Carte d’identité du Costa Rica

Nom officiel : République du Costa Rica
Situation : Au sud du Nicaragua et au nord du Panamá, bordé par la mer des Caraïbes et l’océan Pacifique
Superficie : 51 100 km2
Population : 4 947 490 hab.
Densité : 97 hab./km2
Capitale : San José (400 000 hab.)
Villes principales : Alajuela (233 000 hab.), Cartago (132 000 hab.), Puntarenas (106 000 hab.), Puerto Limón (65 000 hab.), Heredia (104 000 hab.)
Nature du régime politique : Démocratie présidentielle
Chef de l’Etat : Oscar Arias Sanchez
Langue officielle : Espagnol
Monnaie : Colón (1 Euro = 686 colóns)
Religion : Catholicisme
Taux de chômage : 5,6 %
Ressources principales : Agriculture (café, banane, sucre, cacao…), tourisme
PIB : 48 480 milliards de dollars 

Entre côtes et sommets 

Le plus petit pays d’Amérique centrale, après le Salvador et le Belize, couvre environ un dixième de la superficie de la France (51 100 km2). Escarpé et maritime à la fois, il offre une étonnante variété de paysages, bien que sa largeur s’échelonne seulement entre 119 km et 282 km. Le relief montagneux jeuneet l’activité sismique et volcanique expliquent en partie cette diversité et la richesse de ses sols. Une chaîne de montagnes et de volcans s’étire du nord au sud et se divise en trois parties principales : la cordillère de Guanacaste au nord, la cordillère Centrale et la cordillère de Talamanca au sud, où est situé le point culminant, le Chirripó Grande. Elle forme au milieu la vallée Centrale, où vit plus de la moitié de la population. A l’ouest et à l’est du massif s’étendent les basses terres du littoral. Plutôt marécageuses sur la côte caraïbe, elles sont recouvertes côté Pacifique d’une savane de prairie et de mangrove vers le sud. Des cours d’eau prennent leur source en altitude et s’écoulent vers les deux océans. Le plus long est le San Juan (230 km), qui délimite au nord une partie de la frontière avec le Nicaragua. Le Tempisque ou le Sarapiquí doivent leur réputation à leurs eaux tourbillonnantes, particulièrement adaptées à la pratique du canoë-kayak et du rafting. 

Au-dessous du volcan 

La capitale San José, est sise dans la vallée Centrale, au pied des volcans Poás (2 704 m), Barva (2 906 m), Turrialba (3 328 m) et Irazú (3 432 m). L’ensemble de la région appartient à la ceinture de feu du Pacifique. Au nord, les éruptions quasi permanentes de l’Arenal, qui domine la petite cité de La Fortuna, offrent un spectacle grandiose, pour peu que les nuages veuillent bien disparaître quelques instants de son cratère. Près de la frontière avec le Nicaragua, le Rincón de la Vieja, fort de ses neuf cratères, culmine à 1 895 m. Encore très actif, il s’est réveillé pour la dernière fois en 1998, déversant heureusement laves et cendres sur son versant inhabité.
De nombreux tremblements de terre, dus aux mouvements des plaques tectoniques des Cocos et des Caraïbes, affectent à rythme régulier le pays. Si leur amplitude est en règle générale limitée, elle était néanmoins supérieure à 7 sur l’échelle de Richter lors du séisme d’avril 1991. 

Des plages idylliques 

Avec environ 1 700 km de rivages, le Costa Rica est aussi un pays maritime : dans la zone la plus étroite du centre du pays, on peut aller d’un océan à l’autre en voiture en à peine plus de cinq heures, en partant du port de Limón sur la côte caraïbe pour se diriger vers la province de Puntarenas. Côté Pacifique, le relief plonge quasiment dans l’océan, générant des plaines étroites. Aussi, la côte se découpe volontiers en baies et golfes, comme le golfe de Nicoya, la baie de Coronado et le golfe Dulce. Le long de la mer des Caraïbes, particulièrement au nord-est, les plaines se déroulent au contraire sur de vastes étendues, occupant un tiers de la superficie du pays. Partout, les plages de sable blanc, gris ou noir sont paradisiaques. Les îles les plus célèbres émergent dans l’océan Pacifique. L’isla del Caño, à 20 km de la péninsule d’Osa, est classée réserve biologique depuis 1978. L’isla del Coco, éloignée de la côte de 450 km, est en revanche beaucoup moins accessible. Son parc national, inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, recèle une remarquable richesse sous-marine. 

Un souci constant pour l’écologie 

Chaque région possède sa propre spécificité, jalousement préservée comme en témoigne le grand nombre de parcs nationaux, réserves biologiques, refuges de la faune sauvage et réserves privées : 26 % du territoire sont aujourd’hui protégés. Pionnier de la préservation de l’environnement, le pays a créé en 1945 la première zone naturelle et en 1955 le premier parc national au monde. Ces initiatives ont permis de sauvegarder la richesse des processus écologiques, entraînant une explosion de la fréquentation touristique. Ce phénomène a conduit les autorités à réglementer le nombre d’accès à certains sites afin de limiter l’impact de ces visites sur l’écosystème. Cet intérêt pour l’environnement s’est accru au début des années 1960, prenant pour modèle les parcs des Etats-Unis, jusqu’à devenir cause nationale en 1970. La difficulté était alors de convaincre la population que la préservation de la forêt générerait plus de revenus que l’exploitation agricole des terrains. Eleveurs et paysans y étaient opposés, de crainte de perdre leur travail. Pour nombre d’entre eux, ce fut vrai, mais ils se sont depuis reconvertis avec bonheur dans les métiers du tourisme. 

Flore 

La Guaria morada, une orchidée de couleur lilas, et le guanacaste, un arbre pouvant atteindre 40 m de hauteur, avec un feuillage vert et persistant qui protège les plaines du même nom à la manière d’un parasol, sont aux Ticos ce que le coq est aux Français… Il ne faut guère s’étonner qu’entre autres emblèmes nationaux, le Costa Rica ait choisi deux espèces végétales : aussi restreinte qu’y soit la superficie, 5 % de la flore mondiale y est présente. Si l’on trouve par exemple plus de 1 000 orchidées différentes sur le territoire, la multiplicité des forêts est encore plus remarquable : vierges, sèches ou pluviales, tropicales humides, pluviales naines… On dénombre 1 400 essences d’arbres et plus de 10 000 plantes de toutes sortes. 

Faune 

Le bestiaire costaricain est tout aussi fourni. Ainsi, si le splendide Morpho aux ailes bleues est une merveille à découvrir, il n’est que l’un des 6 000 papillons différents vivant dans le pays : à défaut de tous les voir, plusieurs fermes consacrées exclusivement aux lépidoptères constituent d’excellents points d’observation !

Reptiles et batraciens 

Les grenouilles, qui se parent de mille couleurs pour avertir les intrus de leur venimosité, prolifèrent. Dans la famille des reptiles, les tortues fournissent une des attractions principales de l’écotourisme local. Différentes plages, Tortuguero, Playa Grande, Nancite, Ostional ou Tamarindo, offrent des sites privilégiés d’observation en période de ponte.
Tous les reptiles ne sont pas aussi inoffensifs. Parmi les 220 espèces recensées, il faudra en particulier se méfier des serpents boas ou vipères fers-de-lance. Les crocodiles et les caïmans, qui émergent dans les canaux du Nord-Est ou dans les rivières de la région de Tárcoles, ne sont guère plus amicaux. Iguanes et autres lézards viennent compléter cet incroyable patrimoine vivant. 

Un paradis ornithologique

Le quetzal est lui aussi emblématique de la faune du Costa Rica, même s’il est très discret. Considéré comme le plus bel oiseau de tout le continent américain, avec sa longue traîne vert émeraude, c’est dans le parc national Chirripó qu’il serait en plus grand nombre. Près de 1 000 espèces d’oiseaux peuplent le pays. Les perroquets, aras ou toucans sont les plus colorés, les colibris les plus surprenants par leur activité incessante.
Les bons gestes du touriste 
Les efforts du gouvernement costaricain pour la protection de la nature ne peuvent pas être dissociés d’un comportement responsable des touristes. C’est à chacun d’entre nous d’observer sans perturber et de découvrir sans détruire. Dans chaque réserve, les consignes à respecter sont nombreuses et clairement indiquées. Un minimum de bon sens suffit d’ailleurs la plupart du temps. Est-il par exemple utile de rappeler de ne rien laisser sur son passage, papiers ou mégots de cigarettes, de ne pas ramasser de fleurs ou de ne pas essayer de nourrir les animaux rencontrés ? La discrétion, sinon le silence, aide à passer inaperçu et donc à épier plus de scènes de la vie sauvage. Lors de l’observation de la ponte des tortues, l’utilisation de flashes photographiques est à proscrire et l’achat d’œufs est formellement interdit. 

Bruyants ou discrets 
En de très nombreux endroits, le chant de ces oiseaux sera couvert par un cri peu rassurant, voire inquiétant : les singes hurleurs, qui se font entendre avant de se montrer, sont omniprésents. Comme les singes à face blanche et autres singes-araignées, ils ont une activité débordante qui contraste avec la passivité des paresseux. Parmi les autres mammifères, les cerfs, les tapirs, les pécaris, les agoutis, les tamanoirs, les tatous et les coatis ont élu domicile ici, de même que le raton laveur. Si les félins se sont également approprié la nature costaricaine, la sociabilité n’est pas leur qualité première… Jaguars, ocelots et pumasvivent dans les parcs naturels mais se dévoilent rarement au visiteur.

Sous l’eau 

La faune marine est tout aussi abondante et diversifiée, dans l’océan Pacifique comme dans la mer des Caraïbes. Pêcheurs et plongeurs iront à la rencontre du mérou, de l’espadon, du thon ou du pagre, avec au gré des circonstances, d’éventuels face-à-face avec les requins ou les raies… Dans des eaux du Pacifique, d’une transparence lumineuse, les coraux se répertorient par dizaines.

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