Achats et artisanat

Bien sûr, l’exportation d’objets datant de l’époque précolombienne est strictement interdite, au même titre que celle d’objets réalisés à partir d’animaux protégés, comme les tortues et les crocodiles. Mais rien de plus facile que de dénicher un souvenir inhabituel. 

Artisanat 
Le travail du bois des Indiens borucas, tels les masquesutilisés lors de la fête des Petits Diables, offre un témoignage d’une tradition originale qui contraste avec les meubles en série réalisés par les artisans de Sarchí. Pourtant, il est difficile de résister aux typiques charrettes bariolées, déclinées sous toutes les formes et dans toutes les dimensions.
Les poteries, reproduisant l’art précolombien, sont nombreuses et de qualité, surtout dans le village de Guaitíl.
Le cuir est également un matériau fréquemment utilisé et les amateurs d’équitation trouveront des équipements spécifiques – en particulier des selles – moins chers qu’en Europe et d’une robustesse à toute épreuve.
Plus exotiques, les hamacs et autres sièges suspendus font partie intégrante de la vie quotidienne des Ticos, comme se nomment les Costaricains.

Fleurs et aliments 
Les amateurs de tabac, outre qu’ils trouveront des cigarettes à des tarifs incomparables avec ceux pratiqués en France, peuvent faire emplette de cigares locaux dans plusieurs magasins du centre-ville de la capitale.
Certaines boutiques spécialisées proposent des plants d’orchidées accompagnés du certificat d’exportation. La palme de l’originalité revient sans conteste aux jardins botaniques Lankester qui vendent des cultures in vivo, avec toute la documentation nécessaire pour réussir sa plantation.
S’il est possible d’acheter du café directement sur les sites de production, les visites réservées aux touristes ont tendance à faire augmenter sensiblement les prix.

Arrivée

L’immense majorité des vols internationaux arrivent à l’aéroport Juan Santamaría, à quelques kilomètres de San José que l’on peut rejoindre en taxi ou en transports en commun. Si l’on voyage à partir de l’Amérique du Nord, il est possible de débarquer à Liberia. 

Carte

Avant de partir en vacances, pensez à acheter une carte détaillée qui vous sera très utile durant votre voyage. Les cartes que vous trouverez sur place sont rarement en français et pas toujours très précises. Blay-Foldex propose plus de 100 cartes routières et touristiques, pour toutes les destinations en France et dans le monde. Vous pouvez acheter les cartes Blay-Foldex dans les principales librairies. 

Change

Seules les banques – ouvertes en règle générale de 8 h à 15 h du lundi au vendredi – sont habilitées à effectuer les opérations de change. Si l’euro commence à être reconnu, il est toujours plus simple de voyager avec des dollars, d’autant que la monnaie américaine est acceptée absolument partout, y compris pour les petits achats de la vie quotidienne. Dans les villes principales, il existe des distributeurs automatiques de billets, ouverts aux détenteurs de cartes Visa et Master Card. 

Cuisine et boissons

Où que l’on se trouve, il y a toujours un restaurant à proximité pour assouvir sa faim. Ce sont le plus souvent ces mêmes établissements qui font fonction de bars.

A table 
La cuisine costaricaine ne brille pas par sa diversité. C’est particulièrement vrai de l’accompagnement qui sera partout et toujours composé de riz, de haricots noirs et de bananes frites. Parfois des pommes frites complètent l’assortiment, comme pour le casado, plat de base constitué avec du poisson, de la viande de porc ou de bœuf. Malgré l’importance du cheptel bovin, il est difficile de trouver une viande correspondant aux canons européens. Ce n’est pas une question de qualité du produit, mais plutôt de temps de cuisson. En revanche, poissons et crustacés garnissent généreusement toutes les tables. Les plats de fruits de mer sont un régal de fraîcheur, à des prix très abordables. Sur la côte atlantique, l’influence des Caraïbes est fortement marquée dans les assiettes avec une utilisation généreuse de lait de coco. Partout, les repas sont servis avec des tortillas, galettes à base de farine de maïs.
Quelques restaurants de gastronomie française, plutôt onéreux, ont ouvert leurs portes à San José, pour la plupart. Pour les petits budgets, on se consolera avec les pizzas et pâtes de toutes sortes que l’on peut trouver dans chaque site touristique. La communauté chinoise étant relativement importante, la cuisine asiatique est elle aussi bien représentée. Si les fruits exotiques constituent une part considérable de l’économie nationale, peu de restaurants les servent. Pour s’offrir une overdose de goyaves, papayes ou caramboles, la meilleure solution est d’en faire provision soi-même dans les marchés locaux.
A San José, une chaîne de restaurants s’est spécialisée depuis quelques années dans la nourriture végétarienne.

Sur le coin du bar 
Les amateurs de vin risquent d’être déçus. Seuls les restaurants de grand standing proposent quelques crus sur leur carte, mais le rapport qualité-prix est très médiocre… Mieux vaut se tourner vers les jus de fruits frais, toujours exquis. Lorsque ce n’est pas possible, on se rabattra sur une marque de jus pasteurisé, Tropical, dont la saveur est remarquable.
Il est fortement conseillé de ne consommer que de l’eau minérale, que l’on trouve en bouteilles capsulées absolument partout. L’eau courante est souvent insuffisamment traitée, et il faut se méfier également des glaçons.
Les Ticos sont de grands consommateurs de café, qu’on vous proposera à toute heure du jour. Sachez néanmoins que les meilleurs grains sont souvent réservés à l’exportation et que le café servi au Costa Rica correspond aux critères de goût nord-américain : pas question de s’offrir un espresso bien serré ! Il existe plusieurs bières fabriquées dans le pays, parmi lesquelles l’Imperial jouit de la meilleure réputation. Moins connu que son homologue des Antilles ou de Cuba, le rhum costaricain est néanmoins de bonne qualité, servi pur ou en cocktail avec des jus de fruits frais.

Electricité

Le courant électrique est de 110 V dans l’ensemble du pays, mais tous les hôtels proposent du 220 V. Attention, les prises nécessitent parfois un adaptateur. 

Hébergement

Se loger ne pose aucun problème et chacun trouvera un standing conforme à son goût et à son portefeuille. De nombreuses stations balnéaires, surtout sur la côte pacifique, se sont spécialisées dans le tourisme haut de gamme. Très souvent, sur les sites touristiques, les chambres d’hôtels sont des habitations individuelles, les cabinas, qui peuvent être complètement indépendantes les unes des autres. Des motels, dans les banlieues des grandes villes et le long de la route Interaméricaine, permettent de trouver un lit pour une nuit à moindre frais.
Attention, le prix du petit déjeuner n’est pas toujours inclus dans celui de la nuit. La formule qui connaît l’expansion la plus importante est le lodge qui, sauf détournement du concept, offre un hébergement luxueux dans un lieu proche de la nature, lié à une activité spécifique, sportive ou écologique. Dans certains parcs et réserves, le camping est autorisé sur des zones spécialement aménagées à cette intention : on est loin néanmoins du niveau d’équipement occidental. 

Heure locale

Le Costa Rica applique l’heure GMT-6. En hiver, compter 7 h de décalage en moins par rapport à Paris et Zurich, 8 h en été. 

Horaires d’ouverture

Les banques sont ouvertes de 9 h à 15 h, du lundi au vendredi. Les magasins ouvrent généralement de 8 h à 19 h, avec des fermetures plus tardives pour les centres commerciaux de la capitale. Les administrations reçoivent de 8 h à 16 h. Hormis dans les établissements bancaires, une pause est prévue pour le déjeuner, généralement entre 12 h et 13 h 30. A noter : lors de la semaine pascale, la vie s’arrête. La plupart des commerces affichent porte close et les Ticos en profitent pour prendre quelques jours de vacances dans les stations balnéaires. 

Informations touristiques

L’Instituto Costarricense de turismo (ICT) (Institut costaricain du tourisme) a eu du mal à se mettre au diapason de la fréquentation étrangère. Aujourd’hui encore, malgré des efforts notables, certaines informations demeurent introuvables sans passer par un organisme privé, même à San José. Dans la capitale, c’est au sous-sol de la Plaza de la Cultura que se trouve l’agence la plus documentée. The Tico Times, un hebdomadaire de langue anglaise publié chaque vendredi, est une véritable mine d’informations pour connaître les événements à venir.
Attention, toutes les agences touristiques privées attirent le chaland avec un panneau « Tourist Informations» laissant croire qu’elles appartiennent au réseau ICT. Si le personnel est généralement bien informé, il cherchera logiquement à vendre ses propres services. 

Jours fériés

1er janvier : Nouvel An.
11 avril : jour de Juan Santamaría.
Jeudi et vendredi de Pâques.
1er mai : fête du Travail.
25 juillet : fête du Guanacaste, pour célébrer l’annexion de la province.
2 août : jour de Notre-Dame des Anges.
15 août : Assomption.
15 septembre : fête de l’Indépendance.
12 octobre : jour de la Diversité culturelle.
2 novembre : Toussaint.
25 décembre : Noël. 

Langues

La langue officielle est l’espagnol, nourri de quelques idiomes et tournures de phrases spécifiques au pays. Sur la côte caraïbe, où est installée une forte communauté originaire de Jamaïque, l’anglais est couramment usité et un parler créole mélangeant les deux langues est né, difficilement compréhensible pour le non-initié. 

Médias

Trois quotidiens nationaux sont distribués : La Prensa Libre, La Nación et La República. De petits vendeurs proposent aux coins des rues et des carrefours un large éventail d’hebdomadaires et de mensuels. Parmi les sept chaînes de télévision, une seule est publique, Canal 13. La majorité des hôtels est abonnée à un réseau câblé qui permet de capter la plupart des grandes chaînes internationales. 

Photos/films

Toutes les marques de pellicules sont disponibles, à un prix équivalent à ceux pratiqués en France, et un certain nombre de magasins effectuent des développements rapides. En forêt, on pallie au manque de luminosité par un film à forte sensibilité, 400 asa par exemple. Des boutiques spécialisées, à San José particulièrement, commencent à proposer le transfert des photographies numériques sur CD-Rom. 

Poste et télécommunications

La poste centrale de San José, située calle 2, avenida 1-3, ouverte de 8 h à 17 h, dispose d’un bureau qui vend des timbres 24 h/24. D’autres agences sont réparties dans la capitale. Un timbre pour l’Europe coûte 300 ¢ (0,60 € environ). Il faut compter environ dix jours pour qu’une lettre traverse l’océan, à condition de la poster dans une ville importante.
Les anciennes cabines téléphoniques, toujours en fonction, nécessitent une grande quantité de pièces de monnaie, surtout pour des appels à longue distance : il faut compter 1 000 ¢ (1,50 € environ) par minute pour un appel vers l’Europe. Mieux vaut privilégier les taxiphones nouvelle génération, en achetant au préalable une carte que l’on trouve dans quasiment tous les commerces, à des prix allant de 500 à 10 000 ¢ (0,80 à 15 € environ).
Pour téléphoner au Costa Rica depuis l’étranger, il suffit de composer le 506, quelle que soit la région. Pour téléphoner depuis le Costa Rica vers l’étranger, composer le 00 suivi de l’indicatif national (33 pour la France).
Aujourd’hui, le moindre village de campagne, ou presque, est équipé d’un cybercafé ouvert à toute heure. La connexion revient rarement à plus de 1 500 ¢ (2 € environ) pour une heure. 

Pourboires

Cette pratique n’est pas très répandue, hormis dans les grands hôtels qui emploient des bagagistes et/ou des voituriers. Les chauffeurs de taxi peuvent même être surpris d’un tel usage. Il est en revanche admis d’offrir une gratification supplémentaire aux guides dans les parcs et réserves. 

Rodéo

Dans les grandes plaines du Guanacaste, l’élevage de bovins est pratiqué de manière extensive dans de gigantesques parcelles que parcourent les sabaneros, gardiens de bétail qui sont les cow-boys locaux. Pour admirer leur dextérité, il ne faut pas hésiter à assister à l’un des rodéos qui se déroulent dans toutes les grandes villes de la région, généralement durant les premières semaines de l’année. 

Sécurité

Le Costa Rica est sans doute le pays le plus sûr du continent américain. Dans la capitale, seul le quartier de Coca-Cola s’est attiré une réputation moins flatteuse. Il est donc préférable de ne pas s’y promener seul la nuit et de se méfier d’éventuels pickpockets durant la journée, notamment dans les allées encombrées du marché central. A Puerto Limón, la dégradation de la situation économique a généré une petite délinquance dont on se prémunit en prenant les précautions d’usage : pas d’étalage de richesse en public ou d’objets laissés à la vue dans les voitures… Concernant les véhicules, les nombreux parkings gardés et surveillés règlent tout à la fois les problèmes de stationnement et de vol éventuel. 

Serpents

Parmi la riche faune costaricaine, les reptiles occupent une place prépondérante et parmi eux, certaines espèces extrêmement dangereuses, voire mortelles, comme le fer-de-lance, appelé localement terciopelo.Jamais un serpent n’attaquera l’homme sans raison. En revanche, il se défendra s’il se sent menacé. Lors de toute promenade dans la nature, il est donc important de toujours regarder où l’on pose ses pieds et de ne jamais s’appuyer sur le tronc d’un arbre sans vérifier qu’un serpent, dont la couleur se confond souvent avec celle du bois, ne s’y repose. Même s’il existe des espèces inoffensives – serpent d’eau en particulier – il n’est pas évident de les identifier au premier coup d’œil… 

Sports

S’ils ne devaient en choisir qu’un, les Ticos plébisciteraient sans conteste le football, véritable religion nationale. Quelques parcours de golf commencent à voir le jour, plutôt réservés à l’élite et aux touristes américains. La fréquentation des piscines s’est très nettement accrue depuis la médaille d’or obtenue par Claudia Poll aux Jeux olympiques d’Atlanta.
Les visiteurs disposent d’un large choix d’activités sportives : kayak, canyonning ou rafting dans les torrents, balades à cheval au bord des plages et dans les grandes étendues du Guanacaste, randonnées pédestres dans les parcs et réserves nationaux, surf, plongée sous-marine… 

Transports intérieurs

En avion 
Tous les vols domestiques partent ou arrivent dans l’un des deux aéroports de San José, Juan Santamaríaet Tolias Bolano. Deux compagnies aériennes se partagent le marché intérieur, SANSA et Travelair. Elles desservent principalement le nord-est du pays (Tortuguero et Barra del Colorado), le sud-ouest (Palmar Norte, Golfito), et Puerto Jiménez, Quepos et la péninsule du Guanacaste.

En autobus 
En l’absence de lignes ferroviaires, le bus est l’unique moyen de déplacement pour le touriste non motorisé. Heureusement, le réseau est particulièrement développé et couvre l’ensemble du pays. Les véhicules sont propres, confortables et le plus souvent ponctuels. A San José, la plupart des gares routières sont situées dans le quartier de Coca-Cola.

En bateau 
Puerto Limón, côté Caraïbes, et Calderas sur la côte pacifique, au sud de Puntarenas, sont les ports principaux.

En voiture 
Le réseau routier bitumé n’est pas très dense. Hormis la route Interaméricaine, qui traverse le pays du nord au sud, les seuls autres axes principaux relient la vallée Centrale à Puerto Limón et Puntarenas à Palmar, le long de la côte pacifique. Sur les voies secondaires, l’usage du goudron est bien souvent aléatoire. Partout, la conduite demande une attention permanente pour éviter nids-de-poule et dos-d’âne. Pour cette raison, les sociétés de location de voitures, nombreuses à San José, possèdent un parc automobile composé en majorité de 4 x 4.
En zone rurale, les taxis sont souvent des véhicules tout-terrain. Dans ces cas, penser à négocier le prix de la course avant d’embarquer.

En transports urbains 
A San José, quasiment toutes les rues sont à sens unique. La circulation est si encombrée et compliquée qu’il est préférable de laisser son véhicule dans un parking gardé. Le réseau de bus urbains, peu onéreux, dessert tous les quartiers, mais le plus simple est d’utiliser les services des taxis, facilement reconnaissables à leur couleur rouge. Ils sont tous équipés d’un taximètre, même s’il convient de vérifier que le chauffeur le met effectivement en service au départ de la course.

Usages et politesse

Dans ce pays relativement occidentalisé, les habitudes sociales ne surprendront personne et les politesses d’usage sont les mêmes qu’en Europe. Les gens se disent bonjour d’une franche poignée de mains, faisant précéder les prénoms de Don (Dona pour les femmes). Une invitation à dîner se gratifie d’un cadeau. En revanche, les tenues vestimentaires sont généralement assez rigoureuses : en ville, on déambule rarement en shorts et le nudisme est une notion inconnue sur les côtes. 

Combien ça coûte ?

(prix indicatifs)

Un café 300 ¢/0,30 €
Une bière 1000 ¢/1,20 €
Une bouteille d’eau 600 ¢/0,80 €
Un ticket de bus urbain 200 ¢/0,25 €
Un sandwich (tostado) 700 ¢/1 €

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