Bruges, Belgium © Fugue / Anton Raath

Bruges, Belgium © Fugue / Anton Raath

Vers la Kruispoort

Sint-Pieterskapel
Keerstraat 1.
Au nord-est du Markt, cette ancienne chapelle des chandeliers est aujourd’hui partagée par les églises anglicane et protestante.

Sint-Walburgakerk
Koningstraat. Ouvert au public en dehors des offices religieux.
C’est une magnifique église baroque construite entre 1619 et 1642. Conçue par le jésuite Pieter Huyssens, elle abrite une chaire et une table de communion remarquables.

Sint-Annaskerk
Sint-Annaskerkstraat. Ouvert au public en dehors des offices religieux.
Elle a été inaugurée en 1624, en remplacement d’une église gothique détruite en 1581 au même endroit. A l’intérieur, la chaire de vérité est splendide.

Jeruzalemkerk
Peterstraat. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, samedi jusqu’à 17 h. Entrée payante (couplée avec le centre de la Dentelle).
Cette église du XVe siècle est la plus curieuse de la ville. Elle se distingue par l’allure orientale de sa tour, surmontée de deux niveaux de lanternes en bois et couronnée d’un bulbe en fer étamé, ainsi que par son plan identique à celui du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Bâtie suivant les consignes de riches marchands italiens, les frères Adornes, elle appartient toujours à leurs descendants et abrite de beaux vitraux et les mausolées d’Anselmus Adornes et de son épouse.

La procession du Saint-Sang
Déjà mentionnée en 1291, cette procession se déroule depuis 1970 le jour de l’Ascension. Au cours des siècles, le cortège a subi maintes modifications, mais la spiritualité, dominée par le souvenir de la Passion du Christ, demeure immuable. Mi-religieuse mi-touristique, la procession se divise en quatre parties thématiques. Les deux premières rassemblent des tableaux de l’Ancien et du Nouveau Testament. La troisième met en scène la légende rattachée à la relique du Saint Sang ramenée de Terre sainte par Diederik Van den Elzas, comte de Flandre. La dernière partie esquisse la tradition de vénération de la relique. La procession, au long de laquelle défilent d’innombrables figurants en costumes d’époque, est fermée par le carillon mobile, qui ajoute à l’aspect festif de la manifestation.

Suivez le guide !
Pour savoir si la dentelle a bien été réalisée à la main selon la tradition locale, il faut vérifier qu’elle possède le label Quality Control qui en garantit la fabrication artisanale.

Kantcentrum
Peterstraat 3. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, le samedi jusqu’à 17 h. Entrée payante.
Niché dans une maison-Dieu fondée au XVe siècle par les descendants du marchand génois Adornes, ce centre garde vivant l’art de la dentelle. Musée et boutique, il accueille des dentellières qui exercent leur art dans divers styles traditionnels ou modernes. Il est possible d’y suivre des démonstrations (chaque après-midi en été) ou d’acquérir de belles réalisations à des prix raisonnables.

Museum voor Volkskunde
Rolweg 40. Ouvert tlj sauf lundi de 9 h 30 à 17 h. Entrée payante.
Il faut traverser l’estaminet Zwarte Kat (Le Chat noir) pour accéder au plus beau musée du genre en Flandre, niché dans la maison-Dieu des cordonniers brugeois. Chaque maisonnette est consacrée à un aspect précis de la vie quotidienne : atelier de cordonnier, chapellerie, confiserie, pharmacie, classe, intérieurs typiques…

Engels Klooster
Camerstraat 85. Eglise ouverte tlj de 14 h à 16 h et de 16 h 30 à 17 h 30. Fermé le 1er dimanche de chaque mois. Entrée payante. Visite guidée obligatoire.
En 1642, après l’exécution de Charles Ier, des catholiques anglais trouvèrent refuge dans ce couvent. Aujourd’hui, les religieuses proposent une visite guidée de l’église baroque, surmontée d’une élégante coupole accentuant encore les proportions et la majesté des lieux. Remarquable, l’autel est constitué d’une vingtaine de marbres différents.

Schuttersgilde Sint-Sebastiaan
Camerstraat 174. Ouvert du 1er mai au 30 septembre, mardi, mercredi et jeudi de 10 h à 12 h, le samedi de 14 h à 17 h. Ouvert du 1er octobre au 30 avril, mardi, mercredi, jeudi et samedi de 14 h à 17 h. Entrée payante.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le commerce était aux mains des guildes, chacune représentant les intérêts et privilèges d’un groupe d’artisans ou de marchands. La guilde des Archers était l’une des plus puissantes guildes de miliciens. D’une belle architecture, cette maison abrite les portraits des notables de la guilde, mais aussi divers emblèmes et de nombreux objets en argent et en or.

Les maisons-Dieu
Caractéristiques de l’architecture et de l’environnement brugeois, les godshuizen (maisons-Dieu) sont d’anciennes résidences construites initialement par les guildes pour les membres de la profession et leurs veuves. Elles pouvaient aussi être édifiées par de riches bourgeois pour les personnes âgées ou nécessiteuses. Les plus anciennes remontent au XIVe siècle. Le schéma était toujours identique: de petites maisons à pignons à gradins et aux fenêtres croisées de pierre, groupées autour d’un jardin commun, d’une chapelle et d’un puits. Devenues propriétés de l’Etat et restaurées, les maisons-Dieu se trouvent en divers quartiers de Bruges: Katelijnestraat, Nieuwe Gentweg, Noordstraat. Elles sont toujours habitées par des personnes âgées aux revenus modestes.

De Nieuwe Papegaai
Kruisvest.
Au nord de la Kruispoort, il est originaire de Beveren-Ijzer et a été reconstruit à Bruges en 1970. Il n’est plus en activité.

Sint-Janshuysmolen
Kruisvest. Ouvert du 1er juin au 30 septembre tlj sauf lundi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h. Entrée payante.
C’est l’un des trois derniers encore existants sur une vingtaine qui tournaient jadis en ville. Construit en 1770, actif au même endroit jusqu’en 1914 avant d’être laissé à l’abandon, il a été restauré et remis en usage en 1964. Aujourd’hui, le meunier fournit volontiers des explications intéressantes et amusantes.

Schuttersgilde Sint-Joris
Stijn Streuvelsstraat 59. Ouvert tlj sur demande. Entrée payante.
A l’image des arbalétriers de Saint-Sébastien, cette guilde dispose aussi de précieuses archives et d’une belle collection d’arbalètes qui séduiront les amateurs.

Guido Gezellemuseum
Rolweg 64. Ouvert tlj sauf lundi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h. Entrée payante.
Guido Gezelle (1830-1899) est l’un des plus grands poètes flamands. Ce musée littéraire, biographique et didactique est installé dans la maison natale du prêtre-écrivain et regroupe des documents et ouvrages imprimés, souvenirs de la vie et de l’œuvre de l’artiste. Autre attrait des lieux : un agréable jardin romantique.

De Gouden Boom
Verbrand Nieuwland 10. Ouvert d’avril à septembre, du mercredi au dimanche de 14 h à 18 h. Entrée payante.
Cette brasserie perpétue une tradition qui remonte à 1587. Outre le Brugs Brouwerij-Mouterijmuseum (Musée brugeois de la Brasserie et de la Malterie), installé dans une malterie de 1902 et qui permet de découvrir toutes les machines d’une brasserie traditionnelle, De Gouden Boom propose aussi de déguster quelques bières brugeoises : la Brugs Tarwebier (blanche de Bruges) et la Brugse Tripel.

Quartier des Hanses

Une promenade à travers la Bruges hanséatique permet de parcourir cet ancien quartier où la plupart des marchands étrangers avaient, aux XIVe et XVe siècles, installé leurs maisons de nation et leurs comptoirs. Elle permet aussi de découvrir quelques autres bâtiments et monuments remarquables. Un plongeon dans le passé commercial de la cité brugeoise.

Suivez le guide !
Il est possible de découvrir Bruges depuis les canaux : départ de cinq embarcadères. Classique, mais toujours romantique. Tlj de mars à novembre de 10 h à 18 h.

Stadsschouwburg
Vlamingstraat 29.
Ce n’est pas tant le théâtre qui mérite d’être vu que la belle statue de Papageno qui se dresse devant le bâtiment, illustrant fort joliment le marchand d’oiseaux célébré par Mozart dans La Flûte enchantée.

Huis Ter Beurze
Vlamingstraat 35.
Près du Théâtre municipal, cette maison a joué un rôle important dans l’histoire commerciale de Bruges. C’est devant ce bâtiment que se rassemblaient jadis les négociants brugeois et les marchands étrangers pour y régler leurs affaires. Le terme beurs, dérivé en droite ligne du nom de la famille Van der Beurze, a donné le mot « bourse » en différentes langues.
Quasiment en face, la Natiehuis van Genua (maison des Génois) était le comptoir des marchands génois installés à Bruges. Quant aux marchands florentins, leur siège se situait à l’angle de la Vlamingstraat et de l’Academiestraat, près du siège des négociants vénitiens. Sur l’Oosterlingenplein se trouvaient autrefois les maisons des nations et les comptoirs des commerçants originaires d’Allemagne et de la région de la Baltique.

Poortersloge
Academiestraat 14.
A l’extrémité de l’Academiestraat, dominant la Jan Van Eyckplein (place Van Eyck, site de l’ancien port intérieur de Bruges), la loge des Bourgeois était le lieu de rencontre privilégié des riches bourgeois locaux et des négociants étrangers. Cet étonnant bâtiment du XIVe siècle est surmonté d’une tour élancée. Sur la façade, une niche abrite l’ours de Bruges, l’un des plus anciens habitants de la ville, qui figure aussi sur le blason brugeois. Aujourd’hui, l’édifice héberge les archives municipales.

Oud Tolhuis
Jan Van Eyckplein 2.
C’est dans ce beau bâtiment gothique érigé en 1477 que les marchandises étaient jadis inspectées et dédouanées. On y percevait les droits sur les produits amenés par les cours d’eau sur des embarcations qui assuraient la navette avec les avant-ports de Bruges.
Sur la même place se dresse la statue du peintre flamand Jan Van Eyck, alors que la statue de Hans Memling s’élève non loin de là, sur le Woensdagmarkt.

Museum Onze-Lieve-Vrouwe ter Potterie
Potterierei 79. Ouvert tlj sauf lundi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h. Entrée payante.
A côté du séminaire épiscopal, niché au sein de l’ancienne abbaye cistercienne Ter Duinen (XVIIIe siècle), voici un ancien hospice partiellement transformé en maison de retraite. Dans la partie historique de cet immeuble érigé en 1276, le musée offre un aperçu assez exceptionnel de l’impressionnante production artisanale et artistique réalisée à Bruges depuis le XIVe siècle : tapisseries, tableaux, meubles de style gothique ou Renaissance, ornements d’église, orfèvrerie…

Sint-Gilliskerk
Sint-Gilliskerkstraat. Ouvert au public en dehors des offices religieux.
Construite vers 1275, cette église a conservé de nombreuses parties du bâtiment d’origine et présente quelques toiles intéressantes signées par Jan Garemijn. Elles représentent divers épisodes de l’histoire de l’ancienne archiconfrérie des frères de la Trinité, qui avait pour but le rachat des esclaves. Les amateurs apprécieront aussi les sonorités de l’orgue, qui passe pour être l’un des meilleurs de Bruges. Les peintres Blondeel et Hans Memling reposent dans le cimetière paroissial.

Joseph Ryelandtzaal
Ezelstraat 3. Ne se visite pas. Ouvert aux heures des concerts.
Cette très belle salle de concerts a reçu le nom d’un compositeur brugeois (1870-1965) et se niche dans une ancienne église anglicane. La façade du bâtiment est à admirer : elle est ornée de nombreuses figures allégoriques placées sous le signe de la musique.

Karmelietenkerk
Ezelstraat 28. Ouvert au public en dehors des offices religieux.
A peu près à mi-chemin entre l’église Saint-Jacques et la salle Joseph-Ryelandt, en direction de l’Ezelpoort (porte des Anes, également connue sous le nom de porte d’Ostende), l’église des Carmélites est un beau bâtiment baroque érigé entre 1688 et 1691.

Sint-Jacobskerk
Sint-Jacobsstraat. Ouvert au public en dehors des offices religieux.
Construite vers 1240, elle fut agrandie au XVe siècle grâce à la générosité des ducs de Bourgogne, dont la résidence était toute proche. Elle possède un riche patrimoine artistique (notamment plusieurs tableaux des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles), dont le chef-d’œuvre est le mausolée de Ferry De Gros, trésorier de l’ordre de la Toison d’or.

Hof Bladelin (cour Bladelin)
Naaldenstraat 10. Ouvert tlj du 1er janvier au 30 septembre de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h (le dimanche de 10 h 30 à 12 h); du 1er octobre au 31 novembre de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h (le dimanche de 10 h 30 à 12 h. Entrée libre.
Pierre Bladelin fut lui aussi trésorier de l’ordre de la Toison d’or. Aux alentours de 1440, il se fit construire une maison dans la Naaldenstraat : la Hof Bladelin. La partie la plus agréable en est le pittoresque petit jardin, entouré de murs ornés de médaillons en pierre qui représentent les propriétaires d’antan. Parmi ces derniers, on reconnaît Laurent de Médicis, qui offrit cette maison à son agent brugeois, Tommaso Di Portinari.

 

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