Autour de Patershol

Un peu au nord de la Kraanlei, le quartier de Patershol, construit dans le courant du XVIIe siècle afin d’y loger les nombreux tisserands, se caractérise essentiellement par le maintien de ses structures typiquement médiévales. Celles-ci sont surtout représentées par les nombreuses petites maisons basses qui bordent des ruelles et venelles semblant sorties d’une machine à remonter le temps. Tout le quartier a bénéficié d’une rénovation en profondeur vers 1980 et, aujourd’hui, les superbes façades et les immeubles classés abritent quelques boutiques de standing, des restaurants de très bonne réputation et des cafés où il est de bon ton d’être vu.

Het Huis van Alijn en Museum voor Volkskunde
Kraanlei 65. Ouvert du mardi au samedi de 11 h à 17 h et le dimanche de 10 h à 17 h. Fermé le 25 décembre et le 1er janvier. Entrée payante.
Situé à la lisière du cœur médiéval de la ville, le musée du Folklore est essentiellement constitué d’une suite de 18 petites maisons joliment blanchies à la chaux groupées autour d’une cour. On y découvre les traditions ancestrales et la vie populaire d’autrefois. On y trouve aussi une foule d’objets usuels ou artisanaux de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, ainsi que plusieurs sympathiques reconstitutions d’ateliers et de boutiques. L’idéal pour replonger le visiteur dans une désuète ambiance 1900.
Le musée possède encore un bistrot ancien où il est agréable de s’attabler le temps de déguster une bière locale charme garanti !), ainsi qu’un petit théâtre de marionnettes gantoises proposant des spectacles pour les enfants les mercredis et samedis après-midi.

Het Gravensteen
Sint-Veerleplein. Ouvert tlj d’avril à septembre, de 9 h à 18 h; d’octobre à mars de 9 h à 17 h. Fermé 25, 26 et 31 décembre, 1er janvier. Entrée payante. Dernière entrée autorisée 45 min avant la fermeture. Visite guidée sur demande.
Entouré de douves et puissamment fortifié, il domine de toute sa masse le cœur historique de la ville. Construit aux alentours de 1180 par Philippe d’Alsace, comte de Flandre, c’est un exemple probablement unique dans la région d’architecture médiévale défensive. Assez curieusement peut-être, son architecture fait penser aux forteresses et aux châteaux forts érigés par les croisés en Syrie, à l’instar du célèbre krak des Chevaliers. Il faut attendre le XVIe siècle pour qu’il perde sa fonction purement militaire et soit reconverti en prison. Mais il connut bien d’autres utilisations : on y a battu monnaie, des cours de justice s’y sont tenues, il abrita même des filatures de coton. Il faut attendre les années 1894-1913 pour qu’il soit complètement restauré. Aujourd’hui, on se promène sur le chemin de ronde, on découvre plusieurs salles historiques, une belle crypte, des oubliettes et une impressionnante collection d’instruments de torture – de la punition à l’exécution – au sein d’un Museum voor Gerechtsvoorwerpen (musée des Objets de justice).

Harangues, allégeances et règlements de compte au marché du vendredi
Au Moyen Age, le Vrijdagmarkt (plus ou moins en face du musée du Folklore, sur l’autre rive) était le cœur de la vie politique locale. Les comtes venaient y jurer fidélité et allégeance à la charte de la cité. Pendant les périodes plus tendues, ils venaient y haranguer le peuple. En d’autres temps, les corporations rivales venaient y régler leurs différends de manière très musclée. Aujourd’hui, l’endroit est beaucoup plus serein, et il est agréable de contempler les maisons des guildes qui entourent cette jolie place au centre de laquelle se dresse la statue de Jacob Van Artevelde : Het Toreken (maison des Tanneurs, 1480), Lakenmeterhuis (corporation des Drapiers, XVIIIe siècle), Den Bonten Mantel (guilde des Fourreurs, 1675)…

Filature Nouvelle Orléans, Gent, Belgium © LHOON

Filature Nouvelle Orléans, Gent, Belgium © LHOON

Suivez le guide !
Waterzooi de poulet à la gantoise, hochepot gantois, civet de lièvre à la gantoise, ragoût de mouton à la gantoise… Goûtez la gastronomie locale accompagnée d’une bonne bière artisanale.

Museum voor Industriële Archeologie en Textiel
Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h. Fermé les 24, 25, 26 et 31 décembre. Entrée payante, sauf dimanche de 10 h à 13 h. Visite guidée gratuite à 11 h.
On n’aurait pu rêver cadre plus adapté : le MIAT a trouvé refuge dans une ancienne filature de coton, avec pour objectif de montrer l’évolution de la société de la révolution industrielle à l’apparition de l’informatique. L’accent est mis sur l’industrie du coton, mais aussi sur le confort domestique, le travail de la femme et celui des enfants. Plusieurs machines illustrent les évolutions techniques : machines à vapeur, presses d’imprimerie, machines textiles, etc.

Au sud de la ville

Museum voor Schone Kunsten
Citadelpark. Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h. Fermé 24, 25 et 31 décembre. Entrée payante.
A 20 min de marche du cœur historique de Gand se dresse la grandiose façade néo-classique du musée le plus riche de toute la ville, qui possède une collection tout à fait impressionnante de tapisseries exposées dans le hall et de sculptures.
Le clou de la visite est la découverte des collections de toiles et de peintures s’étalant du XVe au XXe siècle. L’une des ailes du musée est dévolue à la peinture ancienne du XVe au XVIIIe siècle, avec quelques œuvres signées de noms prestigieux, notamment Jan Van Dyck, Frans Hals, Rubens, Pierre Breughel le Jeune ou Hieronimus Bosch. Dans l’aile opposée, ce sont les peintres belges des XIXe et XXe siècles qui sont mis à l’honneur : Constant Permeke, James Ensor, Henri Evenepoel, Emile Claus…

Stedelijk Museum voor Actuele Kunst
Citadelpark. Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h. Fermé le 25 décembre et le 1er janvier. Entrée payante, sauf dimanche de 10 h à 13 h. 
Sous le même toit que le musée des Beaux-Arts, le SMAK présente de nombreuses œuvres d’artistes belges et étrangers, et reflète les courants artistiques les plus importants depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : surréalisme, hyperréalisme, minimalisme, concept art, pop’art, groupe Cobra. Des artistes de grand renom y sont exposés, tels Andy Warhol, Paul Delvaux ou Francis Bacon.
Le SMAK est également renommé pour ses expositions temporaires, toujours prestigieuses.

Kunsthal de Sint-Pietersabdij
Sint-Pietersplein 9. Ouvert tlj sauf lundi de 10 h à 17 h 30. Expositions temporaires toute l’année. Fermé les 24, 25 et 31 décembre et le 1er janvier. Entrée payante. Possibilité de visite en compagnie du moine virtuel Alison. Pas d’accès handicapés. www.gent.be/spa
C’est, avec son extraordinaire jardin de ruines, l’un des plus beaux monuments de Gand, dans lequel on prendra plaisir à flâner librement. Depuis le VIIe siècle, le site a toujours été occupé par un couvent. Les bâtiments que l’on découvre aujourd’hui datent des XVIIe et XVIIIe siècles, et ont bénéficié d’une excellente restauration au début du XXe siècle.
Il est possible de se glisser dans les souterrains et d’y visiter une exposition originale baptisée « Entre ciel et terre » qui retrace tout le passé des moines et de leur abbaye. D’autres parties du bâtiment abritent quelques expositions de moindre importance, à caractère historique ou culturel.

Plantentuin Universiteit
K.L. Ledeganckstraat 35. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 16 h 30 ; les samedi, dimanche et jours fériés de 9 h à 12 h. Fermé du 25 décembre au 2 janvier. Entrée libre. Visite guidée gratuite le 1er dimanche de chaque mois sauf décembre et janvier) à 10 h.
C’est un « must » incontournable pour les véritables amateurs de plantes, qui admireront une collection de plus de 7 500 espèces différentes, indigènes ou plus exotiques.

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