Achats et artisanat

Les boutiques de souvenirs sont loin de refléter le bon goût qui inspire les meilleurs artisans grecs ; tout au plus y trouvera-t-on des cadeaux pour des enfants : marionnettes du Karagiozis (le Guignol local) ou panoplie de guerrier en fer blanc. Une incursion dans l’arrière-pays sera l’occasion d’acheter chez un potier, un tisserand ou un ébéniste des produits préservés de la production de série. Ioannina et Mykonos se font une spécialité des bijoux, Paros travaille toujours son fameux marbre, Arahova ses laines colorées et Kastoria ses bandes de fourrure. Sinon, le bel artisanat se trouve au prix fort, dans les hôtels et les boutiques de luxe, qui proposent aussi de magnifiques objets de la vie rurale : jarres, quenouilles, huches… Icônes et antiquités ne peuvent être exportées, mais les musées nationaux en proposent de bonnes reproductions.

Argent

Depuis le 1er janvier 2002, l’euro a remplacé la drachme, cette vieille devise antique. Les distributeurs de billet donnent la priorité à la carte Visa. Le paiement par carte dans les boutiques et les tavernes est plutôt moins courant qu’en Europe de l’Ouest, surtout dans le nord, les petites îles et les zones peu fréquentées de l’intérieur.

Arrivée

Les arrivées à Athènes se font désormais dans le nouvel aéroport international Elevtherios Venizelos. Situé à la Spata (27 km à l’est d’Athènes), il est relié à la capitale par un bus direct et de nombreux taxis.

Boisson

L’eau est très saine en Grèce, qui dispose de sources thermales dont plusieurs sont commercialisées. Les boissons nationales sont l’ouzo (marc distillé avec des graines d’anis) et le vin, rouge, blanc et rosé, dont quelques crus sont classés. Les plus caractéristiques sont le samos, le mavrodafni de Patras et la retsina, vin blanc de qualité souvent médiocre qu’on conserve par addition de résine. Au volant, le taux d’alcoolémie toléré est de 0,5 g/l.

Bouzouki

Le bouzouki a trois ou quatre paires de cordes produisant la même note deux à deux, et que l’on joue avec un plectre, comme la mandoline. Son nom vient du turc bozuk saz, « mauvais luth ». Il s’est répandu en Grèce avec les émigrants grecs d’Asie mineure. Un orchestre de Plaka peut vous dégoûter à vie de cet instrument difficile, et l’on se formera le goût en écoutant les cassettes des virtuoses : Markos, Tsitsanis, Mitsakis, Zabetas… On reconnaît un « bon » à l’égrenage impeccable des notes et à l’atmosphère qu’il fait naître… ou non.

Carte

Avant de partir en vacances, pensez à acheter une carte détaillée qui vous sera très utile durant votre voyage. Les cartes que vous trouverez sur place sont rarement en français et pas toujours très précises. Blay-Foldex propose plus de 100 cartes routières et touristiques, pour toutes les destinations en France et dans le monde. Vous pouvez acheter les cartes Blay-Foldex dans les principales librairies.

Sigouros pottery shop in Zante town © heatheronhertravels

Sigouros pottery shop in Zante town © heatheronhertravels

Cuisine

Une cuisine simple arrosée de l’inévitable « retsina ». La cuisine du bord de mer est riche en poissons et poulpes, accompagnés de l’inévitable salade aux olives et à la feta ainsi que d’amuse-gueule(mezedes) : taramosalata, feuilles de vignes farcies, tsatsiki…La cuisine de l’intérieur, plus consistante, donne sa préférence aux charcuteries et viandes de mouton, porc ou chèvre, cuites à l’étouffée (stifato) ou sous la braise (klevtiko). Riz, épinards et pommes de terre évincent la salade, et le fromage se fait corsé. Les desserts sont riches en miel et en amandes. Les plus typiques sont le feuilleté à la crème (galaktoboureko) et la halva de Salonique. Dans les hôtels, la cuisine internationale prévaut, agrémentée de plats nationaux souvent répétitifs. Le meilleur endroit pour découvrir la cuisine locale reste la modeste ouzeri, où l’on choisit son menu près des fourneaux. Pour manger rapidement, on trouve les vendeurs de feuilletés au fromage ou au hachis, ou un giros (broche verticale), sans oublier les célèbres souvlaki.

Danse

Le syrtaki, alias danse de Zorba, n’est qu’une création de Hollywood pour les besoins d’Anthony Quinn. C’est une simplification du hasapiko, la danse des bouchers de Constantinople, un des innombrables pas acrobatiques dont les Grecs raffolent : on danse sur les places, en terrasse, sur les tables ; en groupe, en solo, à deux.

Ecriture

Les 24 lettres grecques sont celles utilisées en géométrie, mais leur prononciation est très différente du grec ancien – en tout cas, tel qu’il est enseigné .Les indications routières sont sous-titrées en anglais, et les noms étrangers (Coca-Cola, Alain Delon, night-club…) sont fréquemment laissés en caractères latins. Sous l’effet d’Internet, les jeunes gens vont jusqu’à écrire des phrases entières, transcrites avec la prononciation anglaise en caractères latins.

Electricité

220 V et prises de modèle généralement compatibles avec ceux d’Europe continentale.

Eglises

L’accueil des religieux n’est pas toujours des plus amènes. C’est ainsi qu’un protestant peut se voir refuser l’approche d’une icône de la Vierge. Plus fréquemment, certains monastères sont fermés aux femmes qui, de toute façon, ne doivent pas pénétrer le chœur d’une église. Les sanctuaires les plus touristiques proposent des vêtements couvrants à l’entrée. En théorie, les individus des deux sexes doivent en effet cacher épaules, jambes et pieds… Ce qui n’autorise pas les femmes à porter le pantalon ! Et malheur à celui qui sur des sandales arrive !

Evzone

Malgré leurs jupettes, les evzones font rêver les jeunes Grecques. Ces homologues démocratiques des bonnets à poil de Buckingham forment la garde d’honneur du soldat inconnu, place Syntagma. Evzona veut dire « beau ceinturon ». Un nom qui rappelle que, dans les montagnes (d’où ils doivent tous être originaires), la ceinture était à la fois portefeuille, holster pour sabres et pistolets, et symbole sexuel. Malgré leurs jupettes, ces jeunes gens recrutés selon des mensurations dignes du mannequinat incarnent puissance et virilité.

Heure locale

Hiver comme été, ajouter 1 heure par rapport à Paris, Bruxelles et Genève.

Horaires

Les musées ouvrent habituellement à 8 h 30 et ferment à 15 h. Leur jour de fermeture est généralement le lundi. Les grands sites ferment au coucher du soleil, mais les horaires peuvent aussi varier au rythme impénétrable des décisions administratives. Les boutiques ouvrent de 9 h à 14 h ou 15 h, de 17 h à 19 h un jour sur deux, et ferment le dimanche. Dans le nord, elles sont souvent fermées l’après-midi. Les banques sont ouvertes de 8 h à 13 h du lundi au vendredi. Grandes villes et aéroports ont au moins un établissement offrant des horaires plus accommodants.

Informations touristiques

Les offices de tourisme sont bien pourvus en documentation, en anglais et français. La Semaine à Athènes donne les horaires de spectacles et les adresses utiles.

Kafeneio

Doté désormais de la télévision, le kafeneio est resté le cœur du village.Avec ses chaises et ses tables peintes, le café grec est resté un bastion masculin. Moins dans les villes, où les derniers-nés affichent une mixité complète. On y fume, on y joue au tric-trac, on y suit le foot et les élections autour d’un café turc qu’il serait malvenu d’appeler autrement que « café grec » (elliniko).

Langue

La langue officielle est le démotique (dimotiko), créé au XIXe siècle en mêlant grec antique, grec byzantin, syntaxe de la rue et dialectes des campagnes. Il s’est enrichi d’emprunts au français, au turc, à l’italien, au russe ; plus récemment, à l’anglais et l’américain. Le démotique coexiste avec une langue littéraire (katharevousa), employée par la justice et certains écrivains. Dans la vie courante, on peut entrer dans un kafeneio (démotique)… où l’on vous tendra une carte sur laquelle est inscrit kafeneion (katharevousa). Les deux langues se mélangent, et il faut souvent être professeur émérite pour déterminer avec certitude le terme exact à employer. La Grèce recense en outre 100 000 turcophones, et quelques îlots slaves et albanais au nord. L’anglais est très largement parlé, le français se rencontrant plutôt parmi la génération des 50-60 ans, et l’allemand chez ceux qui sont passés par l’immigration.

Marchandage

En dehors de Plaka, on marchande à peine plus qu’en Europe de l’Ouest, bien qu’on discute le prix d’une chambre, d’une antiquité ou d’un achat en nombre au marché.

Médias

Les Grecs raffolent des quotidiens, bien plus virulents et polémiques que dans le monde francophone. Athens News donnera des informations locales à ceux qui lisent l’anglais. Les grandes librairies reçoivent avec deux jours de retard les grands titres francophones : Le Figaro, Le Monde, Libération, Le Soir, Tribune de Genève, Paris Match et des magazines féminins. Les grands hôtels captent TV5, Deutsche Welle, la Rai et des chaînes anglophones. La télévision nationale diffuse beaucoup de films américains, français ou italiens en VO. Les radios couvrent tout l’éventail musical, de la dance aux danses thraces.

Péryptères

Ce sont des kiosques à journaux, mais ils vendent de tout, de l’image pieuse à la revue pornographique, en passant par bonbons, komboloi, boissons gazeuses, timbres, insignes politiques, jouets, cigarettes… Le periptero est le petit bazar des grandes avenues.

Photo et vidéo

Seules les grandes villes telles Athènes, Thessalonique ou Patras, mais aussi les centres commerciaux, proposent tous les modèles de cartes pour appareils photographiques. L’usage d’appareils de prises de vue est interdit dans la plupart des musées et églises. Beaucoup d’œuvres religieuses ne doivent pas être photographiées. Eviter aussi de prendre des clichés des ports, bases aériennes ou de la frontière albanaise : à l’exception des imperturbables gardes evzones, l’armée grecque n’est pas commode !

Poste et communications

La poste (tahidromeio) assure l’envoi d’une lettre en Europe de l’ouest en environ une semaine. On n’y trouve ni téléphone, ni fax, du ressort des bureaux de l’OTE. Les cabines sont malheureusement à carte, mais beaucoup de péryptères proposent le téléphone à compteur : pratique, si la rue n’est pas trop bruyante… Les téléphones portables marchent parfaitement en agglomération, moyennement dans les zones montagneuses ou peu habitées (nord), et naturellement, pas en pleine mer !

Pourboires

A la campagne, donner un pourboire est injurieux. De toute façon, un Grec fait rarement sentir qu’il attend « quelque chose ». Le service (10 %) n’est cependant pas compris au restaurant. Beaucoup d’églises préposent un paroissien à la garde des clés. Selon son degré de piété, il sera ravi ou blessé par une contribution. Dans le doute, une obole posée près du tronc des cierges permettra de laisser le choix entre l’honneur de Dieu et le bien des hommes.

Sécurité

Si restaurateurs et hôteliers peuvent avoir l’honnêteté élastique, la Grèce reste une destination très sûre. Le vol est rare, et souvent le fait… de touristes. La police est plutôt conciliante, mais, en Macédoine, naguère dotée d’un statut spécial, les forces de l’ordre ont des méthodes parfois plus brutales. En cas de problème, appeler la police touristique : tél. : 171 ou 100.

Sports

Beaucoup d’hôtels-clubs proposent planche à voile, scooter marin, voire surf. Ils ont parfois des accords avec des clubs de plongée. On fait du tennis un peu partout, du golf à Corfou et en Chalcidique – où l’on monte également à cheval. Le ski se pratique dans les monts du Parnasse, du Pélion et du Péloponnèse.

Transports

En bateau La Grèce est sillonnée par un réseau dense de lignes dont le confort et la gastronomie de bord sont des plus spartiates. Les bateaux ont trois classes. Les billets achetés dans les agences locales sont plus chers et les abonnements ne sont valables que pour les compagnies émettrices. Rien n’égale la sensation de liberté d’aller d’une île à l’autre en jonglant avec les liaisons et la concurrence.Le Pirée dessert quasiment toutes les îles. A part celles du golfe Saronique, les Cyclades sont les mieux desservies. Les plus petites sont reliées par les navettes « à fond perdu », surnommées ainsi non en raison de l’état de leurs coques, mais du déficit irrémédiable de leurs comptes d’exploitation.

En voilier On peut naviguer sans peine de mars à juillet : en août et septembre, les bourrasques du meltemi exigent une certaine qualification, surtout dans les Cyclades, et mieux vaut fuir les caprices de l’hiver. Les vents dominants et leur force : îles Ioniennes : NO, force 1 à 4 ; Cyclades : NE, 4 à… 9 ; Sporades : NE, 3 à 4 ; Dodécanèse : NO, 3 à 6.

En car Bon marché, c’est aussi le meilleur moyen d’approcher les Grecs. Selon qu’une île est ou non touristique, les cars desservent les centres d’intérêt… ou les centres d’activité !

En voiture Louer une voiture ne vaut la peine que sur le continent ou dans les grandes îles : Eubée, Rhodes, Corfou, Chio, Lesbos… Des travaux ont été réalisés à Athènes en vue des Jeux Olympiques. Depuis la ville s’est désengorgé et mérite qu’on envisage à nouveau d’y circuler en auto ! Quand il est possible, le transbordement d’un véhicule est coûteux et problématique, car les places sont réservées très à l’avance. Refuser catégoriquement une auto dont les pneus sont en mauvais état. Attention à l’essence : les pompes ferment à 19 h et observent le repos dominical. Les autoroutes, payantes, se limitent à Athènes-Patras et Athènes- Thessalonique. Les Grecs conduisent de manière assez peu académique. La règle d’or n’est inscrite nulle part, mais on doit l’appliquer par la force des choses : lorsque l’on roule plus lentement que celui qui suit, céder le passage en roulant aux deux tiers sur la partie goudronnée du bas-côté. Attention au stationnement interdit – une plaque d’immatriculation disparue signifie qu’elle attend… au commissariat le plus proche !

A vélo ou à vélomoteur Pour les îles, la bicyclette est tout indiquée.Toutes les îles louent vélos, vélomoteurs et scooters – pas très écologiques ! En terrain découvert, gare aux coups traîtres du vent, à l’origine de nombreuses chutes !

A mule Sur certaines îles, comme Hydra, c’est le seul moyen de transport autorisé. Charmant à défaut d’être confortable.

En taxi Ils se repèrent à leur couleur jaune. Ils sont munis d’un compteur. En sous-effectif dans les grandes villes, ils ont coutume de faire plusieurs courses en une seule : un passager pris en route paie pour son parcours… ce qui n’allège pas toujours la facture finale !

En métro, bus et tram Athènes est seule à disposer du métro (Ilektrikos), doté de trois lignes. Certaines de ses 40 stations exposent les découvertes archéologiques faites pendant son percement, entamé en 2000, avec une technologie française. Un tram relie le centre avec la côte. Les bus assurent les déplacements dans les autres villes.

En train Les lignes de l’OSE desservent surtout les côtes nord et ouest du Péloponnèse, la Thessalie et la Macédoine. Il est lent mais bon marché.

En avion Pour aller d’un point à un autre, il faut à coup sûr passer par Athènes. Il y a peu de vols inter-îles et ils sont souvent complets. Malgré de notables améliorations, les retards restent proverbiaux et les annonces incompréhensibles : garder l’œil sur les agitations des compagnons de voyage – et d’infortune.

Usages et politesse

A chaque peuple son hospitalité et l’hospitalité grecque n’est pas celle d’autres peuples de la Méditerranée. Moins complexés que d’autres, les Grecs assument pleinement ce qu’ils sont. L’étranger est un invité de marque, mais il reste un non-Grec ; il reçoit donc des marques étonnantes de sympathie, mais avec une distance un peu ironique dont il ne faut pas s’offenser. Même si l’on tutoie vite, la familiarité est de mauvais ton, car les rapports amicaux se font petit à petit, pour devenir profonds et durables. Autant le vin gai est toléré, autant perdre son contrôle est déshonorant. De manière générale : éviter de parler religion, ne jamais rire des coutumes, crier volontiers haro sur l’Europe et garder à l’esprit que la Grèce n’est pas un vague vestige de la Grèce d’Homère, mais un pays jeune, né en 1821.

Combien ça coûte ?

(prix indicatifs)

Une course en taxi à Athènes : 7 €
Une entrée pour un site ou un musée : 3 à 10 €
Un livre-guide : 7 €
Un pourboire dans une église : 1 €
Un repas en taverne : 6 à 17 €
Un café grec en montagne : 0,5 €
Un verre d’ouzo : 1 à 2 €
Une petite bouteille d’ouzo en épicerie : 2 à 3 €

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