3 - Un pays, une histoire, des hommes

Regards actuels sur la société mexicaine

 

Hacienda Teya, Yucatan - Mexique © Ignacio Guevara

« Si loin de Dieu, si près des Etats-Unis… », dit un proverbe local. A l’ombre de son puissant voisin « yankee », le Mexique s’en remet à sa piété, son sens de la fête et ses racines métissées : Coca-Cola, tortillas et catholicisme mâtiné de traditions indiennes font aujourd’hui bon ménage…

 

Economie

L’admission du Mexique à l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) et son adhésion à l’Alena (traité de libre-échange avec le Canada et les Etats-Unis) en 1994, marque son renouement avec la croissance. La guérilla zapatiste au Chiapas, les assassinats politiques et le creusement du déficit public affolent les marchés et provoquent une fuite des capitaux, une chute de 50% du cours du peso face au billet vert et entraîne une crise économique importante en 1994. Mais la crise ne dure pas : l’alternance politique met fin à 71 ans d’hégémonie du PRI (Parti révolutionnaire institutionnel), l’assainissement de l’administration et de la corruption et la reprise économique redonnent des couleurs au pays. L’influence de l’économie américaine provoque à la fois croissance de 1998 à 2001 et ralentissement de 2001 à 2003. Depuis 2004, le PIB continue sa progression, atteignant plus 883 milliards de dollars US en 2007, soit une augmentation de 4,7%. Le Mexique affiche ainsi le 12e PIB au niveau mondial et le plus haut d’Amérique Latine. Le pays dirige son économie de marché vers l’exportation. Si la concurrence asiatique compose une forte menace face au marché américain, la balance commerciale entre les deux pays a de nouveau atteint un résultat record en 2006. De plus, le marché européen ouvre ses portes au Mexique. Les échanges commerciaux avec les pays de l’Union Européenne montrent une hausse de 70% en cinq ans et en 2007, l’Europe représente plus de 14% du commerce total du pays. Le tourisme progresse chaque année et les recettes en 2007 s’élèvent à 12,9 milliards de dollars US. La lutte contre la pauvreté, une priorité du président Caldéron, touche encore 13 millions de Mexicains, mais la violence générée par les narco-trafiquants gène considérablement l’équilibre social du pays.

 

Agriculture
L’agriculture représente un secteur clé de l’économie mexicaine, avec plus de 25 % de la main-d’œuvre dédiée aux cultures extensives, destinées à l’exportation comme au marché intérieur. Maïs, bananes, haricots, café, coton, oranges, sorgho, canne à sucre, blé, fruits et légumes tropicaux, fleurs, miel et bois sont ses principales productions, sans oublier les vastes ranchs d’élevage bovin. Sa pêche (sardines, thons, anchois, crevettes…) s’exporte aussi partiellement.

 

Richesses minières et industrie
Avec ses plates-formes off-shore du golfe du Mexique, le pays se classe parmi les premiers producteurs mondiaux de pétrole, dont les dérivés représentent plus du tiers de ses recettes en devises. Gisements de gaz, plomb, zinc et cuivre sont aussi exploités, ainsi que l’or et l’argent, qui ont fait la richesse de la Nouvelle-Espagne. Les « maquilladoras », chaînes d’assemblage principalement situées dans le nord du pays, près de la frontière des Etats-Unis, rapportent désormais autant que les dérivés pétroliers et emploient plus de 15 % de la main-d’œuvre nationale. L’industrie automobile est aussi devenue un secteur clé (Nissan, Volkswagen).

 

Services
Avec près de 22 millions de visiteurs en 2007 (dont 80 % de Nord-Américains), le tourisme (restauration, hôtellerie, transports) est le premier employeur du Mexique, favorisant l’artisanat, une importante source de revenus pour les familles. Le secteur bancaire et les télécommunications ont aussi pris de l’essor.

 

Institutions politiques et administratives
Le Mexique est une République fédérale de 31 Etats et d’un district fédéral (Mexico), son drapeau national arbore trois couleurs (vert pour l’indépendance, blanc pour la pureté et rouge pour l’union nationale). Un aigle aux ailes déployées, perché sur un cactus et dévorant un serpent, occupe le blason central. Cette scène rappelle l’augure aztèque qui décida de la création de la capitale, Mexica-Tenochtitlán. Le président de la République est chef de l’exécutif, élu pour un mandat de six ans (non renouvelable) au suffrage universel. Côté législatif, le Congrès de l’Union est composé de deux assemblées, dont les membres sont aussi élus au suffrage universel, tous les quatre ans : le Sénat, ou chambre haute, et le Parlement, ou chambre des députés. De 1929 à 2000, le PRI (Parti révolutionnaire institutionnel) a bien porté son nom, dominant la vie politique et l’administration jusqu’au vacillement de 1994. Le mandat du président ultralibéral Salinas de Gortari s’achève sur fond de guerrilla zapatiste, assassinats politiques et fraudes électorales : Gortari s’enfuit en Irlande, son frère est incarcéré pour meurtre. Le second candidat PRI, Ernesto Zedillo, emporte les élections de justesse. Mais la victoire de l’opposition à la mairie de Mexico en 1997, puis aux élections présidentielles et générales de 2000, sonnent le glas de 71 ans d’hégémonie du PRI. Le président Vicente Fox (PAN, droite modérée) entreprend d’assainir l’énorme machine administrative mexicaine et la police, grangrenées par la corruption et les abus de pouvoir jusque dans les provinces les plus reculées. Enfin, il tend la main aux Zapatistes et aux minorités ethniques : une véritable révolution au Mexique.

 

Les zapatistes du Chiapas

Le 1er janvier 1994, à la date d’entrée en vigueur de l’ALENA (Accord de Libre Echange Nord-Américain), commence la rébellion de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN), menée par le sous-commandant Marcos, dans l’état du Chiapas. Le 1er janvier 2006, le mouvement zapatiste a lancé une vaste campagne de mobilisation pour peser dans la campagne électorale présidentielle. La Otra Campana est une marche à travers tout le pays dont l’objectif est la construction d’un vaste réseau de résistance et de solidarité, susceptible de peser sur les décisions du nouveau gouvernement, surtout en matière de justice sociale et de reconnaissance des droits des indigènes.

 

Population

Le mélange des cultures n’est pas un vain mot au Mexique : plus de 60 % de la population est mestiza, métisse de racines amérindiennes et espagnoles. Les 10 % de « criollos » (créoles) d’origine purement espagnole possèdent, aujourd’hui encore, une grande partie des richesses et dominent la politique. La population noire (1 %), qui descend des esclaves arrivés au XVIe siècle, se concentre dans la région de Veracruz. Les habitants recensés comme Indiens, parlant un ou plusieurs dialectes indiens, représentent 15 à 20 % de la population, répartis en une cinquantaine d ‘ethnies différentes. Certaines regroupent à peine quelques centaines de membres, comme les Lacandons, dans les plus profondes forêts du Chiapas, fidèles depuis cinq siècles à leur mode de vie semi-nomade. Particulièrement éprouvée par la colonisation, les mauvais traitements et les épidémies de maladies apportées par les Européens, la population indigène occupe le plus bas échelon social du Mexique. Les Indiens gardent pour toute richesse leurs traditions populaires et leurs rites syncrétiques, mariage entre christianisme et anciennes croyances. On les rencontre principalement en milieu rural dans les Etats du Sud et dans les canyons des hauts plateaux semi-désertiques du Nord. Sur les 130 langues précolombiennes répertoriées par les chercheurs, une vingtaine de langues mayas et six langues náhuatl (les Nahuas représentent l’ethnie dominante des Etats du Centre) subsistent aujourd’hui, déclinées en plus de 250 dialectes différents. Dans les Etats du Yucatán et du Chiapas, une quinzaine d’ethnies forment le groupe maya. Un kaléidoscope de tribus différentes peuplent les Etats du Guerrero et de Oaxaca, dont les descendants des Mixtèques et des Zapotèques. Totonaques, Huastèques se retrouvent au nord de l’Etat de Veracruz. Mayos, Tarahumaras, Yaquis, Pimas et Papagos vivent dans les sierras du Nord-Ouest.

 

Situation sociale
Plus de 60 % de la population vit dans la pauvreté, l’insécurité prend des proportions inquiétantes, l’exode rural continue d’alimenter les bidonvilles et les candidats au passage clandestin de la frontière avec les Etats-Unis sont toujours aussi nombreux, malgré les risques encourus. La démographie galopante aggrave la situation : la population croît de 2,2 % par an, pour un taux de natalité de 29 pour mille, avec 3,4 enfants par femme. Environ 12 % des citoyens sont analphabètes, cette proportion dépassant parfois les 20 % dans certaines tribus indiennes.

 

Religions

Plus de 95 % des Mexicains sont catholiques (contre 4 % de protestants) et fidèles pratiquants : les portes des églises sont toujours ouvertes, et les messes dominicales particulièrement suivies. La révolte des Cristeros (1926-29) en dit long sur la ferveur du peuple. Mais les Indiens, convertis aux XVIe et XVIIe siècles par les missionnaires espagnols, qui ont joué un grand rôle dans la colonisation du pays, ont surtout adapté le catholicisme à leurs propres cultes. La fascination pour la mort, qu’observaient les diverses croyances précolombiennes, se retrouve dans les images pieuses, notamment celle du Christ martyrisé, aux stigmates parfois particulièrement sanglants. Les éléments de la nature (fleurs, animaux, plantes, soleil, vent…), hautement spirituels pour les Indiens, enrichissent aussi souvent la décoration luxuriante des églises. Ce syncrétisme peut prendre des formes spectaculaires, telle celle que l’on observe dans la petite église de San Juan Chamula (Chiapas), avec les offrandes des chamulas aux saints, accompagnées de psaumes mystérieux. Les nombreuses fêtes religieuses sont ainsi souvent calquées sur d’anciennes cérémonies qui s’insèrent désormais dans le calendrier catholique. Parmi les tribus isolées, les rites traditionnels se perpétuent, de l’utilisation du peyotl (cactus hallucinogène) par les Huicholes à la danse des voladores, le célèbre rite de fertilité des Indiens de Papantla. Les Mexicains se confessent au prêtre, mais consultent aussi parfois un brujo (sorcier), pour éloigner le mauvais sort.

 

Vie sociale

La vie quotidienne mexicaine est à la fois dure, par les maigres moyens de subsistance d’une bonne partie de la population, et joyeuse, par leur propension à faire la fiesta. La solidarité familiale, renforcée par les nombreuses traditions populaires et religieuses, aident à surmonter les épreuves de la vie, bien qu’entachées de fatalisme. La société mexicaine est particulièrement machiste, et l’homme est loin d’être un défenseur de la cause féminine, sauf lorsqu’il s’agit de protéger l’honneur de sa mère, de son épouse ou de ses filles. La relation mère-fils est particulièrement forte, et la belle-fille doit s’en accommoder : la mère de l’époux vient souvent partager la vie du couple, et règne en matrone sur le foyer… Discrets, voire timides avec les visiteurs étrangers, la plupart des Mexicains s’avèrent particulièrement chaleureux et attentionnés dès lors qu’un contact s’établit, laissant libre cours à leur humour. Fidèles en amitié, ils le sont sans doute un peu moins en amour… Les rapports sont plus délicats avec les Indiens, très réservés vis-à-vis des Blancs et n’aimant pas être photographiés.

 

Fêtes et coutumes

Fêtes traditionnelles
Les très nombreuses fêtes populaires mexicaines contribuent largement au charme du pays et de ses habitants. Avec un saint pour chaque village, les nombreuses coutumes aux origines indiennes, les anniversaires, les mariages et autres fiançailles, pas un seul jour ne se passe sans une fête. Les danses traditionnelles et les orchestres de mariachis donnent alors le rythme. De ferventes processions ou des défilés exubérants marquent les grandes dates du calendrier catholique. A l’Epiphanie (Día de los Reyes, le 6 janvier), les chaussures des enfants débordent de friandises. Le carnaval est particulièrement effervescent à Veracruz et Mérida, mifévrier, tandis que Pâques et la semaine sainte s’inspirent des pieux chemins de croix espagnols. A la Saint-Isidore (15 mai), patron des paysans, les animaux domestiques sont couronnés de fleurs et les champs sont bénis. La fête des Morts, à la Toussaint (Día de los Muertos, 1er et 2 novembre), voit la population endimanchée honorer la mémoire des ancêtres, dans les rues et les cimetières illuminés de milliers de cierges. Enfin le 12 décembre, la procession de la Vierge de Guadalupe donne lieu au plus grand pèlerinage du pays, où culminent les manifestations folkloriques et religieuses sur le parvis de Notre-Dame de Guadalupe à Mexico.Mariachis et chansons d’amourLes mariachis, dont le nom provient de « mariages », sont apparus au XIXe siècle, lorsque la bourgeoisie de Guadalajara, influencée par la mode française sous Maximilien 1er, requérait les services de musiciens habillés en rancheros, pour égayer noces et banquets. Leurs instruments fétiches : violon, guitare(s) et trompettes, avec une préférence pour un sujet de chanson inépuisable : l’amour malheureux…

 

Fêtes civiles
1er  janvier : jour de l’an.
2 février : fête de la Constitution.
1er mai : fête du Travail.
5 mai : anniversaire de la victoire de Puebla contre les Français.
16 septembre : jour de l’Indépendance.
20 novembre : fête de la Révolution.

 

Art et culture

Façonné par l’effervescence de son histoire et le métissage de ses cultures, l’art mexicain est un des plus prolifiques au monde. Rien n’est renié, tout est bienvenu pour enrichir, constamment, une expression culturelle bouillonnante. Dans ce contexte, le style baroque a trouvé au Mexique une terre de prédilection.

 

Architecture
Les pyramides et les palais précolombiens témoignent du génie architectural des civilisations mésoaméricaines. A la colonisation, les églises deviennent l’exutoire de l’art populaire prolixe des indigènes. Pour mieux convertir les âmes, le richissime clergé de la Nouvelle-Espagne construit d’admirables églises, et donne à voir toute sa grandeur dans les splendides retables de style churrigueresque (fin XVIIe, début XVIIIe siècle), décorés à profusion et couverts de feuilles d’or. Dans les villes coloniales se mêlent plusieurs styles importés d’Espagne : mudejar (arabo-andalou), plateresque (Renaissances italienne et espagnole, avec une ornementation riche) ou encore poblano (baroque rehaussé de brique rouge, de carreaux de faïence). Dès le début du XXe siècle, les architectes mexicains ont beaucoup emprunté au fonctionnalisme moderne (Le Corbusier, Niemeyer), donnant naissance à des réalisations monumentales aux lignes épurées, baignant de lumière : à Mexico, l’université, le musée d’Anthropologie et l’hôtel Camino Real figurent parmi leurs plus grandes réussites.

 

Cinéma
Avec les « comedias rancheras », ses cow-boys au cœur d’or et ses chansons d’amour, le cinéma mexicain connaît son âge d’or dans les années 1940-50, avant d’être emporté par la déferlante hollywoodienne. Avec la création du Centre universitaire d’études cinématographiques, en 1964, apparaît une nouvelle génération de cinéastes, signant des œuvres contestataires d’un esthétisme remarquable (Arturo Ripstein, Felipe Cazals, Alberto Isaac…). Aujourd’hui, les Mexicains raffolent surtout des « telenovelas », feuilletons à l’eau de rose fabriqués par les studios des télévisions mexicaines, dont la production inonde l’Amérique latine.

 

Littérature
Si de rares écrits subsistent des civilisations précolombiennes, la littérature mexicaine prend un certain essor avec l’indépendance, puis la révolution, qui offre à quelques auteurs une ouverture internationale. Parmi eux : Mariano Azuela, José Vasconcelos, mais surtout Carlos Fuentes (1928), Alfonso Reyes (1889-1959) ou Octavio Paz (1914-1998), qui reçoit le prix Nobel de littérature en 1990. Mais la majorité de la population lit peu, si ce n’est une presse populaire machiste et peu inspirée, hormis par les faits divers.

 

Folklore
Entre les Indiens et les influences européennes, il existe plus de 200 danses folkloriques différentes, exécutées au cours des fêtes ou de célébrations religieuses. La musique est omniprésente, entre les fanfares, les orchestres des bals et les milliers de groupes de mariachis qui déambulent sur les trottoirs de toutes les villes, poussant la chansonnette pour quelques pesos. Les grandes ferias s’animent de corridas, très populaires au Mexique, de charreadas (rodéo mexicain) et de combats de coqs, où les paris atteignent des sommes considérables.

 

Peinture
Si la peinture mexicaine trouve son origine dans les fresques des cités précolombiennes, la décoration des églises permit à la peinture populaire de s’épanouir. Le muralisme, apparu aux premières heures de la Révolution, demeure le courant pictural le plus fameux. C’est José Vasconcelos, ministre de l’Education, qui dans les années 1920 autorise les artistes à peindre sur les murs des écoles et des édifices publics. Les plus grands muralistes sont José Clemente Orozco (1883-1949), Diego Rivera (1886-1957) et David Alfaro Siqueiros (1886-1974). Leurs immenses fresques, aux couleurs flamboyantes et à l’expressionnisme baroque, s’inspirent, dans une veine révolutionnaire et dramatique, des événements qui ont émaillé l’histoire du Mexique.

 

Haciendas, un patrimoine retrouvé

Construites entre les XVIe et XIXe siècles, les haciendas révèlent un fabuleux patrimoine colonial que l’on redécouvre doucement. Grands ranchs d’élevage bovin du nord-est, exploitations de tabac, d’agave (pour la tequila) ou de cacao dans le centre, de sisal (fibre utilisée dans les cordages) dans le Yucatan, ces vastes demeures témoignent des fastes heures de la Nouvelle-Espagne et du partage cruellement inéquitable des richesses du pays. Palais ou forteresses, leur somptueuse architecture coloniale, rehaussée parfois de chapelles baroques, est tombée dans l’oubli après la guerre d’indépendance, puis la Révolution mexicaine. Aujourd’hui, certaines d’entre elles revivent grâce au tourisme, transformées en hôtels ou en musées, comme au Yucatan, l’exquise Hacienda Katanchel, hôtel de charme, ou la Hacienda Yaxcopoil, toutes deux proches de Mérida.

 

Les fresques de Diego Rivera

Diego Rivera fut le plus prolifique et le plus lyrique des muralistes mexicains, dont l’œuvre se découvre dans plusieurs monuments du centre historique de Mexico. Sur l’Alameda, dans le musée Diego Rivera, le Songe d’un dimanche après-midi dans l’Alameda est une immense galerie de personnages ayant marqué l’histoire du Mexique et la vie du peintre : représenté en petit garçon, il tient la main de la « Calavera Catrina », la Mort endimanchée. A ses côtés, Frida Kahlo, qui fut sa femme, sa muse et une peintre surréaliste de renom. Dans le palacio de Bellas Artes, un souffle épique et révolutionnaire anime l’Homme à la croisée des chemins, qui dénonce les ségrégations sociales nées du capitalisme et la destruction de l’humanité par l’industrialisation. Dans la cour du palacio nacional, une flamboyante fresque de 450 m2 glorifie l’épopée du peuple mexicain, de la Conquista à la révolution de 1911.

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