La saison idéale pour voyager

La géographie du Monténégro le rend attractif en toute saison. La bande côtière jouit d’un climat méditerranéen et la baignade y est possible pendant près de six mois. Les courageux plongent dès le mois de mai et persistent jusqu’au mois d’octobre.
A la saison froide, l’attention se déplace vers le nord du pays et ses installations de ski, à Žabljak dans le massif du Durmitor, ou près de Kolašin. Si l’été mobilise le tourisme de masse, notamment sur le littoral, avec les inconvénients qui l’accompagnent (hausse des prix, bruit, trafic intense), il reste calme dans l’arrière-pays. Les saisons les plus agréables pour voyager au Monténégro sont cependant la fin du printemps et le début de l’automne.
Les températures sont alors clémentes, on peut déjà (ou encore) pratiquer le rafting et les randonnées dans la montagne et les parcs nationaux offrent une superbe palette de coloris.

Boucler sa valise

L’objet de la visite détermine l’équipement nécessaire. S’il s’agit de randonner dans le Durmitor, mieux vaut se munir de bonnes chaussures de marche et de vêtements chauds, mais légers (type Gore-Tex). Si l’on se prépare à un séjour balnéaire, outre le maillot de bain, ne pas oublier les lunettes de soleil et la crème solaire, surtout sur les plages de galets où la réverbération est plus intense.
Pour les candidats au rafting, sauf s’ils partent pour leur compte, inutile de s’encombrer d’un gilet de sauvetage : les organisateurs se chargent de le fournir.

Tableau des températures moyennes en °C

 janv.- –févr.- –mars- –avril- –mai- –juin- –juill.- –août- –sept.- –oct.- –nov.- –déc.
Budva8911151821252521171110
Podgorica     .3481116182222181384
Žabljak-3-136111416161384-1

Tableau des précipitations en mm

 janv.- –févr.- –mars- –avril- –mai- –juin- –juill.- –août- –sept.- –oct.- –nov.- –déc.
Budva15713912811488705163100139190175
Podgorica      .1871631551439164466511316533215
Žabljak1059596101111110938394103131123

Santé

Aucune vaccination n’est exigée pour se rendre au Monténégro, même s’il est conseillé d’être à jour pour les principales (diphtérie, tétanos, polio, hépatite A).
La qualité des traitements est correcte dans les établissements hospitaliers, mais l’attente peut être longue. Il existe une convention de sécurité sociale entre la France et le Monténégro : il faut donc conserver les justificatifs en vue d’obtenir le remboursement des soins en France.
Les cliniques privées se sont largement développées ces dernières années, mais les soins y sont onéreux.
Il n’existe pas de maladie endémique au Monténégro. Des cas de rage ont été mentionnés chez les animaux sauvages, dont les loups, mais les probabilités d’en rencontrer sont fort basses…
En revanche, la maladie de Lyme, transmise par les tiques, doit inciter les promeneurs à se munir de pinces adaptées et à être vigilants en cas d’apparition de rougeurs quelques semaines plus tard. Si l’eau est généralement potable, la prudence est de mise en été dans les localités balnéaires très fréquentées ou si l’on a la malchance de se trouver dans des zones soumises à des inondations, comme ce fut le cas à Kolašin, Berane et Rožaje en novembre 2007.

Devise et budget vacances

Le Monténégro a adopté l’euro comme monnaie dès 2002, après un passage bref au deutsche Mark. Si le pays n’émet ni billet ni pièce, on y trouve exactement les mêmes coupures et pièces que dans l’Union européenne, du billet de 500 euros à la pièce de 1 centime. Les distributeurs de billets de banque (baptisés bankomats, comme en Italie) se sont largement multipliés dans les villes et fonctionnent avec la plupart des cartes de crédit.
La vie est moins chère qu’en France ou en Europe occidentale. Une statistique est parlante : on estime qu’un quart de la population gagne moins d’un euro par jour. La plupart des opérations quotidiennes, du déplacement en bus au déjeuner au restaurant, de l’apéritif en terrasse à la sortie en discothèque ou au musée, ne mobilisent donc que quelques euros.
Certaines dépenses sont cependant alignées sur celles du reste de l’Europe, comme les nuitées dans les hôtels de standing, en particulier sur la presqu’île de Sveti Stefan. On peut s’offrir un bon repas pour moins de 5 € et être très bien logé chez l’habitant pour moins de 15 €. En revanche, pour une chambre d’hôtel dans une localité touristique à la haute saison, le tarif monte facilement à 50 €. Les tarifs des musées sont généralement compris entre 1 € et 3 €.

Choisir son voyage

Le Monténégro est petit (sa superficie est à peu près égale à celle de la région Nord-Pas-de-Calais) ; mais le relief accidenté et les routes en lacet, en diminuant la vitesse de déplacement, ont pour effet de l’agrandir virtuellement ! Il ne faut pas compter en faire le tour en une semaine, ce que l’on pourrait imaginer en se fiant aux distances kilométriques.

Cinq jours

C’est un délai suffisant pour ne pas manquer les incontournables. On pourra commencer par le site le plus connu, la baie de Kotor, en s’arrêtant évidemment à Kotor, joyau de style Renaissance, mais aussi à Herceg Novi et Perast, sans négliger une balade en bateau vers les îles.
On prendra ensuite la route de Cetinje, l’ancienne capitale, pour découvrir son atmosphère nostalgique et ses musées. Une escapade rapide vers Žabljak, en passant par le monastère d’Ostrog, permettra de s’initier à la beauté des montagnes, dans l’attente d’un prochain séjour…

Cetinje Monténégro

Cetinje Monténégro par: inthesitymadCC BY-NC-SA 2.0

Dix jours

Après Kotor, pourquoi ne pas parcourir tout le littoral jusqu’à Ulcinj, à la frontière albanaise, connue pour ses marais salants, ses carrelets et ses plages ? On passera par Budva, cœur de la Riviera, par Sveti Stefan, presqu’île des rich and famous, et par Bar, pour son émouvante vieille ville en ruine.
En gagnant les montagnes, on pourra passer par Virpazar pour longer le lac de Skadar, un paradis naturel. Enfin, avant d’accéder au massif du Durmitor, la forêt primaire de Biogradska Gora fera une étape idéale.

Trois semaines

Le temps à disposition permet de se ménager des pauses dans le précédent programme, comme trois jours de randonnée en montagne ou une descente de l’extraordinaire canyon de la Tara. La capitale, Podgorica, n’est pas le lieu le plus attrayant du pays, mais elle mérite une escale d’une journée pour ses musées ou le site archéologique de Duklja. Enfin, on prendra le temps de découvrir des lieux moins fréquentés, mais riches en histoire, comme les monastères plus éloignés de Piva et de Pljevlja, aux fresques magnifiques.

Documentation

(Librairies de voyages à Paris et en province)

A Paris

Espace IGN107, rue La-Boétie, 75008 Paris, tél. : 01 43 98 80 00.
Un choix très large de cartographie.
Ulysse26, rue Saint-Louis-en-l’Ile, 75004 Paris, tél. : 01 43 25 17 35.
Sans doute la plus petite librairie de voyage de Paris, mais la passion et la connaissance compensent le manque d’espace.

En province

Raconte-moi la Terre14, rue du Plat, 69002 Lyon, tél. : 04 78 92 60 22.
Une offre très complète, couplée à un restaurant des saveurs du monde.
La Géothèque10, place du Pilon, 44000 Nantes, tél. : 02 40 47 40 68.
Librairie des Cinq Continents20, rue Jacques-Cœur, 34000 Montpellier, tél. : 04 67 66 46 70.

A consulter également, les espaces librairie des magasins Fnac et Virgin Megastore.

Le Monténégro à Paris

Centre culturel

Centre culturel de Serbie123, rue Saint-Martin, 75004 Paris, tél. : 01 42 72 50 50.

Autrefois appelé Centre culturel de Serbie et Monténégro, il est évidemment beaucoup moins attentif à la culture monténégrine depuis la séparation des deux pays.

Librairies

L’Age d’homme5, rue Férou, 75006 Paris, tél. : 01 55 42 79 79.
Pour trouver des romanciers monténégrins comme Momo Kapor, ou le classique de la littérature de voyage, Agneau noir et faucon gris, de Rebecca West.
Sloga Presse26, rue du Simplon, 75018 Paris, tél. : 01 46 06 10 58.
Il est ardu de trouver la presse monténégrine à Paris. Avec les précautions d’usage, on peut se replier sur la presse serbe, qui suit évidemment de près le destin de son ancien partenaire, et dont ce libraire est bien achalandé.

Restaurant

Zavicaj – Au pays natal16, rue du Simplon, 75018 Paris, tél. : 01 42 52 13 12.

La rue du Simplon a des allures de Belgrade parisien avec divers commerces spécialisés et une église orthodoxe. Ce restaurant, avec ses serveuses en tenue traditionnelle, propose des recettes serbes qui se rapprochent de la gastronomie monténégrine du nord, basée sur la viande et la crème fraîche. Menus midi de 10 € à 12 €, soir à 35 €.

Epicerie

Globus Star14-16, avenue Claude-Vellefaux, 75010 Paris, tél. : 01 42 38 30 06. 

L’endroit pour s’approvisionner en vin monténégrin (le blanc krstac et le rouge vranac), en marc de raisin (loza) et en bière de Nikšić.

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