La saison idéale pour voyager

L’année se partage en deux périodes climatiques : la saison sèche de décembre à avril, et la saison verte qui débute en mai. Durant la saison des pluies, cependant, il ne pleut pas en permanence. Un système de perturbations tropicales s’installe avec des averses fortes, sinon violentes, mais brèves. C’est à cette époque que l’on peut observer la ponte des tortues et que la végétation est la plus luxuriante. En revanche, la floraison des orchidéesatteint son summum en avril… La saison sèche, que l’on privilégie pour les séjours balnéaires, n’exclut cependant pas totalement les précipitations. Sur la côte caraïbe, notamment, l’hiver peut être très pluvieux. 

Tableau des températures moyennes par région en °C

  janv. fév. mars avril mai juin juil août sept. oct. nov. déc.
San José 18 18 20 22 23 24 23 22 23 22 21 20
Puerto Limón 24 24 25 26 27 28 27 26 27 28 26 24
Puntarenas 26 27 28 29 27 26 25 24 25 25 26 26

 

Tableau des précipitations en mm

  janv. fév. mars avril mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.
San José 10   15 20 150 160 140 160 190 190 120 20
Puerto Limón 280 230 220 260 265 265 470 270 130 210 320 480
Puntarenas       20 230 260 220 260 300 270 120 20

 

Boucler sa valise

Les précipitations, y compris durant la saison sèche, rendent indispensables imperméable et parapluie.Comme, malgré ces précautions, on finit toujours par être mouillé, mieux vaut prévoir une tenue de rechange en excursion. Les vêtements en coton sont les plus adaptés au taux d’humidité ambiant. Des habits chauds, veste ou pull-over, ne sont pas superflus, même durant les mois les plus brûlants, car les températures peuvent descendre à 10 °C en altitude. Enfin, pour apprécier les randonnées pédestres, emporter des chaussures adaptées. Penser à se protéger du soleil, brillant en toutes saisons : un couvre-chef et des lunettes sont bienvenus.
Les plongeurs peuvent emporter leur équipement personnel, masque, palmes et tuba, mais il est aussi possible de louer le matériel sur place. 

Santé

Aucun certificat de vaccination n’est demandé, sauf pour les passagers en provenance de régions du monde frappées de maladies endémiques. Aucun cas de malaria n’a été signalé depuis de très nombreuses années. Aussi, plutôt qu’un traitement antipaludéen, une simple mais efficace protection contre les piqûres de moustiques apparaît suffisante. En cas de maladie chronique, demander à son médecin une lettre la détaillant et emmener avec soi ses médicaments. Toutes les grandes villes disposent de pharmacies qui commercialisent des médicaments sous licence américaine, facilement reconnaissables. A San José, la qualité des soins dispensés par les médecins et dans les hôpitaux est tout à fait satisfaisante.
Les Français doivent régler leurs soins médicaux sur place et conserver les justificatifs afin de demander le remboursement par la Sécurité sociale à leur retour. Les adeptes de la médecine parallèle trouveront dans ce pays, y compris dans des villages de moindre importance, des magasins spécialisés. 

Devise, change et budget vacances

Change et devises 
Le colón (¢) fluctue au même rythme que le dollar américain, qui est quasiment accepté partout. Attention, dans ce cas, le taux de change appliqué par le commerçant est rarement en faveur de l’acheteur ! Hormis pour les simples achats de la vie quotidienne, les prix sont souvent affichés directement en dollars.
Au 1er mai 2009, 1 $ équivalait à 250 ¢ (à la même période, 1 € valait 1,32 $, soit 686 ¢).
La monnaie nationale se subdivise en billets de 500, 1 000, 2 000, 5 000 et 10 000 ¢, et les pièces se déclinent en 5, 10, 20, 50, 100 et 500 ¢. Les cartes de paiement sont très largement acceptées et, à San José, il existe plusieurs DAB – distributeurs automatiques bancaires – où l’on peut retirer de l’argent directement. La difficulté est de trouver celui qui correspond à sa carte : certains sont uniquement réservés aux détenteurs de Master Card, d’autres aux possesseurs de Visa Card. Toutes les banques acceptent de changer les chèques de voyage, mais certaines agences de province ne reconnaissent pas encore l’euro bien que l’adaptation à la nouvelle monnaie européenne soit en cours. Il est donc préférable de partir avec des dollars.

Le coût de la vie 
La vie est moins chère qu’en Europe. Elle n’est pas pour autant comparable à celle de la majorité des pays d’Amérique latine. Certes, il est possible de se restaurer à moindre coût sur les marchés ou dans les sodas, petites gargotes populaires où le casado est servi comme plat du jour à des prix défiant toute concurrence. En revanche, pour un repas complet dans un restaurant, la note est plus élevée, avec un seuil minimal de 3 000 ¢ (moins de 5 €). L’hôtellerie est également un poste budgétaire important. Pour une prestation équivalente à 2 étoiles de norme européenne, la nuit coûte entre 10 000 et 35 000 ¢ (entre 14 et 50 €), sans compter la taxe d’hôtel qui s’élève à 13 %. Pour une nuit dans une chambre simple d’un hôtel 5 étoiles, prévoir au minimum 80 000 ¢ (environ 116 €).
Bien que leurs tarifs aient été revus à la baisse depuis une dizaine d’années – l’inflation avait fait chuter leur fréquentation -, l’entrée dans les parcs et réserves nationales demeure assez onéreuse. Aujourd’hui, 3 000 ¢ (moins de 5 €) est le montant moyen demandé aux étrangers, les locaux payant beaucoup moins cher. Toutes les attractions touristiques, fermes d’orchidées ou de papillons, aerial tram forest et autres, pratiquent des tarifs établis en fonction du pouvoir d’achat des visiteurs étrangers.

Suggestions d’itinéraires

La petite superficie du pays permet, en un laps de temps relativement court, d’allier un séjour balnéaire à des promenades vers l’intérieur du pays. En revanche, la faible densité du réseau routier complique les déplacements et rallonge le temps passé en conduite. 

Une semaine 
Après une indispensable journée à San José pour prendre le pouls de la société costaricaine, on peut se rendre sur le Poás ou l’Irazú et ressentir les vibrations volcaniques. Ensuite, pourquoi ne pas se prélasser au bord de l’eau sur l’océan Pacifique ou sur la mer des Caraïbes ? Quelle que soit la côte choisie, il y aura toujours un parc national à proximité pour découvrir la nature prolifique.

Deux semaines 
Après deux journées à San José et dans la vallée Centrale, le meilleur choix est de prendre la direction du nordouest. Cinq jours suffisent pour visiter La Fortuna et le volcan Arenal, la réserve de Monteverde et les plages de la péninsule de Nicoya. La deuxième semaine peut être consacrée au repos et à la détente sur la côte caraïbe, dans la région de Cahuita ou de Puerto Viejo de Talamanca, avec une excursion de deux ou trois jours à Tortuguero. Les amoureux de la pêche en mer privilégieront le Sud-Ouest, la péninsule d’Osa et la région de Golfito.

Un mois 
C’est la durée idéale pour une découverte relativement complète, sachant qu’il faudra nécessairement passer au moins deux fois à San José ou dans sa région : il n’y a qu’une route qui permet de relier les deux côtes. Après la visite du Nord-Ouest et de la péninsule de Nicoya, il est possible de suivre tout le rivage Pacifique en empruntant la Costanera jusqu’à Palmar Norte. Le retour vers la vallée Centrale peut s’effectuer par l’intérieur du pays, en suivant l’Inter-américaine. Au sud de Puerto Limón, vient l’appel des longue plages de Cahuita et Puerto Viejo de Talamanca. Au nord de la ville caribéenne, on ne manquera pas de faire un crochet dans le parc national de Tortuguero.

Documentation

(Librairies de voyages à Paris et en province) 

A Paris 
L’Harmattan : 16, rue des Ecoles, 75005 Paris, tél. 01 40 46 79 14. Une section est réservée à l’Amérique latine.
Ulysse : 26, rue Saint-Louis-en-l’Ile, 75004 Paris, tél. : 01 43 25 17 35.

En province 
La Rose des vents : 40, rue Sainte-Colombe, 33000 Bordeaux, tél. : 05 56 79 73 27.
La Géothèque : 10, place du Pilori, 44000 Nantes, tel. : 02 40 47 40 68.
Gaia Store : 6, rue d’Alsace, 38000 Grenoble, tél. : 04 76 86 86 96.
Librairie des Cinq Continents : 20, rue Jacques-Cœur, 34000 Montpellier, tél. : 04 67 66 46 70.

A consulter également, les espaces librairie des magasins Fnac et Virgin Megastore.

L’Amérique latine à Paris

Il n’existe aucune librairie ou restaurant à Paris spécialisé uniquement sur le Costa Rica. En revanche, plusieurs établissements se sont consacrés au rayonnement de l’Amérique latine. 

Centre culturel 
La Maison de l’Amérique latine 
217, boulevard Saint-Germain, 75007 Paris, tél. : 01 49 54 75 00 ; Internet : 
Depuis 1984, ce centre accueille les personnalités latino-américaines en visite sur l’Hexagone et organise des rencontres avec leurs homologues français ou avec la communauté latino-américaine de la capitale. Il se veut un carrefour de cultures, un lieu de rencontre et de réflexion. Les différentes activités représentées sont les arts, la littérature, la philosophie ou la musique. Y sont programmés quotidiennement des débats sur les thèmes de l’actualité, des conférences ou des expositions.

Librairie 
Librairie hispanico-américaine 
26, rue Monsieur-le-Prince, 75006 Paris, tél. : 01 43 26 03 79.
Toute la littérature d’Amérique latine, qui ne se résume pas seulement à Borges, Sepulveda ou Amado

Librairie espagnole, 
7, rue Littré, 75006 Paris, tel. : 01 43 54 56 26.
Le qualificatif espagnol est réducteur pour cette librairie qui s’intéresse à toute les parutions hispanisantes, qu’elles soient d’Europe ou d’Amérique Latine.

Restaurant
(Notre sélection coup de cœur) 
La Perla 
26, rue François-Miron, 75004 Paris, tél. : 01 42 77 59 40. Ouvert tlj de 12 h à 2 h.
Dans une ambiance musicale sudaméricaine, c’est l’endroit idéal pour découvrir une cuisine mexicaine très traditionnelle, agrémentée de cocktails qui puisent leur inspiration dans tout le continent.

Cinéma 
Le Latina 
20, rue du Temple, 75004 Paris, tél.: 01 42 78 47 86.
Deux salles obscures dédiées au 7e art vu par les cinéastes espagnols et sud-américains. En complément, des cours de danses latinos sont dispensés dans ce même complexe.

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