Saint-Leu

A 16 km au sud de Saint-Gilles-les-Bains.

Petit rappel historique

Ancienne capitale du café, la ville de Saint-Leu fut le siège d’une terrible révolte d’esclaves en 1811. Plus tard, ses habitants, soulagés d’avoir été épargnés par une épidémie de choléra en 1859, rendirent grâce à la Vierge en édifiant l’église de Notre-Dame-de-la-Salette.
Aujourd’hui coincé entre la mer et la montagne, Saint-Leu ne possède plus guère de vestiges historiques en dehors de sa mairie en pierre de lave noire, et souffre énormément du trafic routier qui rend l’atmosphère du centre-ville souvent invivable.

Le bord de mer

On ne peut alors que s’échapper vers le front de mer où, derrière la frange des filaos, une immense plage de sable noir attend le voyageur. Il convient néanmoins de prévoir des chaussures pour s’y promener par grand soleil, le sable noir pouvant être brûlant (plus que le sable blanc). Le lagon accueille les baigneurs mais ce sont surtout les surfeurs qui fréquentent l’endroit et des compétitions internationales y ont lieu chaque année.
Les plongeurs ne sont pas en reste et découvrent des fonds sous-marins aussi intéressants que ceux de la zone de Saint-Gilles-les-Bains mais bien moins fréquentés. Saint-Leu est aussi une ville de pêcheurs qui s’installent en fin d’après-midi sur le bord de la route pour vendre capitaines, poissons-perroquets et, plus rarement, langoustes.

Notre-Dame-de-la-Salette, protectrice de Saint-Leu

Etabli à Saint-Leu au début du XIXe siècle, le curé Sayssac, qui avait prononcé ses vœux le jour de l’apparition de la Vierge à La Salette, dans les Alpes, vouait naturellement à cette dernière une attention toute particulière. Lorsque le navire Mascareignes apporta en 1859 une terrible épidémie de choléra qui devait faire plus de 2 000 morts dans toute l’île, il se retourna vers celle qu’il vénérait en lui promettant une chapelle si elle épargnait ses paroissiens.
Le miracle eut lieu et depuis, chaque 19 septembre, le pèlerinage à la chapelle de Notre-Dame-de-la-Salette, construite à flanc de la falaise dominant Saint-Leu, est le plus important de l’île.

Kélonia

Pointe des Châteaux, tél. : 0262 34 81 10. Ouvert tlj de 9 h à 18 h. Entrée payante. www.kelonia.org
Rénovée en 2006, la ferme corail n’a pas changé que de nom. Totalement restructuré, ce centre d’études des tortues marines offre une véritable plongée dans la vie de ces reptiles qui peuplent encore certains spots de La Réunion.

Conservatoire botanique national de Mascarin

2, rue du Père-Georges, Colimaçons, tél. : 0262 24 92 27. Ouvert tlj sauf lundi de 9 h à 17 h. Entrée payante. Visites guidées à 11 h, 14 h et 15 h. www.cbnm.org
Créé dans une vieille maison de famille du XVIIIe siècle sur l’emplacement d’un ancien poste de vigie, ce conservatoire a pour but de sauvegarder les plantes médicinales de la flore réunionnaise. Offrant un point de vue imprenable, il propose la découverte d’un domaine du XIXe siècle et une approche des plantes entre serres et jardins.

Jardin naturel

CD 12, route des Colimaçons, PK 5, tél. : 0262 24 71 30. Ouvert tlj de 9 h à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 h. Entrée payante.
Ce parcours botanique est consacré au milieu naturel de la Réunion et présente les plantes endémiques de l’île dans un décor de palmiers et de cactus dominant la côte de Saint-Leu. On peut y acheter de nombreuses plantes tropicales.

Suivez le guide !

Grimpez dans les Hauts de Saint-Leu par la montée des Colimaçons jusqu’au point de vue de l’église des Colimaçons pour admirer le soleil disparaître en émettant le fameux rayon vert.

De Saint-Leu à l’Etang-Salé

Falaises de Saint-Leu

A 15 km au sud de Saint-Leu.
A la sortie de Saint-Leu, la côte sableuse laisse la place à des falaises de lave noire creusées par la houle et les vagues qui prennent le plus d’ampleur entre la pointe au Sel et la pointe du Portail. La route littorale longe cette côte sauvage et déchiquetée par de larges failles comme au Gouffre.
Lorsque la houle est forte comme après une tempête, l’océan s’engouffre avec force dans ces failles pour jaillir en gerbes d’écume qui montent vers le ciel, les Souffleurs. Quelques plages de sable ocre alternent avec les pointes de basalte sombres.

Saint-Leu, capitale du surf

On le savait, Jérémy Flores l’a confirmé. En décrochant le titre de champion du monde WQS en 2006, et surtout en battant Kelly Slater à Tahiti en 2007, le jeune Réunionnais inscrit un peu le surf dans la culture péi. Grâce à une houle quasi omniprésente toute l’année (avec des pics sensibles pendant l’hiver austral, de juin à octobre), l’île est dotée de nombreux spots de reef, comme la très fameuse « gauche de St Leu », qui accueille en juillet-août des compétitions internationales.
En revanche, très peu de plages se surfent, mis à part Boucan Canot et Saint-Gilles, toutes deux plébiscitées par les jeunes qui y passent leur journée. Le Sud offre également de très balles vagues, et notamment Saint-Pierre, avec une jetée impressionnante d’où les surfeurs se jettent pour gagner le peak. C’est sans conteste l’endroit idéal pour admirer ces intrépides amateurs de sensations fortes.

Piton Saint-Leu et Les Avirons

Hauts de Saint-Leu.
La route des Hauts appelée allée des Flamboyants domine l’océan et permet de découvrir le musée Stella-Matutina puis un élevage d’autruches. En continuant vers le sud, on arrive au petit village du Portail qui possède un beau temple tamoul ainsi qu’une immense cheminée près d’une agréable maison créole.
La route continue vers Piton Saint-Leu et Les Avirons qui doit son nom à de nombreux artisans spécialisés dans le travail du bois et qui fabriquaient autrefois les rames des bateaux. On peut ensuite poursuivre en direction des Hauts et de la splendide forêt du Tévelave qui offre de nombreuses possibilités de randonnées, ou redescendre vers la côte et la ville de l’Etang-Salé.

Musée agricole et industriel Stella-Matutina

Allée des Flamboyants, Piton Saint-Leu, tél. :02 62 34 16 24. Ouvert tlj sauf lundi de 9 h 30 à 17 h 30. Entrée payante.
Cette ancienne usine sucrière propose 5 000 m2 d’expositions évoquant sur quatre niveaux l’aventure sucrière de la Réunion du XVIe siècle à nos jours. Ludiques et éducatifs, ces inventaires, renforcés par de nombreuses bornes interactives, abordent aussi les autres cultures historiques de l’île. Un intéressant voyage dans l’histoire réunionnaise.

Suivez le guide !

Laissez vos sens s’évader en découvrant l’odorama du musée Stella-Matutina qui retrace en odeurs la route des Epices et la culture des plantes à parfum de la Réunion.

Ferme d’autruches

Piton Saint-Leu, tél. : 0262 34 00 05. Ouvert tlj de 9 h à 18 h. Entrée payante.
4 ha sont ouverts aux visiteurs pour une promenade dans la savane à la découverte des autruches et des émeus mais aussi des sangliers, des moutons et des cabris. Une aire de jeux est aménagée pour les enfants.

La route des Tamarins

Inaugurée le 23 juin 2009, la Route des Tamarin est le dernier grand chantier en date de l’île. Ces 34 km en deux fois deux voies relient Saint-Paul à l’Etang Salé et permettent de désengorger la route Nationale No 1 aux embouteillages parfois insupportables, notamment pour les vacanciers. Construite en moyenne altitude, la Route des Tamarins comprend pas moins de 123 ouvrages d’art, dont 26 viaducs remarquables et 4 exceptionnels.
Elle permet de franchir 120 ravines et d’offrir une liaison continue entre Saint-Denis et le Tampon, tout en permettant une meilleure desserte de villages peu fréquentés comme Plateau Caillou, l’Eperon ou encore Les Avirons. Initialement estimé à 700 millions d’euros, le chantier aura finalement coûté la bagatelle de plus d’1 milliard d’euros.

L’Etang-Salé

A 17 km au sud de Saint-Leu.
Cette bourgade, coupée en deux entre les Hauts et les Bains, est surtout célèbre pour ses immenses plages de sable noir. La plus grande, au nord, est quasiment déserte sur des kilomètres – c’est aussi la plus grande de l’île -, car elle borde une mer ouverte soumise à de dangereux courants. La deuxième plage, au sud de l’Etang-Salé-les-Bains, plus petite, protégée par un récif de corail, est naturellement plus populaire.
Elle attire aujourd’hui de nombreux touristes, transformant peu à peu le paisible bourg en une station balnéaire recherchée. Mais l’Etang-Salé-les-Hauts affiche aussi ses prétentions grâce à son golf 18-trous et des hôtels de standing qui s’élèvent dans une végétation encore sauvage dominée par une splendide forêt de filaos et de feuillus. Les falaises reprennent possession de la côte après l’Etang-Salé-les-Bains et il faut quitter la nouvelle quatre-voies pour découvrir un autre gouffre impressionnant.

Croc Parc

1, route Forestière, L’Etang-Salé-les-Hauts, tél. : 0262 91 40 41. Ouvert tlj de 10 h à 17 h 30. Repas des crocodiles mercredi et dimanche à 16 h. Entrée payante. www.crocparc.re

Ce parc animalier permet de découvrir 165 crocodiles vivants, d’âges et de tailles différents, répartis dans quatre bassins au milieu d’une flore endémique.

Saint-Louis et ses environs

A 20 km au sud de Saint-Leu.
C’est ici que se termine la côte sous le Vent en même temps que l’on pénètre dans le territoire de la canne à sucre. Celle-ci recouvre d’ailleurs à perte de vue la vaste plaine côtière qui s’élargit au pied des montagnes.
Saint-Louis est ainsi la ville industrielle de l’île, capitale du sucre avec sa raffinerie du Gol, la plus grande de l’île (visites tlj sur rendez-vous de 8 h à 18 h. Entrée payante) mais aussi du bois avec son fameux centre artisanal.
Saint-Louis est ce qu’on appelle une ville-rue, une ville répartie autour d’une artère unique et centrale le long de laquelle s’alignent de nombreuses boutiques, notamment dans le quartier de l’église. Le plus ancien lieu de culte de l’île, la chapelle du Rosaire (1729), se trouve près de la rivière Saint-Etienne.

Hauts de Saint-Louis

C’est de Saint-Louis que part la fameuse et tortueuse RN 5 qui grimpe vers le cirque de Cilaos. Pour s’offrir un aperçu de la vallée sans devoir négocier les 350 virages qui conduisent au cœur de la montagne en seulement 30 km, il suffit de se rendre au col de La Fenêtre(à 22 km au nord de Saint-Louis) qui offre, en début de matinée, avant que les nuages ne recouvrent la région, un point de vue panoramique spectaculaire sur Cilaos.
En redescendant vers la plaine, on traverse la magnifique forêt domaniale des Makes d’où de nombreux chemins de randonnée rayonnent notamment vers le piton du Petit Mapou.

Observatoire astronomique des Makes

18, rue Georges-Bizet, plaine de Makes, La Rivière-Saint-Louis, tél. : 0262 37 86 83. Ouvert tlj. Visites guidées à 9 h 30, 10 h 30, 14 h 30, 15 h 30. Réservations souhaitées. Entrée payante.
Situé à 1 000 m d’altitude, cet observatoire, l’un des plus renommés de l’hémisphère Sud, possède des télescopes ultramodernes qui attirent les scientifiques européens et offre au public une merveilleuse introduction au ciel nocturne de l’océan Indien. Des soirées d’observation sont proposées sur réservation.

Le rhum, enfant de la canne

Le rhum est produit de deux manières. En faisant fermenter du jus de canne puis en le distillant, on obtient le rhum agricole, dont la production est marginale à la Réunion. Vieilli en fût de chêne, ce rhum agricole donne néanmoins des rhums vieux dont certains sont très recherchés.
Le rhum industriel est, quant à lui, obtenu par fermentation et distillation de la mélasse (résidu de la transformation de la canne en sucre) et peut avoir plusieurs labels : jeune traditionnel pour la consommation courante ou grand arôme pour les cocktails, la cuisine et la pâtisserie. A la Réunion, le grand dérivé du rhum est le punch qui mêle toutes les saveurs de l’île : vanille, litchis, goyave, combava, mangue… Sans oublier les rhums arrangés dans lesquels macèrent pendant plusieurs mois des morceaux de fruits les plus variés.

L’Entre-Deux

A 22 km au nord de Saint-Louis.
En passant le bras de Cilaos, voie d’accès naturelle au cirque, on peut remonter jusqu’au village de l’Entre-Deux, resté en dehors des routes touristiques, et ayant gardé une certaine douceur de vivre bien à l’image de la Réunion profonde et véritable. C’est sans doute aussi grâce à sa position géographique entre l’ouest et l’est, comme entre la mer et la montagne, que ce village, probablement l’un des plus fleuris de l’île, offre encore de nombreuses traditions derrière les façades des vieilles cases créoles qui jalonnent ses rues.
La terre produit de nombreux fruits (mangues, pêches, avocats…) et l’artisanat local s’est fait une spécialité de la confection de savates en fils de choca, de la taille des pierres de pilons ou encore du travail du bois de tamarin ou de cryptomeria pour la fabrication de meubles ou de bardeaux. Le village constitue un excellent point de départ pour de nombreuses balades vers le massif du Dimitile et son col à 1 837 m qui offre un splendide point de vue sur Cilaos.
On peut aussi, en suivant la rivière du bras de la Plaine et les canalisations d’eau qui longent ses gorges, rejoindre en 8 h d’une marche assez difficile Grand-Bassin, îlet perdu au cœur du plateau désolé de la plaine des Cafres.

Les saisons des fruits

Véritable jardin d’Eden, la Réunion fournit une quantité incroyable de fruits qui tissent une farandole de saveurs tout au long de l’année, l’été austral étant naturellement plus propice à la variété. On se régale ainsi d’ananas petits et sucrés à souhait, de goyaves, de fruits de la passion, de plusieurs espèces de mangues, de corossols, de papayes, de multiples variétés de bananes, de longanis, de caramboles, de jacques, de pommes-cannelle ou de cœurs-de-bœuf et, naturellement, en décembre, de litchis, le fruit roi à la Réunion.

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