Le centre

Sur la route qui mène vers la Cruz de Tejeda, à 40 km au sud-ouest de Las Palmas, on est subjugué par toute la splendeur de l’île.
Aux abords de la route sinueuse bordée d’eucalyptus gigantesques apparaissent des villages colorés, croulants sous les fleurs, des barrancos impressionnants et une végétation surabondante : cultures maraîchères, arbres fruitiers, capucines et fleurs se succèdent.
A la sortie de La Calzada, village où les habitants semblent avoir pour seule préoccupation de chercher un coin d’ombre, un pont enjambe l’étroite gorge formée par une coulée de lave descendue du Lentiscal.
On aperçoit des cavités creusées dans la paroi, ce sont las cuevas de los Frailes (les grottes des Moines). Ainsi nommées en hommage aux deux moines qui furent envoyés pour tenter de convertir les Guanches installés en ces lieux, et qui furent tués.
En direction de La Angostura et de Las Meleguinas, peu à peu les montagnes surgissent dans toute leur majesté. Jadis occupée par un lac, la vallée est aujourd’hui divisée en petits champs d’œillets et de primeurs.

Le verdugo ou bardino, chien canarien

On le dit descendant du chien des Guanches… son pelage est bringé et son poids adulte varie de 40 à 50 kilos. C’est sur la côte ouest que des archéologues ont exhumé des ossements vieux de 2 120 ans et qui seraient ceux de cet animal.
De ce chien typiquement canarien, les propriétaires sont extrêmement fiers et ils l’utilisent principalement pour la chasse et la garde. Quelques élevages perpétuant la race participent à des concours qui récompensent les meilleurs.

Parque Pozo de las Nieves

De retour sur la route principale, après quelques kilomètres, on entre dans le parque Pozo de las Nieves, réserve naturelle au milieu de laquelle se dresse, à 1 949 mètres, le pic de las Nieves. La forêt est plantée de châtaigniers et de pins, les lièvres y sont nombreux et font le bonheur des visiteurs… et des chasseurs.

Cueva Grande

Le paysage de la région est extrêmement vert, les parapets sont couverts de figuiers de Barbarie et de fleurs sauvages, et la traversée de Cueva Grande se fait agréablement au milieu de petites maisons blanches très fleuries.
Avant d’arriver au col de Tejeda, au milieu d’une forêt de pins, une aire de pique-nique aménagée permet de faire une simple halte ou de déjeuner sur d’immenses tables… de lave.

Col de Tejeda

36 km au sud-ouest de Las Palmas.
Parfois dans le brouillard, l’arrivée au col peut être irréelle. La cruz de Tejeda, en pierre, est située au sommet (1 450 m) et se détache face au parador nacional. Sur la gauche, le fameux roque Nublo, imposant monolithe basaltique, le plus haut du monde.
De sympathiques petits ânes costumés de façon traditionnelle vous attendent pour la photo souvenir !

Tejeda

42 km au sud-ouest de Las Palmas.
Par la route qui conduit à Tejeda, sur l’autre versant, les paysages se succèdent et l’arrivée sur le village est saisissante. Accrochées sur les flancs de la montagne, entre les profonds barrancos de la Aldea et Agaete, les maisons sont couvertes de tuiles romaines et la décoration de chacune est originale.
Les ruelles sont extrêmement pentues et les fleurs gênent presque le passage, une promenade s’impose.
Sur la place de l’église, se détache une maison dont l’entrée est gardée par deux cactus. En contrebas, à quelques kilomètres surgit le roque Bentayga, considéré par les Guanches comme mont sacré.

Suivez le guide !

Dans la descente, en direction de Tejeda, arrêtez-vous dans un virage, à hauteur d’un portail blanc, et prenez le chemin qui longe la propriété. De là, le point de vue sur le pic de las Nieves et roque Redondo est unique.

Artenara

10 km à l’ouest du col de Tejeda.
Un peu avant l’arrivée dans le village, on aperçoit des grottes de part et d’autre de la route.
A Artenara, village le plus élevé de l’île, situé au milieu de falaises et pics volcaniques, quelques habitations troglodytes témoignent du passé.

Chapelle de la Cuevita

Creusée dans le rocher, on la reconnaît à la particularité de son clocher : la cloche est fixée sur la paroi et la corde tombe négligemment le long de celle-ci.
Son intérieur est des plus surprenants : bénitier, bancs, chaire, fonts baptismaux, autel et retable, confessionnal, siège du curé, chemin de croix sur les parois sont taillés d’une seule pièce à même la roche !
Cette chapelle est renommée et attire un grand nombre de dévots. Remarquez, à droite en entrant, une petite « boîte à lumière » dans laquelle il ne faut pas hésiter à glisser une pièce qui va ouvrir les portes du merveilleux…

Telde

13 km au sud de Las Palmas.
Centre aborigène à l’époque préhispanique, certains vestiges, telles les grottes des Cuatro Puertas, attestent de l’importance du lieu. Un évêché y fut implanté au moment de la Conquête. Les quartiers de San Juan et San Francisco sont les plus anciens et possèdent encore d’admirables maisons.
L’église de San Juan, 1539, abrite l’œuvre flamande la plus importante des Canaries : un retable de style gothique polychrome.
On est sous le charme dans le quartier de San Francisco : blancheur des maisons, bois des portes, fenêtres et balcons, pierre apparente sur de nombreuses façades. L’église et le couvent de San Francisco méritent une visite, notamment pour le plafond à caissons de l’église.

Montaña de Cuatro Puertas

Un très important gisement archéologique, antérieur à la Conquête, se trouve à son sommet. Sur le versant nord, devant la grotte aux quatre portes taillées dans la montagne à laquelle elle donne son nom, se trouve une esplanade où les Guanches tenaient le tagoror (conseil) ; c’est sur les grandes pierres que s’asseyaient les guayres(chefs locaux). Sur l’autre versant, l’ensemble impressionnant de grottes, naturelles et taillées où les Guanches momifiaient leurs morts, qu’ils plaçaient ensuite dans des caves avec de la nourriture et des objets de la vie quotidienne. Probablement, croyaient-ils à une vie dans l’au-delà.

Le Sud

De Las Palmas, on accède très facilement par une autoroute au sud de l’île.
A partir de l’aéroport se succèdent les complexes touristiques. Tout d’abord celui de Bahía Felíz, puis ceux de Playa del Aguila, de Moro, Besudo, de San Agustín, Playa del Inglés et de Maspalomas, Puerto Rico et Mogán.

Playa del Inglés

60 km au sud de Las Palmas.
Il est intéressant de passer par les différents centres commerciaux. Les boutiques, tenues généralement par des Indiens, regorgent de produits tels que parfums, appareils photo, vidéo, montres… à des prix défiant toute concurrence. Cependant, nous ne saurions que trop recommander une âpre discussion et de prendre garde aux nombreuses contrefaçons !

Maspalomas

3 km à l’ouest de Playa del Inglés.
Vers la pointe extrême sud se trouve l’oasis de Maspalomas : une multitude de palmiers offrent un grand coin de verdure, puis, surgissent les dunes de sable doré, semblables à celles de Fuerteventura. On doit les traverser pour atteindre la plage, le paysage est alors égayé par une sympathique armée de parasols rouges !
Il existe une autre oasis dans ce désert : le campo de golf de Maspalomas, admirablement arboré, les fleurs poussent de toutes parts. Pour les amateurs, il est fortement recommandé de réserver son départ.

Dans les environs de Maspalomas

Derrière Maspalomas, El Tablero est un joli village accueillant. A 12 km plus au nord, par une petite route secondaire, se trouve le parque de los Palmitos, une des rares réserves botaniques et ornithologiques de l’île. (Ouvert tlj de 10 h à 18 h. Entrée payante, tarif réduit pour les enfants. Des navettes gratuites partent toutes les heures de Playa del Inglés de 9 h à 12 h et 13 h à 16 h 15, arrêt spécial).
Plus haut, à l’intérieur des terres, Monte León ne figure sur aucune carte.
L’agglomération étendue est composée de luxueuses villas entourées de hauts murs derrière lesquels se retranche une jet-set internationale très soucieuse de sa vie privée.

Puerto Rico

20 km à l’ouest de Maspalomas.
L’ensemble architectural de ce complexe touristique est absolument hallucinant : colorés de jaune et de blanc, les immeubles et les villas composent un urbanisme qui évoque « une glace vanille-banane qui aurait dégouliné le long de la montagne » (Sarah Simon).
On a du mal à croire que tant de logements puissent se remplir et, si c’est le cas, comment tout ce monde peut-il tenir sur la plage, qui n’est certes pas bien grande…
Pour les amateurs de pêche au gros, des excursions en haute mer partent du port.
Même possibilité depuis le quai de Santa Catalina, à Las Palmas.
Sur la route en direction de Mogán, les hautes falaises plongent dans la mer en un à-pic vertigineux, on aimerait descendre dans les petites criques, malheureusement on ne peut y accéder qu’en bateau.

Puerto de Mogán

38 km à l’ouest de Playa de Inglés.
S’il n’y avait qu’un endroit à visiter dans le sud, ce serait Puerto de Mogán.
Le plus joli port et le plus beau village de cette région est une halte bien connue des marins de la Transatlantique. En arrivant, un petit bras de mer vient vers les terres, il est enjambé par des petits ponts en fer forgé reliant une rive à l’autre ; sur la droite un sympathique marché où se vendent souvenirs et artisanat local. A peine plus loin à droite, une place permet le stationnement des véhicules, car ici s’ouvre le royaume des piétons.
Au détour de chaque ruelle, les maisons blanches à un étage avec balcon, aux portes et fenêtres vertes soulignent les entourages de couleur bleue, verte, jaune, ocre…, les bougainvillées multicolores caracolent et cascadent sur les façades, les hibiscus rouges, roses et jaunes bordent les rues, le jasmin répand son parfum entêtant, les géraniums retombent des terrasses ; on a soudain envie d’habiter là.
Le port de pêche se trouve à l’extrême droite. Dans ce que l’on pourrait considérer comme un petit chantier naval, des hommes réparent, carènent, repeignent et décorent de façon originale, parfois un peu kitsch, leurs embarcations. Au centre, une petite place avec des bancs, des arbres et des terrasses de cafés, au fond la halle aux poissons. Deux arches passent sous les maisons au travers desquelles on aperçoit le port de plaisance, dans lequel mouillent bateaux et voiliers. Les maisons qui l’entourent ont des balcons ouvragés en fer forgé ou en bois. Tout le long se succèdent les restaurants et boutiques.

Suivez le guide !

Dans le port de plaisance de Puerto de Mogán, l’eau est si claire que l’on distingue parfaitement une multitude de poissons multicolores, comme dans un aquarium.

Mogán pueblo

9 km au nord de Puerto de Mogán.
L’arrivée sur le village de Mogán est assez inattendue, sur le bord de la route ou en retrait surgissent des sortes de sculptures immenses représentant un fer à repasser, un épi de blé, une cafetière…
La raison en est que chaque année, le premier samedi de juin, se déroule la grande fête populaire de la circonscription. Tous les villages fabriquent un char avec un sujet. La fête terminée, les sujets sont déposés dans la nature et y resteront jusqu’à ce qu’ils se désagrègent.
De fantastiques paysages composent toute la région de Mogán, avec de grands canyons couverts de cactus.

Mundo Aborígen

De Maspalomas, prendre la route en direction de San Bartolomé de Tirajana. Ouvert tlj de 9 h à 18 h. Entrée payante, tarif réduit pour les enfants.

Dans un riche décor planté de la flore endémique de l’archipel canarien, ont été reconstitués les différents aspects du monde aborigène en mettant en scène plus de cent mannequins grandeur nature.
Ainsi, des tableaux représentent, entre autres, le monde des croyances religieuses, l’agriculture et l’élevage, les hiérarchies sociales, les mœurs et les habitudes alimentaires.

Fataga

16 km au nord de Maspalomas.
Ici la nature reverdit, la terre est fertile et le climat subtropical. Dans une palmeraie formidable, les maisons blanches et basses du village sont parsemées sur le coteau.

San Bartolomé de Tirajana

8 km au nord de Fataga.

Village essentiellement agricole, il est célèbre pour ses alcools de fruits.
Tous les dimanches, la place de l’église accueille le marché, où sont vendus les fruits des environs : amandes, prunes, cerises, abricots… qui servent à confectionner les alcools.
L’hôtel de ville possède une galerie et un patio qui débordent de fleurs. Le temple œcuménique, aux formes rondes et originales, rappelle l’opéra de Sydney (Australie).

Santa Lucía

7 km au wsud de San Bartolomé.

Petite ville d’artisans aux maisons ravissantes, elle tire sa renommée de ses fruits et surtout de ses oliviers.
Le museo de la Fortaleza (du lundi au vendredi de 10 h 30 à 17 h 30, le week-end à partir de 11 h 30. Entrée payante) renferme des momies guanches, des silos de l’époque précolombienne mais aussi poteries, vêtements de cuir, objets en pierre…

Agüimes

27 km au nord-est de Maspalomas.
Ville ancienne aux rues étroites bordées de maisons coloniales, elle fut le fief des évêques canariens. L’église San Sebastián a des airs… de mosquée !
A l’ouest, le barranco de Balos est dominé par une croupe rocheuse de 300 mètres de long.

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