La saison idéale pour voyager

Voilà un beau sujet de débat !
Les superbes plages sardes sont évidemment fort agréables lors des canicules de juillet et août.
Mais il faut s’attendre à rencontrer de très nombreux estivants. Et il est bien sûr fortement recommandé de réserver, tout en sachant que les prix connaissent en cette saison un renchérissement inévitable. La période la plus chargée se situe aux abords du 15 août.
C’est le Ferragosto des Italiens, et tout le pays semble se donner rendez-vous à la plage.
On pourra préférer les saisons moins chargées : juin et septembre sont deux mois doux et ensoleillés. L’hiver a ses adeptes : la lumière est encore plus pure, le littoral demeure tempéré et, dans l’intérieur, où le froid peut être vif, vous ferez partie des très rares visiteurs et on aura pour vous toutes les attentions.

Tableau des températures moyennes en °C
  janv.– févr.– mars– avr.– mai– juin– juill.– août– sept.– oct.– nov.– déc.–
Oristano       . 9 10 11 14 17 21 23 24 23 18 14 11
Olbia 9 10 11 13 17 21 23 24 22 17 13 11
Cagliari 10 10 12 14 17 20 23 25 22 18 14 12

Boucler sa valise

La Sardaigne bénéficie d’un climat doux et d’un fort ensoleillement. Mais attention au vent : c’est aussi l’une des spécialités locales !
Le mistral souffle avec une grande fréquence. Autant prévoir une petite laine et, hors saison, un bon vêtement coupe-vent.
Les lunettes de soleil sont fort utiles, ainsi qu’une crème de haute protection pour les premiers jours, surtout si vous avez l’intention de vous consacrer à des séances de farniente sur la plage… Pour les randonnées dans l’intérieur ou sur les anciennes mines, autant prévoir de véritables chaussures de marche.

Santé

N’emportez pas de sérum contre les morsures de vipère : les serpents venimeux n’existent pas sur l’île !
En revanche, il est toujours bon de prévoir une crème contre les piqûres d’insectes, moustiques ou guêpes.
Pour bénéficier d’une protection sociale lors de votre voyage, il ne faut plus demander à votre centre de sécurité sociale le formulaire E111 mais la carte européenne d’assurance maladie (CEAM), valable une année entière.
Il permet d’étendre votre protection sociale lors de votre voyage et est désormais valable un an. Le changement dans les habitudes alimentaires durant un voyage entraîne souvent des maux d’estomac. Brûlures, remontées acides risquent de ternir un peu les vacances.

Devise et budget vacances

La Sardaigne est une région économique, mais pas la moins chère d’Italie : en effet, un certain nombre de produits pâtissent des coûts d’acheminement sur l’île. Il faut aussi noter que la région ne se démarque pas du reste de l’Italie dans le domaine hôtelier : l’absence de chaînes low cost fait que le budget hébergement est plus élevé que dans d’autres pays.
Il faut noter que les prix ont tendance à s’envoler en été et que les villages touristiques de la Costa Smeralda suivent le mode de vie fastueux de Portofino ou du Lido de Venise.
Un repas dans une trattoria anonyme vous coûtera moins de 15 €, mais une nuit à l’hôtel Cala di Volpe, à Porto Cervo, pourra dépasser les 500 €…

Choisir son voyage

Un week-end

Une scapatina, comme disent les Italiens… Elle peut avoir un sens si l’on prend un avion direct (donc vers Olbia en partant de France) ou si l’on minimise la durée de la traversée en la muant en croisière, formule qui connaît un certain succès au départ de Gênes.
Après Olbia, on pourra faire escale à Porto Cervo, puis découvrir brièvement les superbes côtes granitiques de la Costa Smeralda.

Une semaine

Voilà qui donne la possibilité d’arriver par Cagliari pour apprécier cette capitale pleine de caractère.
On pourra ensuite s’enfoncer vers l’intérieur pour s’initier aux plus beaux ensembles nuragiques de l’île, comme celui de Barumini. En obliquant vers l’ouest, on arrivera à Oristano, peut-être pour y assister au célèbre concours d’adresse équestre de la Sartiglia, au moins pour observer l’avifaune des lagunes et se promener sur les longues plages de sable fin.
Alghero, avec sa côte travaillée, ses grottes magnifiques, son patrimoine, ses artisans du corail, n’est plus très loin…

Quinze jours

C’est un délai raisonnable pour goûter la saveur des différents écosystèmes de l’île.
On complétera les parcours précédents en s’arrêtant dans un site archéologique punique et romain comme Tharros ou Nora.
Ce sera aussi l’occasion de mieux connaître les montagnes – la Barbagia, le Gennargentu – et de s’accorder un parcours des églises romanes, non loin de Sassari. La palme de l’originalité reviendra cependant aux anciens sites miniers du Sud-Ouest, autour d’Iglesias.
Et il restera bien du temps pour profiter du littoral : les dunes de Piscinas, près d’Iglesias, sont de magnifiques formations naturelles, comme les falaises rouges d’Arbatax, sur la côte orientale.

Trois semaines ou plus

Vous pourriez bien sûr décider de vous offrir une semaine au bord de l’eau.
Mais pourquoi ne pas s’installer plutôt dans une ville pour quelques jours, le temps d’en comprendre le rythme ? Si vous choisissez un lieu à fort caractère comme Orgosolo, Nuoro ou Oristano, ce sera le meilleur moyen de devenir vraiment sarde !
Et n’oubliez pas Sassari, trop négligée par les touristes.
Autre possibilité : organiser un tour des îles dites « mineures » : Caprera pour retrouver Garibaldi, Tavolara pour son relief surprenant, Sant’Antioco ou San Carlo pour entrer dans la civilisation des Ligures.

Documentation

(Librairies de voyage à Paris et en province)

A Paris

Itinéraires60, rue Saint-Honoré, 75001 Paris, tél. : 01 42 36 12 63 ; www.itineraires.com

Ici, on va au-delà des guides, qui sont de toute façon rares, en français, sur la Sardaigne.
Dans les domaines de l’histoire, de la société, des traditions, vous avez plus de chances de trouver votre bonheur.

Ulysse : 26, rue Saint-Louis-en-l’Ile, 75004 Paris, tél. : 01 43 25 17 35.

Régnant sur son antre minuscule, la patronne jouit d’une notoriété internationale. Elle vous dénichera quelques bons ouvrages sur la grande Sardaigne.

Tour de Babel : 10, rue du Roi-de-Sicile, 75004 Paris, tél. : 01 42 77 32 40.

La plus ancienne librairie italienne de Paris, après la fermeture de celle de la rue de Bourgogne. Patron compétent, choix raffiné.

L’Astrolabe : 46, rue de Provence, 75009 Paris, tél. : 01 42 85 42 95.

Un fonds assez complet de guides et de cartes avec, également, un rayon de littérature de voyage.

La Libreria : 89, rue du Faubourg-Poissonnière, 75009 Paris, tél. : 01 40 22 06 94.

Une nouvelle librairie généraliste franco-italienne avec un fonds de littérature et des ouvrages de tourisme.

 

En province

Raconte-moi la Terre : 38 rue Thomassin, 69002 Lyontél. : 04 78 92 60 22. 

L’une des plus grandes librairies thématiques en France avec un rayon mer très étoffé. Dispose d’un espace Internet et d’un café.

Ariane, librairie du voyage : 20, rue du Capitaine-Alfred-Dreyfus, 35000 Rennes, tél. : 02 99 79 68 47.
Ombres blanches : 50, rue Gambetta, 31000 Toulouse, tél. : 05 34 45 53 33.

A consulter également, les espaces librairie des magasins Fnac et Virgin Megastore.

La Sardaigne à Paris

Institut culturel italien : 50, rue de Varenne, 75007 Paris, tél. : 01 44 39 49 39.

A deux pas de l’ambassade, en face de Matignon, une adresse utile : expositions, débats, conférences et une bibliothèque riche en œuvres d’Italo Calvino, mais où vous pourrez également vous initier à Deledda, Satta ou Gramsci dans le texte.

Centre culturel italien : 4, rue des Prêtres-Saint-Séverin, 75005 Paris, tél. : 01 46 34 27 00.

Ici, on s’adonne aux cours de langue, agrémentés, dans une atmosphère bon enfant, de projections, de cours de cuisine, de conférences sur l’art, de rencontres avec des auteurs.

Restaurants

Fontanarosa : 28, boulevard Garibaldi, 75015 Paris, tél. : 01 45 66 97 84.

Toutes les spécialités de l’île dans un cadre très agréable.

Fulvio : 4, rue de Poitou, 75003 Paris, tél. : 01 42 71 62 80.

Antipasti raffinés, grand choix de pâtes, et patron très avenant font de ce petit restaurant une très bonne adresse.

Sardegna a Tavola : 1, rue de Cotte, 75012 Paris, tél. : 01 44 75 03 28.

Pour découvrir ou retrouver, pour les nostalgiques, les spécialités de l’île : des raviolis culurgioni au thon à la mode de Carloforte en passant par le pain carasau, les charcuteries, l’agneau ou le cabri aux herbes aromatiques.
On conclura avec un pecorino piquant et de belles seadas, avant de se concéder un verre de filiferru, solide liqueur que le patron prendra avec vous pour vous parler de son île.

Sandalia20, rue Lamartine, 75009 Paris, tél.: 01 48 78 00 02.

Dans cette petite trattoria tenue par Americo Murgia, originaire de Nuoro, vous pourrez goûter le cochon de lait rôti, les spaghetti à la poutargue mais aussi les escargots de Bourgogne à la sarde. Pour 10 €, vous rapporterez à la maison un kilo de pane carasau.

Da Rita : 67, avenue du docteur Netter, 75012 Paris, tél.: 0143417492.

Un traiteur où l’on peut grignoter un plat chaud à midi et surtout faire provision de pecorino, de saucisse sarde au fenouil ou de malloreddus colorés.

L’Atipico : 229 bis, rue Marcadet, 75018 Paris, tél.: 01 44 85 31 80.

Ici, le plat principal est la pizza, mais le patron est sarde : cela se voit dans les antipasti (saucisses, olives, jambon), dans le vin et à travers les expositions de tableaux d’amis du pays.

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