L’artisanat péruvien est un des plus variés du monde. La preuve en est l’existence d’un grand réseau d’exportateurs qui font parvenir les créations des péruviens dans les marchés européens, asiatiques et américains. Sa diversité, ses couleurs, son ingéniosité, ainsi que ses différentes (voir lors d’un circuit privatif Pérou) utilisations font que l’artisanat soit une activité fondamentale, non seulement pour la configuration de l’identité péruvienne, mais aussi pour la survie de milliers de familles et de peuples entiers, comme c’est le cas de Sarhua et de Quinua dans le département d’Ayacucho.

De petites et grandes pièces qui attirent l’attention des péruviens et des étrangers conservent des siècles d’histoire et présentent des formes et des symboles pré-hispaniques qui coexistent et qui se mélangent avec d’autres iconographies apportées par les espagnols.

Cette identité multiple et complexe serait une des raisons qui expliquerait -peut être paradoxalement- le penchant très marqué de l’artisanat péruvien pour «l’art naïf» qui imprègne ses pièces avec une innocente sagesse.

L’excellence des métiers artisanaux péruviens se manifeste par exemple dans l’harmonie géométrique des textiles, dans la méticuleuse représentation de la vie à la campagne des mates burilados (courges taillées au burin) et dans le métissage culturel et le colori des retablos (retables).

Egalement, dans les très fines tailles en pierre de Huamanga, dans le barroque complexe des tailles en bois, dans la beauté des pièces en or et en argent et dans les multiples formes qu’acquiert l’argile dans les pièces céramiques.

Cuzco - Pérou

Cuzco – Pérou par: Benjamin DumasCC BY-NC-SA 2.0

Ces œuvres ne sont que quelques unes des manifestations d’un peuple, qui communique principalement à travers l’art, en y utilisant un langage dont les clefs fondamentales sont l’abondance, la fertilité et le pari sur l’avenir.