Carte d’identité de la Réunion

Situation : Ile française du sud-ouest de l’océan Indien
Statut : Département d’outre-mer et région
Superficie : 2 512 km2
Dépendances : Les îles Eparses : Tromelin, Europa, Juan de Nova, Les Glorieuses, Bassas da India
Population : 809 000 habitants
Groupes ethniques principaux : Créoles (40 %), Indiens (30 %), Noirs (10 %), Chinois (7 %), Métropolitains (7 %), Malgaches, Mahorais et Comoriens (6 %)
Préfecture : Saint-Denis
Représentativité : Un conseil général, un conseil régional, trois sénateurs, cinq députés
Langues : Français, créole
Monnaie : Euro
Religions principales : Catholicisme, hindouisme, bouddhisme, islam
Ressources principales : Tourisme, canne à sucre, sucre, rhum et pêche

Géographie

A près de 10 000 km de Paris, l’île de la Réunion dresse sa silhouette volcanique au-dessus des flots indigo de l’océan Indien, quelque 800 km à l’est des côtes de Madagascar et à un peu plus de 200 km au nord du tropique du Capricorne. Née de deux événements volcaniques de grande envergure initiés il y a plus de trois millions d’années, l’île a fait surgir des flots un premier massif volcanique qui culmine de nos jours à 3 069 m au faîte du piton des Neiges, le plus haut sommet de tout l’archipel des Mascareignes.
Il y a 380 000 ans, un deuxième volcan s’est formé dans le sud-est de l’île, le piton de la Fournaise (2 632 m), qui demeure l’un des systèmes les plus actifs de la planète. Ses éruptions régulières et sans danger pour la population locale permettent d’assister à un spectacle véritablement fantastique. Dominé par ses origines volcaniques, le relief de l’île s’organise donc autour du massif déchiqueté et effondré du piton des Neiges ayant donné naissance à trois immenses cirques (Salazie, Cilaos, Mafate), bordés de hauts remparts et hérissés de pics vertigineux.
Les seules voies naturelles qui relient ces mondes intérieurs de l’île à la côte ont été formées par les rivières. Monde de luxuriance végétale entrecoupée de cascades géantes et de rivières, tantôt discrètes tantôt tumultueuses en fonction de la saison, la montagne réunionnaise forme naturellement l’essentiel du relief de l’île.
Le massif de la Fournaise, aride et désolé en comparaison du précédent, complète ce relief d’altitude entouré de hautes plaines étroites et d’une mince bande côtière de quelque 240 km de développement où se concentre l’essentiel de la vie économique, culturelle et touristique de l’île. Le littoral, trop jeune pour avoir eu le temps de s’entourer d’une barrière continue de corail, ne possède qu’un petit lagon sur sa côte ouest et offre plus généralement un visage de falaises de basalte sombres, battues par les flots et entrecoupées de criques de galets et de plages de sable noir.

Flore

Si la canne à sucre forme une ceinture quasi ininterrompue autour de l’île, la végétation naturelle et sauvage domine, de par la prééminence des hauts reliefs, et forme un couvert végétal d’une densité et d’une variété remarquables. La forêt originelle y est encore bien représentée et fait le bonheur des botanistes qui peuvent y admirer les fameux tamarins des hauts.
Parsemé çà et là d’espèces odorantes comme le vétiver et les géraniums des hauts, le reste de la végétation de moyenne altitude offre un savoureux mélange de fougères arborescentes, de cryptomerias, de manguiers sauvages, de camphriers, de poivriers sauvages, d’eucalyptus, de bois noirs et bois de fer, sans oublier les bambous qui forment à eux seuls de véritables mini-forêts.
Plus haut, une végétation arbustive de rhododendrons, de genêts et d’ajoncs part à l’assaut des sommets et du volcan. Sur la côte, filaos, cocotiers et lataniers de Bourbon endémiques donnent la réplique aux splendides flamboyants qui rougissent au cœur de l’été austral.

Faune

Côté faune, la Réunion est nettement moins riche, et ce sont essentiellement les oiseaux qui dominent le paysage. Si le dodo blanc, à l’image de son lointain cousin le dodo mauricien, a depuis longtemps disparu, les oiseaux indigènes sont encore largement représentés avec le tec-tec, le gobe-mouche de paradis repérable à sa tête violette, ou encore le busard de Maillard, ou papangue, qui tournoie au-dessus des ravines.
Les oiseaux de mer sont nombreux et le plus célèbre d’entre eux, le paille-en-queue, est même devenu l’oiseau emblématique de l’île. Parmi les espèces « terrestres », citons le cerf de Java, le sanglier, la chauve-souris, le gecko, mais aussi le tangue, ou tenrec, un insectivore qui rappelle le hérisson, et le caméléon, qui sont désormais protégés.
Au-delà des côtes, les fonds de l’océan regorgent de capucins-carêmes, capitaines et autres rouges (mérous réunionnais), sans oublier la faune des récifs coralliens, les requins, les tortues marines et cétacés.

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