A bien y repenser, El Bolson fut la dernière étape dotée d’un climat aimable. Et c’est pourtant là qu’elle a commencé. Ma bronchite. Depuis je l’ai apprivoisé, elle est comme un gentil animal de compagnie qui se manifeste de temps à autre sans faire trop de foin. Et oui, en ce qui me concerne, qui dit Patagonie, dit bronchite. C’est comme ça, on s’y fait.

Un récit de voyage solidaire en Patagonie par Marion

El Bolson, c’était aussi vraiment le retour à la maison. Se retrouver dans une auberge faite comme une maison, avec nous seuls dedans, seuls à squatter la cuisine, la salle à manger, avec un petit chat tellement trop mignon que je me devais de le faire rentrer le soir… Bref, une grosse impression d’être à la maison. Ajoutez l’effet télé à l’effet chat mignon, et je suis perdue. Mais ce fut fort agréable.

Nous étions assez loin du centre-ville, repliés dans ce havre avec nos réserves, à préparer de bons petits plats en buvant du vin… Il y a des moments plus difficiles dans la vie. Nous sommes quand même sortis, parfois. La première fois pour aller fourrer notre nez dans la foire qui a lieu tous les samedis dans cette petite ville perdue au milieu des montagnes. Une foire tout à fait inintéressante où se vendent de nombreuses babioles inutiles  sur fond de démonstration de moto cross. Des bouseux hippies quoi.

Donc nous sommes partis vers le Lago Puelo, supposé muy muy lindo (on a appris à se méfier maintenant). En effet pas trop mal, mais à côté de Bariloche ben… Petit joueur. Mais bon, au moins, on est sorti, et Jerry aura trouvé de nouveaux petits oiseaux à chasser (c’est qu’il faut l’occuper le bonhomme)

Marché à El Bolson, Patagonie - Argentine

Marché à El Bolson, Patagonie – Argentine – © Marion Kvaternik

Le lendemain, en attendant le bus du soir, nous sommes allés nous promener dans les environs, région vraiment bien jolie il faut le dire, où les promeneurs du dimanche sont des Gauchos qui amènent leurs chevaux se dégourdir les papattes. Pas grand chose à faire dans ce coin, mais une charmante étape pour ceux qui vont se perdre dans le froid de la Patagonie. Le soir, tiens donc, encore un bus de nuit!

Nous commandons le taxi pour y être à 20h30, nous préparons tranquillou et, à 19h50, Jerry a une illumination: tiens, et si je vérifiais  quelle exactement est le bus? 20h05…. Oui oui oui, pas de panique! On court partout, on entasse le bordel restant dans les sacs, on va demander à la proprio d’appeler un taxi pour tout de suite et on continue à courir dehors (comme si ça pouvait faire venir le taxi plus vite). Le taxi comprend notre urgence (on ne lui en laisse pas vraiment le choix de toutes manières), et fonce à toute blinde vers l’endroit de rendez-vous avec le bus. Miracle, nous arrivons à 20h04! Et dans toute cette affaire, je n’aurais même pas pu dire au revoir comme il se faut à l’adorable petit minou tout doux…

Bus de nuit confortable, et nous arrivons à peu près frais à 7h, à Puerto Madryn.

Petite description de Puerto Madryn. C’est un endroit assez unique sur la planète, où pas mal d’animaux marins ont décidé que c’est celui là qu’ils allaient choisir comme lieu de reproduction. Selon les saisons, et nous sommes dans la bonne, ça foisonne donc de baleines, de lions et d’éléphants de mer, de pingouins, d’orques, et de dauphins noirs et blancs…. Et quand je dis foisonne, c’est pas des blagues, par exemple, pour voir une baleine, il suffit d’aller à la plage. Pour le reste, il faut se diriger vers leurs colonies, la plupart installées tout autour de la péninsule Valdes. Oui, ça laisse rêveur….

Nous arrivons donc à l’auberge. Trop tôt pour le monsieur de la réception qui limite nous engueule parce qu’on serait arrivés trop en avance. Oui, on sait, on a bien essayé de l’expliquer au bus, il n’a rien voulu savoir il est arrivé à l’heure, désolés vraiment… Donc on attend la chambre en discutant avec les nouveaux arrivants. Une autre chose qu’il faut reconnaître à l’endroit; quel que soit l’état dans lequel on y arrive, on est très vite excités à l’idée de tout ce qu’il y a à y faire! Et quand le gars de l’auberge nous fait son speech sur toutes les excursions à faire, et tous les animaux à voir, on bave. Et on pleure quand il nous donne les prix.

Problème vite résolu, on y a pris goût, on louera une voiture. Ne reste qu’à trouver les accompagnants pour que ce soit vraiment intéressant. Problème résolu facilement; Pauline et Olivier arrivant le lendemain matin, on se met d’accord avec eux pour ce jour là. Et pour le deuxième jour, on tombe sur deux scottish rencontrés à Rio et très sympas, qui vont louer une voiture pour deux jours, on se joindra donc à eux! Et tes prix aberrants, monsieur l’agent de tourisme, tu te les mets où je pense! Non mais!

Baleines à Puerto Madryn, Patagonie, Argentine

Baleines à Puerto Madryn, Patagonie, Argentine – © Marion Kvaternik

Cette histoire résolue, nous décidons de commencer par aller voir les baleines. Elles sont sur les plages un peu au nord de la ville, à quelques mètres de nous pendant les heures de marée haute. Ça tombe bien, c’est maintenant. Et en effet, ça en impose, une baleine de 15m qui joue dans les vagues à 20m de nous. Ça laisse songeur… Évidemment, elles n’ont pas le bon goût d’être photogéniques, mais le souvenir de voir ce mastodonte surgir d’un coup à quelques mètres de nous reste incroyable. On y passe deux heures, à profiter du vent violent (un petit plus en temps de bronchite), et nous nous en retournons à l’auberge. Le temps de mettre le chauffage au max, une écharpe et hop, une bonne nuit !

Enfin vient le jour de la rencontre avec tous les animaux du coin: direction la péninsule Valdes ! Nous récupérons comme prévu Pauline et Olivier en grande forme et grimpons tous dans notre belle chevrolet. Comme ils sont intelligents ici, ils louent des grosses voitures basses pour aller faire de la piste toute la journée…

On part d’abord pour Punta Lomo, colonie de lions de mer. On pensait qu’on les verrait sur la plage à côté de nous (les baleines nous ont mal habitués), mais non, c’est une réserve protégée un peu plus bas sur la falaise. Peu importe, c’est amusant quand même. Ils font un bruit ridicule, entre le cochon et la brebis, et ont l’air d’avoir une vie palpitante à glander comme des gros tas partout où ils trouvent assez de place pour se poser. Quelques disputes éclatent, et le gros lion de mer vient régler tout ça pendant que les petits partent en … disons courant… et en bêlant.

Alors je confirme, quand ça nage, c’est classe, mais sur terre…. Enfin, on comprend bien en les voyant pourquoi lion de mer: les mâles ont vraiment une crinière! La deuxième réserve, à Puerto Piramides, complètera le tableau.

Puis nous nous dirigeons vers la péninsule. Nous en ferons le tour. Ce sera un florilège. D’abord des moutons. Quoi? Qu’entends-je? “Des moutons, on s’en fout ????” Non mais point du tout, le mouton est une race aussi noble que les autres, point de discrimination je vous prie ! Les moutons donc, se sont montrés plutôt bien élevés. Nous avons assisté à l’apprentissage des petits à traverser la route. C’est très amusant, ils regardent VRAIMENT à gauche et à droite avant de traverser, et ne bougent pas quand ils voient une voiture arriver.

A l’inverse des martinets, espèce d’échassiers, qui adorent eux, traverser sous nos roues! De temps en temps, nous effraierions aussi quelques Vigognes, qui courent en effet très vite quand ils ont peur. Et nous commencerons “pour de vrai” avec les éléphants de mer.

Animal prodigieusement inintéressant, qui bouge très peu et très lentement. Le geste le plus fréquent qu’il semble faire est de se jeter du sable avec une nageoire parce que le soleil tape un peu trop…. On en a quand même aperçu un qui sortait de l’eau… Il a fait trois mètres et pouf! On a cru qu’il était mort. Jusqu’à ce qu’une nageoire fasse le geste symbole de vie. Ouf, on était rassurés. Et pour la culture, sachez que les éléphants de mer sont de la même espèce que les phoques, tandis que les lions de mer seraient plus apparentés aux otaries. Pour plus de détails, je vous invite à vous renseigner vous même, j’ai perdu le papier qui expliquait tout ça.

Tatou, Puerto Piramides, Patagonie, Argentine

Tatou, Puerto Piramides, Patagonie, Argentine © Marion Kvaternik

On en vient à se décider à pique niquer, sur le parking puisque partout ailleurs c’est interdit, un peu tristes de ne pouvoir casser la croute avec les animaux sauvages, quand soudain…. Est arrivé le tatou. Le tatou est indescriptible, entre le rat, la tortue, et le fourmilier, il n’a pas l’air d’y voir grand chose mais a un très bon odorat! Il est resté avec nous, ou presque, le temps du repas. Aventurier mais peureux le petit, il nous a bien fait rire!

L’après midi, c’est d’abord l’heure de la sieste pour tout le monde (sauf le chauffeur) et le réveil se fait pour les pingouins !!! Alors on nous avait prévenu, c’est le début de la saison, il risque de ne pas y en avoir beaucoup. En effet, ils sont une vingtaine, et pour le coup, pas farouches pour un sou. Ils sont venus se coller à la rambarde d’observation, à moins d’un mètre de nous.

Le pingouin est vraiment un animal saisissant, on peut lui attribuer toutes les émotions qu’on veut; nous avons grincheux qui bat des ailes en criant, le pingouin solitaire, un peu à l’écart, le regard perdu dans la mer, le poseur qui a vu les appareils photos et qui cherche son meilleur profil. C’est énorme, on s’amuse comme des petits fous. Mais il faut repartir, d’abord parce qu’il fait très froid, ensuite parce que la route est longue. Nous apercevrons encore quelques éléphants et lions de mer, et évidemment des baleines partout. Le soir, un petit repas entre français, une bonne bouteille de rouge, un bon paquet de mouchoirs pour moi, et au lit!

Pauline et Olivier partent au petit matin tandis que nous, n’ayant réussi à trouver les Scottish pour confirmer l’heure, nous levons vers 8h, et les retrouvons au petit dej. Parfait, la journée se passera donc avec Jerry, Jaimie et Johny. Je ne sais pas d’où ça me vient, mais j’ai l’impression d’aller faire un tour avec les trois petits cochons. Nous allons à Punta Tumbo, réserve un peu plus peuplée (environ 350 000) de pingouins à 3h de route au sud de Puerto Madryn.

L’endroit est beaucoup touristisé que la péninsule et nous nous plierons aux règles. Jusqu’à l’arrivée du premier pingouin. A partir de ce moment, plus d’oreilles, que des yeux et un appareil photo. Comme la veille, ils nous régalent de scènes de vie, sauf que là ils sont très nombreux, et nullement gênés de passer au milieu de nous. On les voit se battre, se faire des câlins, se cacher, dorer au soleil, c’est génial. Pendant le retour, un gros dodo s’impose à moi. En ce moment, je m’endors dès qu’il fait un peu chaud…

Et le lendemain, journée repos, à attendre encore notre ultime bus de nuit américain. Réveil tardif (8h30 quand même), et journée passé à régler la suite du voyage en Nouvelle-Zélande. Ca me fait le plus grand bien de rester au chaud toute la journée. Je constate qu’en effet, c’est pas en m’accordant une journée de repos tous les trois jours que ça va aller mieux. Mais là, ça va bien, je ne tousse presque plus, je sens la fin de la bronchite. C’était sans compter sur le bus…

Pingouins de Punta Tumbo, Patagonie, Argentine

Pingouins de Punta Tumbo, Patagonie, Argentine – © Marion Kvaternik

Vraiment, c’est incroyable, je m’étais si bien faite aux bus de nuit, j’y avais presque pris gout, il a fallu que le dernier soit un calvaire. Ici aussi ils aiment la clim. Quand on sait qu’il fait 10° au plus chaud dehors, on se demande un peu pourquoi… Donc là, j’ai passé la nuit à prendre un courant d’air froid dans la tronche, il faisait 15° dans le bus (ils ont eu la grande idée de l’indiquer) En me réveillant au milieu de la nuit à cause du froid, et d’une vilaine très méchante quinte de toux qui a duré bien une demi-heure, j’ai cru que j’allais pleurer… Puis je me suis reprise et ai fait avec les moyens du bord.

A ma disposition: 3 couvertures stupides, ni assez longues ni assez larges pour couvrir le corps en entier, 2 manteaux de ski, et 2 pulls supplémentaires… Je pense que notre steward a du s’amuser en me trouvant le matin sous une pile de tout ce que j’ai pu entasser, avec juste le bout du nez qui dépassait. Sans tout ça du reste, je ne me serai jamais rendormie. J’ai rarement autant détesté Jerry qu’en le voyant dormir du sommeil du bienheureux emmitouflé dans son duvet pendant ma quinte de toux.

Puis il a fallu enchaîner un bus pour El Calafate, encore hors de prix. A ce point, j’ai perdu toute velléité d’essayer de sauver le budget en Argentine. Nous avons tellement dépensé ici, mais maintenant qu’on est là, à la dernière étape, que faire de plus… El Calafate en plus, se révèlera une ville hors de prix, hyper touristique. Tout y semble fait pour le touriste, comme pas mal de villes en Argentine, à se demander s’il existe des Argentins qui vivent d’autre chose que du tourisme…

L’auberge par contre, bien qu’elle soit un peu éloignée du centre ville, est adorable, confortable, et pas chère. J’y bénéficierai d’un nouveau jour de repos, ma santé s’étant nettement dégradée depuis le bus de nuit. Mais enfin, on n’est pas venu non plus pour se tourner les pouces, on est surtout là pour aller voir le plus beau glacier du monde, le Perito Moreno, glacier immense, tout proche des terres, et qui avance encore chaque année.

Encore une sortie trop chère, dans laquelle je m’embarque avec une tension assez faible et une envie du même acabit. Du coup, on point où on en est je prends tout ce qu’on me propose. Un tour en bateau pour s’approcher du glacier qu’on verra de près après? Bien sûr… Ben j’ai bien fait en fait. De loin, le glacier ressemble à un glacier de loin (surprenant donc), de près, c’est tout autre chose. Il est vraiment bleu, et quasi hypnotique. On se perd à en compter toutes les fissures, à s’absorber dans ses contours escarpés, et on se sent vraiment au bout du monde, dans un endroit sauvage avec quelque chose comme de la reconnaissance pour la nature qui nous laisse nous approcher autant.

En plus, comme il est actif, il passe son temps à perdre de belles masses de glace, que l’on voit parfois, et dans un boucan incroyable. La promenade sur les passerelles nous en montre d’autres profils, mais c’est surtout quand tout un pan se disloque sous nos yeux dans un vacarme infernal qu’on entre en admiration. Une bien belle rencontre que ce glacier. On en rentre tout rêveur (et endormis).

Glacier Perito Moreno, Argentine

Glacier Perito Moreno, Argentine – © Marion Kvaternik

Le lendemain, nous partons pour Puerto Natales, Chili. Direction la gare routière. En route, nous voyons au loin un jeune homme dont l’apparence correspond de beaucoup à celle d’Olivier. Tiens donc, ne sont-ils pas sensés se trouver à Ushuaia? Un échange de mail plus tard, c’est l’éclaircie. Ils ont pris le temps et passent d’abord par Puerto Natales. Tiens donc.

Nous nous retrouvons donc dans le même bus et faisons encore un bout de route ensemble. Arrivés à Puerto Natales nous reviennent tous les bons réflexes à avoir en arrivant dans un nouveau pays: trouver de l’argent, s’installer à l’auberge et comprendre la monnaie. Oui ici, 1 euro = 611 pesos. Facile donc. On se trouve un petit restaurant où nous dégusterons du bon saumon, et nous nous disons encore une fois au revoir et bon voyage. Il est en effet peu probable que nous les revoyons avant d’avoir quitté le continent.

L’auberge que nous avons tous choisi se révèle un monument chilien. Oui, pour une raison qui m’échappe, le Chili étant quand même le deuxième pays le plus riche d’Amérique du sud, ici, tout a l’air vieillot. Des restaurants aux nappes à carreau, aux auberges avec rideaux chargés aux fenêtres, canapés et moquettes, poêles pour le chauffage et gazinière à l’ancienne, c’est incroyable. L’auberge recèle d’autres trésors.

On comprend vite qu’on est chez les gens, et qu’ils ont trouvé un moyen comme un autre d’ajouter des chambres et faire une auberge. D’abord: aménager le grenier; ils ne se sont pas donnés trop de mal, l’endroit m’inspirant cette mélodie: “la maison est en carton, les escaliers sont en papier”, célèbre vers de la chanson bien connue (et qui relève d’un répertoire assez hallucinant en terme de goûts musicaux) “Pirouette, Cacahouète”.

Bref, comme tout semble l’indiquer, il y fait bien froid, on a peur des escaliers, et ne parlons pas de la salle de bain… On en voit bien le sol (il y a un trou à l’entrée qui permet de jauger la profondeur du sol), et le carrelage bouge à chaque pas. J’ai l’impression que la douche risque de s’effondrer jusqu’à l’étage du dessous  si je monte dedans…. Sans parler du miroir. Au début on se demande où il est, puis on réalise qu’ils l’ont mis devant la douche, et donc on ne peut s’en servir que de là… Je sais que j’ai les idées mal placées mais quand même, c’est quoi ces pervers?

Bref, malgré tout, nous trouverons le courage de nous lever le lendemain pour aller faire le tour du parc Torres Del Paine à la journée, en voiture. Certes, il eut été bien plus intéressant d’y faire une randonnée mais d’un, c’est cher, de deux, c’est pas tout à fait la saison, de trois, tiens! J’ai toujours ma bronchite, et si je n’ai aucun espoir de voir une amélioration avant de retrouver le soleil, si au moins on pouvait éviter de l’empirer.

Tour basique, nous sommes quatre, avec un chauffeur. Chauffeur basique, qui s’arrête où il veut bien s’arrêter. C’est juste horriblement frustrant de le voir aller très vite devant un paysage magnifique. Il nous permettra quand même de voir de belles choses et de faire quelques jolies photos: une cascade, un glacier et des icebergs, c’est sympa pour la matinée! Mais ce qu’on ne sait pas, c’est que c’est fini! Plus d’arrêt! Pour manger? Non. Prendre des photos parce que là, y’a écrit point de vue et c’est quand même sacrément beau? Non.

Parc Torres del Paine - Argentine

Parc Torres del Paine – Argentine – © Marion Kvaternik

A la place, il récupère des randonneurs pour les ramener à Puerto Natales. On est très légèrement frustrés avec Jerry. Alors quand finalement il pointe son nez à l’ultime arrêt pour nous informer que là, y’a une caverne à voir pour laquelle il faut payer une nouvelle entrée, je le regarde avec mon air affable, en lui assenant un “No Gracias” particulièrement chaleureux, et il fuit très rapidement.

On passera à l’agence en rentrant, parce qu’on n’avait pas bien du se comprendre en fait, on ne voulait pas une navette, on a payé un tour. La nana est un peu étonnée de nous voir rentrer si tôt, puis elle comprend que malheureusement, ça ne s’est pas passé comme prévu. Oh, elle est bien désolée, mais que peut elle y faire, elle est passée par la mauvaise agence? Bref, on l’a bien mauvaise… Mais c’était néanmoins très beau.

Aujourd’hui, il pleut, l’occasion de mettre enfin à jour le blog ! Et comme ce post inspiré est déjà bien assez long, je vous éviterai mes réflexions sur l’esprit romanesque des voyages au long cours.