou Xe siècle. Un recensement non exhaustif effectué en 1951 établissait l’existence de 850 ouvrages. La bibliothèque Habott est sans doute la plus prestigieuse. Une fondation a même été créée en collaboration avec des chercheurs français afin de préserver au mieux ses manuscrits.

Des témoignages sur la vie nomade

Ces ouvrages, posés dans des coffres en bois rongé ou empilés sur des étagères de fortune, traitent de sujets sacrés (sciences du Coran, traditions du Prophète, droit musulman, théologie), mais aussi profanes (biographies d’illustres savants, monographies de tribus, anthologies, traités de grammaire ou de philosophie, astronomie, médecine…).
Les œuvres, rédigées à la main à l’aide d’un calame de roseau, souvent à l’encre noire, sont parfois surchargées de commentaires, écrits à l’encre verte ou rouge dans la marge. Elles présentent une valeur artistique certaine : enluminures dorées, copies d’auteur, manuscrits sur peaux de gazelle… En outre, un grand nombre de documents historiques – lettres, jugements et actes notariés – différemment conservés permettent de retracer l’histoire de la cité et du monde saharien environnant. Parmi les plus remarquables, souvent richement enluminés, on note celui que l’on nomme le Bu aïn çafra, « celui qui a l’œil jaune », sur lequel les anciens chefs faisaient prêter serment aux justiciables.
Le plus ancien est un ouvrage de théologie composé par l’écrivain andalou Abu al-Hilal al-Askari, en 480 de l’hégire, c’est-à-dire 1087 de l’ère chrétienne.

Aux environs de Chinguetti

Le désert qui entoure Chinguetti ajoute encore à son mystère et pousse à l’aventure… Aux abords de la ville, on aperçoit les grandes dunes de l’Ouarâne, immense ensemble dunaire qui se prolonge jusqu’à la frontière du Mali, à plus de 600 km de là. Le désert s’étend à perte de vue. A l’est, commencent les grands ergs qui rejoignent Ouadâne.

Abweir

A 4 km de Chinguetti.
Cette ville se situe quelque part sous un cordon de dunes. Construite au VIIIe siècle, elle est en quelque sorte l’« ancêtre » de Chinguetti. Elle a été complètement engloutie sous le sable. Un pan de mur émerge néanmoins parfois au gré d’une tempête de sable. Cette présence permet aux Mauritaniens de ne jamais oublier que le même genre de menace pèse sur Chinguetti.

Ouadâne et ses environs

A 100 km à l’est de Chinguetti.
Construite à flanc de falaise, la cité vit encore dans le souvenir de ses medersas, grandes écoles coraniques qui ont fait sa réputation. D’après les chroniques anciennes, elle aurait été fondée aux Xe-XIIe siècles par la tribu berbère Idaw el-Hadj, qui civilisa ce point extrême de l’Adrar, sur la route directe entre le Soudan, le monde arabe, les salines d’Idjil, et les oasis du Touât sur le chemin de La Mecque.
Après l’installation des comptoirs européens dans le golfe de Guinée et l’amoindrissement des capacités du commerce transsahacheurs rien, elle continue à subsister grâce au commerce du sel extrait de la sebkha d’Idjil. Son déclin est lié à la progression des luttes tribales et des invasions arabes. Les conditions de vie, particulièrement difficiles, rebutent désormais les potentiels nouveaux habitants. Mais peut-être le développement du tourisme les fera-il revenir ?

Une ville pilote

Depuis juin 1997, la ville fait l’objet d’une expérience-pilote menée par l’association Hydraulique sans frontières. Le projet vise à rapprocher les différentes institutions impliquées dans les actions d’aide au développement durable liées aux ressources en eau (organisations internationales, ONG, bailleurs de fonds, structures et populations locales), et ce pour une meilleure flexibilité et une plus grande rapidité d’exécution.
Le site d’Ouadâne a été sélectionné en raison de son déficit en eau, mais également parce que l’Unesco y a déjà mené des actions de réhabilitation. Ainsi un forage de 60 m dans la nappe profonde a été réalisé pour approvisionner la localité en eau potable. Des techniciens mauritaniens ont été formés pour la maintenance.

La vieille ville

Centre culturel et religieux, Ouadâne a jadis connu une intense activité intellectuelle, notamment grâce aux nombreux savants, que l’on appelle ici des oulamas, qui y résidaient. Ces derniers pouvaient être jusqu’à quarante dans la même ruelle. L’étymologie même de son nom est significative : « la cité des deux oueds, l’oued du savoir et l’oued des dattes ».
Des ouvrages historiques de grande notoriété y ont vu le jour, tel le premier commentaire de l’abrégé de droit de Cheikh Khalil. Les nombreuses bibliothèques, qui comptent encore aujourd’hui plusieurs manuscrits de valeur, témoignent de ce passé illustre. On se perd facilement dans le dédale des ruines de l’ancienne cité. L’entrée se fait par une grande porte en bois sculptée.
L’architecture de la ville est remarquable, grâce notamment au matériau de construction des habitations : un grès coloré au grain fin. Les pierres sont taillées de telle façon que les murs soient au cordeau sans qu’il y ait apparemment de présence d’un mortier. Le puits fortifié qui permettait à la ville de soutenir un siège est toujours visible. Le remarquable ksar El-Khali domine la vieille ville sur son piton rocheux. Entouré d’une puissante muraille, il est considéré comme le tout premier site d’Ouadâne.

Suivez le guide !

Arrivez à Ouadâne juste avant le coucher du soleil et admirez les derniers rayons dorer les ruines de la vieille ville.

Mosquée

L’édifice religieux est édifié à flanc de colline sur forte pente. La cité n’était en effet pas assez vaste pour construire une mosquée au centre de la médina, comme de coutume en Mauritanie. La bâtisse est aujourd’hui en ruine mais on distingue encore plusieurs détails significatifs, comme les piliers de la salle de prière et le mihrab, qui indiquait aux fidèles la position de La Mecque.

La ville moderne

Seule la ville moderne est habitée désormais. Outre sa mosquée récemment rénovée, elle compte, comme Chinguetti, de belles bibliothèques du désert. La plus grande est celle de Sidi Mohammed Ould Abidine Sidi, qui est également le conservateur de la ville ancienne.

Palmeraie

Très plaisante, elle constitue le point d’accès à la nouvelle ville. De nombreuses auberges y sont installées. On y produit des carottes, des betteraves, des salades, des tomates… Ici, les femmes cuisinent la grande spécialité culinaire de la ville, le ksour, galette de blé que les Mauritaniens aiment utiliser pour recueillir la sauce de leurs plats. La confection de la boulette de ksour requiert un véritable savoir-faire !

Tin-Labbe

Après la traversée de l’oued Fourdhi, la piste débouche sur ce village de troglodytes. Les habitants ont en effet aménagé leurs maisons dans les nombreux abris-sous-roche. A l’intérieur, des murs enb torchis séparent les différentes pièces. Signe que la ville a des origines très anciennes : elle porte un nom d’origine berbère et les grottes présentent toujours des inscriptions en tifinagh, écriture touareg, qui datent d’une période antérieure à l’islamisation de la région.

Tenachert

A 10 km au sud d’Ouadâne.
Cette petite oasis un peu ignorée des touristes est pourtant agréable. Quelques khaïmas sont plantées ici et c’est le lieu idéal pour déguster un thé, allongé sur des nattes décorées de dessins géométriques, recouvertes de peaux de moutons. La véritable détente à la mauritanienne ! A proximité, des archéologues ont retrouvé des traces d’éléphants fossilisées, signe de l’ancienne faune qui existait dans la région.

Agadir

A 20 km à l’est d’Ouadâne.
Le fortin de la cité, en briques de banco, a des origines obscures. Cité dans les textes ibériques anciens, il a sans doute été fondé par des marchands portugais. Mais peut-être existait-il déjà à leur arrivée à la fin du XIVe siècle ? Ce site attire aujourd’hui les archéologues mauritaniens en raison du grand nombre de tessons de poteries disséminés tout autour de la fortification.

Un patrimoine en danger

L’Adrar regorge de « souvenirs » préhistoriques. Or ces sites exceptionnels, dont certains ne sont pas encore répertoriés, ont été mis à sac. Mais que faire quand un biface se vend 100 € sur Internet ? Le gouvernement s’est lancé dans la chasse aux pillards. De plus en plus de convois d’objets préhistoriques sont interceptés à la frontière avant qu’ils ne partent enrichir une collection privée. Il ne faut donc jamais acheter l’un de ces précieux objets, afin d’en décourager définitivement le commerce. Ils sont visibles et largement commentés au Musée national de Nouakchott.

Guelb El-Richat

A 40 km au sud d’Ouadâne. Il est conseillé d’indiquer son départ à la gendarmerie d’Ouadâne si l’on envisage de partir faire une excursion au guelb El-Richat.
Un terrain caillouteux très tourmenté donne accès à cette impressionnante formation géologique. Les scientifiques ont longtemps pensé qu’il s’agissait d’un cratère formé par l’impact d’une météorite. Mais le guelb El-Richat est un ancien volcan qui s’est effondré.
Il compte plusieurs cratères concentriques, mais se déploie à une échelle telle que l’on ne peut vraiment saisir son allure spectaculaire que sur des photos satellite. Au centre du guelb, une auberge locale quelque peu incongrue a été installée.

Aux environs

Ouadâne est la dernière agglomération avant de « se jeter » dans l’inconnu, le grand désert de la Majabat-al-Koubra. Sur l’ancienne piste, entre Ouadâne et Chinguetti, et non loin de l’oasis de Tenachert, se dressent encore d’anciennes constructions en ruine. Toute la zone comprise entre l’oued Rqawiya à l’ouest et l’impressionnant guelb El-Richat à l’est est couverte de vestiges archéologiques qui témoignent de l’ancienneté de la présence humaine.

El-Ghallaouiya

A 6 km au nord de guelb El-Richat.
Les premiers Mauritaniens, installés en Adrar il y a un million d’années, se sédentarisent au néolithique, à proximité de grands lacs, dans une sorte de savane peuplée d’éléphants, de rhinocéros, d’hippopotames, de girafes et d’antilopes. Les traces de pas fossilisées et les découvertes de bifaces, ainsi que de pointes de flèches, sont des témoignages exceptionnels de ce passé.
Le site est très riche en gravures rupestres, qui datent d’au moins 500 000 ans avant notre ère. Les peintures présentant des bovidés sont nombreuses et on compte jusqu’à soixante-quatre représentations de chars. Ne pas imiter pas les voyageurs qui ont aspergé certaines peintures rupestres d’eau pour faire ressortir les couleurs et qui les ont ainsi dégradées.

Désert de la Majabat-al-Koubra

Le reste de l’Adrar est constitué en grande partie d’alignements dunaires. A l’est de l’Adrar s’étend une grande région de sable, que le géographe Al-Bakri a appelée Al-Majabat-al-Koubra, « pays de la grande traversée » ou « étendue de la grande solitude ». Ce désert porte parfaitement son nom puisqu’il est particulièrement inhospitalier, ne comportant ni habitation, ni point d’eau.
Il atteint une superficie impressionnante : 1 000 km de long sur 500 km de large, soit 500 000 km2. Bien peu d’explorateurs se sont lancés à l’assaut de cette vaste terre hostile. D’ailleurs, les croyances locales lui attribuent la présence d’esprits malfaisants, appelés djinns, qui promettent mille morts à qui viendrait s’y aventurer et les déranger. Néanmoins, d’après les textes anciens, il existerait une piste qui traversait les sables du nord au sud, reliant le puits d’El-Mrâyer à Tîchît.

Les outils de Théodore Monod

« Ce que j’appelle mon diocèse, c’est l’Adrar mauritanien. » Durant tous ses voyages en Mauritanie, Théodore Monod, qui visita la région pour la première fois au début du XXe siècle, utilisa des outils et des appareils de mesure qu’il avait lui-même conçus.
Par exemple, son « tape-cul » lui servait à conserver les plantes ; son « boudin » lui permettait de recueillir des minéraux ; toutes sortes de bocaux renfermaient les insectes et autres animaux ; et cette « chambre claire » lui était utile pour dessiner le détail d’une falaise ou d’une vue panoramique. Il n’est pas rare encore aujourd’hui de rencontrer des Mauritaniens qui affirment avoir connu le grand scientifique.

Les expéditions

A l’âge de cinquante-deux ans, le grand méhariste Théodore Monod, attiré par la vie austère du désert, traverse la Majabat-al-Koubra, soit une marche de 900 km sans point d’eau. Il écrira : « Personne ne vous oblige à y aller mais si vous y allez, il faut en ressortir vivant. Cela demande une certaine technique, une extrême prudence dans la consommation de l’eau mais il faut avancer, avancer. » Au retour de cette expédition au long cours, il rédige un article sur son aventure, qu’il intitule avec beaucoup d’humour « Une promenade au Sahara » !
En 2002, Régis Belleville, membre de la Société des explorateurs français, a accompli la plus grande méharée de l’histoire du Sahara : 1 137 km à travers la Majabat-al-Koubra, entre Chinguetti et Tombouctou. Cette équipée lui a permis de valider les connaissances, hypothétiques jusqu’alors, sur la faune et la flore de cette zone désertique. La vie y est extrêmement fragile, précaire et minuscule, face aux immensités de sable, mais elle résiste, rendant cette région fascinante.

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Vidéos de la Mauritanie

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