La saison idéale pour visiter New York

Même s’il n’y a jamais réellement de saison creuse pour le tourisme à New York, certaines périodes de l’année demeurent plus clémentes que d’autres, compte tenu des fortes amplitudes thermiques qui caractérisent le climat de la côte est du continent nord-américain. La fin du printemps – de fin avril à fin juin – est incontestablement le créneau le plus favorable, avec, en principe, des températures très douces, beaucoup de soleil et peu de précipitations. Eviter de préférence les très grosses chaleurs de l’été, qui, conjuguées à un fort taux d’humidité, rendent la ville étouffante et transforment chaque sortie en épreuve. L’automne, avec des températures plus basses et les belles couleurs flamboyantes de l’été indien, peut également être un bon choix. Enfin, bien que les hivers new-yorkais puissent s’avérer extrêmement rigoureux, la période a ses inconditionnels, avec, il est vrai, des arguments séduisants : New York transfiguré sous la neige est effectivement l’un des plus beaux spectacles qui soient…

Tableau des températures moyennes en °C

janv. févr. mars avril mai juin juill. août sept. oct. nov. déc.
3 3 5 12 18 25 27 28 20 14 8 2

 

Moyenne mensuelle des précipitations (hauteur en mm)

janv. févr. mars avril mai juin juill. août sept. oct. nov. déc.
90 75 105 90 90 85 100 120 90 85 90 85

 

Nombre d’heures d’ensoleillement par jour

janv. févr. mars avril mai juin juill. août sept. oct. nov. déc.
5 6 7 7 8 10 10 7 8 7 6 5

Boucler sa valise 

S’habiller casual, comme disent les Américains, c’est-à-dire décontracté, en n’oubliant pas des chaussures adaptées à la marche : la ville se découvre avant tout à pied. Si vous devez être invité dans un domicile privé ou « dîner en ville » dans un contexte plus formel, il n’est pas inutile de prévoir une tenue un peu plus habillée, tel que l’exige le dress code en usage à New York.

Santé 

Pas de vaccination particulière exigée aux Etats-Unis, mais en revanche on ne saurait trop recommander, en cas de maladie ou d’accident sur place, une très bonne assurance couvrant les soins et les éventuels frais de rapatriement. Les prestations médicales et hospitalières aux Etats-Unis, si elles sont, en principe, d’excellente qualité, coûtent en effet une fortune.
Pour traiter les symptômes de diarrhées aiguës, prévoir un antidiarrhéique qui permettra, en complément d’un régime réhydratant, d’éliminer rapidement la gêne occasionnée.
Enfin, contre le mal des transports (en bateau, voiture, autocar et avion), mieux vaut anticiper et prendre avec soi un médicament antinauséeux et antivomissement.

Poster de 1940 pour l'aéroport de New-York © Robin O'Neill

Poster de 1940 pour l’aéroport de New-York © Robin O’Neill

Devise, change et budget vacances

Le dollar américain ($) est divisé en 100 cents. On trouve des billets de 100, 50, 20, 10, 5 et 1 dollar, tous de la même taille, et des pièces de 1 (de couleur jaune sombre, ou nickel), de 5, de 10 (dime), 25 (quarter)et 50 cents. Privilégier l’usage des petites coupures de 20 dollars et moins.
Le cours du dollar continue à fluctuer fortement. Il oscille aux environs de 1,35 $ pour 1 €. Ne changer à l’aéroport que la somme nécessaire aux premières heures sur place, les taux de change y étant sensiblement plus élevés qu’en ville.
New York est truffé de guichets automatiques de retrait (signalés par le signe ATM, pour Automated Technology Machines), y compris dans les épiceries de quartier, et de distributeurs bancaires 24 Hours Banking, qui permettront facilement de retirer du liquide partout avec n’importe quelle carte de crédit internationale. Attention, chaque retrait suppose, le plus souvent, que l’on accepte d’être prélevé d’une fee (commission) dont le coût varie en général de 1 à 2 $ quel que soit le montant du retrait. Le paiement par carte bancaire s’est généralisé, en revanche l’usage des chèques est assez peu courant.
Sachez enfin que New York est une ville globalement chère (notamment l’hôtellerie) dont le niveau de vie est l’un des plus élevés du monde occidental.

Suggestions d’itinéraires 

New York « ethnique » (2 jours) 
Un thème de promenade à la richesse pratiquement inépuisable. L’immigration a façonné et façonne encore le peuplement de New York, les diverses communautés tendant à se regrouper géographiquement selon leurs origines. On a donc le choix : les grandes communautés implantées de longue date, comme celles de Chinatown, Little Italy, Harlem, Spanish Harlem, à Manhattan, ou encore Williamsburg (juifs orthodoxes) et Brighton Beach (surnommée Little Odessa du fait de la présence de nombreux Russes) à Brooklyn, ainsi que Flushing (bastion asiatique), Corona (Amérique latine) ou Woodside (vieille implantation irlandaise), dans le Queens ; mais aussi des enclaves de dimensions plus réduites, où la ville prend soudain les couleurs d’un peuple ou d’une nation : à Manhattan, Little India, Little Ukrainia (quartier d’East Village), Korea Way, sur 32th West Street, ou Washington Heights (immigrants dominicains), le petit quartier italien de Cobble Hill (à la lisière duquel s’est installée récemment une communauté yéménite), à Brooklyn, ou, dans le Queens, le secteur d’Astoria, investi par une population d’origine grecque.

New York « muséal » (2 jours) 
L’abondance, encore, avec quelques-uns des musées les plus riches et les plus passionnants de la planète : en priorité, ne pas manquer, pour les arts plastiques, le fantastique MoMa (Museum of Modern Art), le non moins impressionnant Guggenheim, le Whitney Museum of American Art, et bien sûr cette « cathédrale » qu’est le Met (Metropolitan Museum of Art), sans oublier, dans un domaine plus scientifique, l’American Museum of Natural History, ne serait-ce que pour sa très copieuse collection de spécimens de dinosaures.

New York architectural (1 journée) 
Un bonheur pour les yeux, avec une succession de merveilles du sud au nord de Manhattan, dont les orgueilleux gratte-ciel sont naturellement les joyaux. Ne pas manquer, en particulier, le merveilleux Flatiron Building, le Woolworth Building, évidemment l’Empire State Building et le Chrysler Building, le fantastique Chanin Building, l’étonnant General Electric Building, et bien sûr cette splendeur Arts-Déco qu’est le Rockefeller Center.

New York depuis les airs ou les eaux (1/2 journée) 
Plusieurs compagnies privées, comme Circle Line, proposent des minicroisières en bateau autour de l’île de Manhattan (3 h environ), une bonne manière de prendre le pouls de la ville. Variante séduisante (et gratuite !) : prendre le ferry pour Staten Island (20 min de trajet), qui offre une vue imprenable sur la pointe sud de Manhattan et la statue de la Liberté. Plus sophistiqué, des sociétés d’hélicoptères comme Helicopter Flight Services proposent, au départ de l’héliport de Downtown, des formules de survol (compter un minimum de 150 $ par personne) de l’ensemble des grands sites de Manhattan. Frissons garantis.

New York shopping 
Un annuaire ne suffirait pas à recenser toutes les possibilités d’achats à New York. Des marchés aux pucesde Downtown aux grandes enseignes de prestige de 5th Avenue, des boutiques archibranchées de SoHo aux échoppes farfelues d’East Village, des spécialistes du dégriffé, aux grandes surfaces prestigieuses telles que Bloomingdale’s ou Macy’s, des tout petits budgets aux portefeuilles bien garnis, il y en a absolument pour tous les goûts.

New York des enfants 
Là aussi, des multitudes d’adresses. On recommandera en particulier le Children’s Museum of Manhattan, Central Park, l’American Museum of Natural History,  le Bronx Zoo et le New York Aquarium, à Brooklyn.

Documentation

(Librairies de voyages)

A Paris 
Gibert Jeune : 5 place Saint Michel, 75005 Paris, tél. : 01 56 81 22 22. Ouvert du lundi au samedi de 9 h 30 à 19 h 30. 
Au premier étage, vaste rayon consacré au tourisme. Livres neufs et d’occasion.
Institut géographique national (IGN) : 107, rue La Boétie, 75008 Paris, tél. : 01 43 98 80 00.
WH Smith : 248, rue de Rivoli, 75001 Paris, tél. : 01 44 77 88 99. Ouvert du lundi au samedi de 9 h à 19 h, dimanche et jours fériés de 12 h 30 à 19 h.
Brentano’s : 37, avenue de l’Opéra, 75002 Paris, tél. : 01 42 61 52 50.

A consulter également, les espaces librairie des magasins Fnac et Virgin Megastore.

En province 
Les Cinq Continents : 20, rue Jacques-Cœur, 34000 Montpellier, tél. : 04 67 66 46 70.
Géothèque : 10, place Pilori, 44000 Nantes, tél. : 02 40 47 40 68.
Hémisphères : 15, rue des Croisiers, 14000 Caen, tél. : 02 31 86 67 26.

New York à Paris 

The American Library in Paris : livres et presse américaine, 10, rue du Général-Camou, 75007 Paris, tél. : 01 53 59 12 60.
FUSAC (France USA Contacts) : Magazine gratuit distribué dans tous les lieux anglophones de Paris, 42, rue du Chemin Vert, 92100 Boulogne, tél. : 01 46 09 99 92.
Harry’s Bar : l’un des plus anciens bars américains de Paris, 5, rue Daunou, 75002 Paris, tél. : 01 42 61 71 14.
Thanksgiving : 20, rue Saint-Paul, 75004 Paris, tél. : 01 42 77 68 29. 
Epicerie, produits américains et restaurant cajun.
Joe Allen : 30, rue Pierre-Lescot, 75001 Paris,tél. : 01 42 36 70 13.
Un classique de la restauration à l’américaine.

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