A la fin du xive siècle, les successeurs d’Othman, fondateur de la dynastie ottomane, se sont appropriés tous les territoires qui demeuraient aux mains des Byzantins : l’Anatolie et les Balkans. En 1453, le sultan Mehmet II prend Constantinople qui devient Istanbul et met un terme définitif à l’existence de Byzance.

En 1516, les Turcs écrasent les Mamelouks près d’Alep. Toutes les villes de Syrie, du Liban, de Palestine puis d’Egypte tombent à la suite. Entre 1520 et 1566, sous le règne de Soliman le Magnifique, l’Empire ottoman vit sa période la plus brillante en termes d’art, de réformes administratives et de relations avec l’Europe.

Le Liban ne connaît toujours pas d’unité socio-politique. Ses deux régions, la Montagne et le littoral, n’évoluent pas au même rythme. Les familles sunnites et grecques-orthodoxes, favorables au pouvoir ottoman, occupent les villes de la côte, se livrent au commerce et intègrent l’administration turque. Opposés à la domination des Turcs, les druzes, chiites et maronites vivent dans les montagnes et constituent une société rurale et féodale.

Les Ottomans leur laissent une certaine autonomie qui vise à encourager les luttes entre clans et à les affaiblir. Deux factions s’opposent, les Yamanites et les Kaïssites, qui regroupent chacune des clans de confessions différentes.

A la fin du xvie siècle, l’émir druze Fakhr ed-Dine Maan, depuis sa région montagnarde du Chouf, unifie pour la première fois un territoire qui s’étend sur tout le Liban et sur le nord de la Palestine. Après un épisode où, poursuivi par les Turcs, il est contraint de chercher refuge chez son allié le grand duc de Toscane, Fakhr ed-Dine revient au Levant et, vers 1620, se rend maître d’un émirat qui s’étend d’Alep à la frontière égyptienne.

Les Turcs sont occupés à contenir d’autres révoltes, en particulier en Perse, et laissent à l’émir les mains libres. Il renforce son pouvoir féodal en s’appropriant les terres et engage une ambitieuse entreprise visant à développer l’agriculture et la production de la soie. Il fait venir des ingénieurs italiens et encourage les chrétiens à s’établir dans les zones agricoles du sud du Liban. Il ouvre Beyrouth et Saïda aux activités des missions européennes (jésuites, capucins, carmes) qui vont alors constituer la première entrée de l’influence française auprès des chrétiens d’Orient.

Fakhr ed-Dine est exécuté par les Ottomans en 1635. Son petit-neveu, Ahmad Maan, rétablit son contrôle sur un territoire restreint qui correspond au centre du Liban actuel. A sa mort, le pouvoir passe à la famille druze des Chéhab qui se convertit au maronisme à la fin du xviiie siècle. L’émir Béchir II Chéhab étend son pouvoir sur le nord en s’alliant à Mehmet Ali, qui s’est libéré de la tutelle turque en Egypte et le soutient dans ses efforts d’indépendance.

Cependant, le littoral reste sous contrôle de l’administration turque et des gouverneurs sont basés à Tripoli et Saïda.

Vers cette époque, les différentes factions libanaises commencent à être soutenues par les puissances occidentales qui jouent les unes contre les autres pour asseoir leur influence locale. La France favorise collectivement les maronites, la Grande-Bretagne fait de même avec les druzes. Ce qui était jusque-là des conflits entre clans prend pour la première fois une tournure confessionnelle et la vieille division entre Yamanites et Kaïssites disparaît.

Dans la deuxième moitié du XIX e siècle, l’Empire ottoman entend réaffirmer sa souveraineté sur tout le Proche-Orient arabe. En 1842, le Mont- Liban est divisé en deux régions ou kaïmakam. Un gouverneur druze est nommé pour celui du sud, un maronite pour celui du nord. Mais ces arrangements ne conviennent pas à la population locale.

Les maronites du sud se révoltent contre le gouverneur druze. Puis les paysans maronites du nord, soutenu par leur clergé, s’en prennent à leur propre aristocratie féodale. Ces combats font plusieurs milliers de morts, surtout maronites. En 1861, pressés par les puissances européennes, les Ottomans réunissent les deux kaïmakam en une seule entité, la mutassarifiyé du Mont- Liban, ou Petit Liban, avec un gouverneur chrétien à sa tête. Un conseil élu l’assiste, représentant toutes les communautés. Le féodalisme est aboli et le confessionnalisme institutionnalisé pour la première fois.

La stabilité s’installe, les ports reprennent leurs activités, en particulier Beyrouth, centre d’exportation de la soie vers l’Europe. Les missions étrangères établissent des écoles tandis que l’imprimerie se développe. Le Liban devient, à l’égal du Caire, le centre de la renaissance intellectuelle arabe de la fin du XIXe siècle, la nahda. Celle-ci préfigure la genèse d’un nationalisme arabe opposé au pouvoir turc sur le modèle des mouvements des nationalités qui agitent les Balkans.

Lorsqu’ éclate la première guerre mondiale, l’Empire ottoman est déjà très affaibli. Il s’allie à l’Allemagne et à l’Autriche. Le Liban est le théâtre d’affrontements entre les armées des deux camps, Ottomans contre Français et Britanniques. En 1918, lors de la victoire des Alliés, les Français s’assurent le contrôle sur une région qui comprend l’intérieur de la Syrie, le littoral syro-libanais, la Bekaa et le Mont- Liban.

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