Depuis Sainte-Catherine, la route redescend sur le golfe d’Aqaba, aux environs de Dahab. Le golfe d’Aqaba est l’un des sites privilégiés du tourisme balnéaire en Égypte, plusieurs stations bien équipées jalonnent la côte. Du sud au nord : Sharm el-Sheikh, Dahab, Nouweiba et Taba à la frontière israélienne. 
Sharm el-Sheikh est la station balnéaire la plus développée (essentiellement dans la baie de Naama). Les hôtels et résidences de vacances rivalisent de charme, vastes piscines, restaurants de poissons, clubs de plongée, etc. Une partie de la plage de sable fin de Naama est privée (hôtels ou clubs ont quasiment tous leur plage réservée, souvent très bien aménagée). Les activités nautiques ne manquent pas, même pour ceux qui préfèrent le farniente à la plongée sous-marine : ski nautique, planche à voile, pédalo, location de barques (pour visiter les baies voisines) ou mise à disposition du speed boat. Des mini-croisières d’une journée sont organisées régulièrement à bord d’un très beau yacht ; elles permettent de s’arrêter sur l’île de Tiran (au large de Sharm el-Sheikh). 
Même si la plongée sous-marine ne vous tente pas, profitez tout de même d’un séjour en mer Rouge pour louer masque et tuba. Émerveillement assuré, même où l’on a encore pied : les récifs coralliens attirent une multitude de poissons multicolores de toutes tailles. 
Côté montagne, vous pénétrez dans le monde des Bédouins du Sinaï. Pour des safaris d’une ou plusieurs journées, accompagnés par les Bédouins, en 4×4 ou à dos de chameau, contactez la réception de votre hôtel ou l’une des agences de voyages.
Si vous voyagez à travers le Sinaï en voiture, profitez de cet arrêt à Sharm el-Sheikh pour faire le plein d’essence. 
Plus au sud se trouve le Parc national de Ras Mohammed (35 km de Sharm el-Sheikh). La nature y brille à l’unisson avec la mer, dont la couleur se nuance selon la profondeur, d’un vert émeraude à un bleu intense. Les plages s’étendent à perte de vue, bordées par les montagnes du Sinaï, et seule une piste mène aux plages les plus reculées. Créée en 1983, Ras Mohammed est une réserve naturelle, un site extrêmement protégé et très surveillé (entrée payante). Il est strictement interdit d’endommager ou de prendre des coraux ou d’effectuer toute pêche sous-marine. Il est vivement conseillé de respecter l’environnement et la propreté des plages. Au large de Ras Mohammed est situé le fameux récif des requins. Ras Mohammed est idéal pour une excursion d’une journée. 
À l’entrée de Sharm el-Sheikh: un poste militaire marque les limites de la ville, il est nécessaire d’emporter son passeport. Après avoir dépassé la zone touristique de Sharm el-Sheikh, la route longe la fameuse Shark Bay «baie des requins». On dit sur place que les requins affectionneraient particulièrement ce lieu car la plaque coralienne qui affleure presque est bordée par une faille brutale et très profonde, qui leur permettrait de s’approcher du rivage. En fait tout le monde s’accorde à reconnaître que les requins restent très au large des côtes et que les accidents sont rarissimes. 
La route passe ensuite en bordure de l’aéroport de Sharm el-Sheikhh, puis quitte le bord de mer pour une soixantaine de kilomètres à travers les montagnes. Ce merveilleux désert rocheux aux paysages irréels ne doit pas faire oublier les dangers de la route, certes en très bon état, mais truffée de virages où les camions ont souvent tendance à croire que la voie leur appartient. 
Dahab (85 km au nord de Sharm el-Sheikh, signifie en arabe « l’or ») possède de belles plages et de bonnes installations pour les sports nautiques, la plongée et les balades à dos de dromadaire. Les Bédouins y ont établi l’un de leurs plus importants villages. La station balnéaire est beaucoup moins développée mais le site tout aussi merveilleux. La plage de Dahab se niche au coeur d’une baie extrêmement bien protégée. Dahab est un paradis pour les nageurs : aucun récif corallien en bordure et très peu de courant.
Le village bédouin offre un dépaysement, au milieu d’une population encore majoritairement nomade ; chèvres et chameaux s’y promènent en liberté. Le village bédouin est bordé par une multitude de palmiers et les petits restaurants où l’on déjeune allongé sur de larges tapis rayés sont habitués à accueillir des touristes. Près du village bédouin, les arbres qui poussent dans la mer méritent un coup d’oeil, car ce phénomène est assez rare.
Reprendre la route qui mène à Nouweiba (86 km au nord de Dahab). Cette station paisible, moins fréquentée par les plongeurs, est l’un des principaux ports du Sinaï. La ville ancienne et le port sont distants d’environ 5 km. La ville joue un grand rôle dans le golfe d’Aqaba, car deux ferries la relient quotidiennement à Aqaba en Jordanie. La ville, sans intérêt majeur, est essentiellement fréquentée par les voyageurs (émigrants égyptiens) qui vont et viennent de part et d’autre du golfe d’Aqaba, et par les quelques touristes qui désirent se rendre en Jordanie. 
Les Bédouins sont assez nombreux à Nouweiba, et l’on ne peut pas les manquer ; où que l’on soit ils surgissent perchés sur leur chameau. Le village bédouin, au nord de Nouweiba, à quelques kilomètres de la zone touristique, se nomme Tarabin. Il possède des hôtels de toutes catégories et se dote chaque année de nouvelles infrastructures sportives. Les Bédouins s’y sédentarisent quelques mois avant de repartir avec femme, enfants et chameaux dans le désert de montagnes. Une excursion dans l’arrière-pays que l’on peut faire en une journée au départ de Nouweiba : le canyon des couleurs. Paysages irréels de roches naturellement striées de différentes couleurs grâce à la pigmentation des roches est impressionnante) et sculptées au fil du temps par les pluies et l’érosion. 
Taba (65 km au nord-est de Nouweiba) dernière étape avant la frontière israélienne, est une station balnéaire en pleine expansion, convoitée par les grandes chaînes hôtelières internationales. Belles plages. 
À 250 mètres de la côte, flotte une petite île surmontée d’une magnifique forteresse (XII° siècle). Cette île appelée Faraoun (7 km au sud-est de Taha) était l’un des points stratégiques où étaient basés les soldats du calife Salah ed-Dîn (ou Saladin). Cet emplacement permettait de contrôler le commerce des denrées venant d’Asie, et de rançonner les pèlerins qui se rendaient à la Mecque.

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