6 - Religions
L'Islam, une religion d_Etat
L'Islam, une religion d_Etat Le christianisme largement majoritaire
Depuis la découverte par Christophe Colomb, la République Dominicaine a toujours été catholique romaine. Aujourd’hui, 98% de la population est catholique et les rares protestants vivent à Samaná. Les Dominicains ne sont que modérément pratiquants. La plupart des immigrés haïtiens et leurs descendants se déclarent de confession catholique mais adhèrent plutôt au vaudou, dont ils pratiquent les rites en secret. Ces rites sont en effet considérés comme païens par le gouvernement et la population en général. Dans les zones de montagne ce culte perdure beaucoup plus durablement. En République Dominicaine, on est très tolérant en matière religieuse et toutes les croyances sont acceptées et même protégées.
Le Vaudou
Le culte vaudou est encore pratiqué dans les campagnes et les endroits reculés du pays. Dans la langue fon, parlée au Bénin, vodun signifie une puissance invisible, redoutable et mystérieuse, ayant la capacité d'intervenir à tous moments dans la société des humains. Le vaudou constitue un curieux mélange du culte catholique et des croyances africaines. Parmi ces religions africaines, les ethnologues ont constaté la prédominance de la religion dahoméenne, qui a largement inspiré le phénomène original de la rencontre de l'Afrique et de l'Europe, dans la colonie de Saint Domingue. La Vaudou résulte donc du contact des religions africaines avec les croyances et les pratiques mal comprises, par les Africains colonisés, de la religion catholique. Le Vaudou fut une forme de résistance de l'esclave vis-à-vis de l'oppresseur. Mélange de cultes africains et de catholicisme avec quelques touches d’ésotérisme, la doctrine repose sur l'idée fondamentale que la réalité est une sorte de masque, une façade derrière laquelle des forces spirituelles sont à l'oeuvre. S’appuyant sur des croyances obscures, elles peuvent être sinistres et même morbides. Certaines pratiques sont décrites comme dangereuses et pouvaient même conduire au meurtre rituel, au cannibalisme et à la magie noire. Les voisins Haïtiens, eux, vouent des cultes aux esprits et aux morts constitués d'offrandes, de chants, de danses, de sacrifices d'animaux. Profitant de la proximité, ils ont sûrement influencé les Dominicains. Les cérémonies vaudous se déroulent le plus souvent le samedi soir dans ce qu'on appelle un " Houmfor ", temple de la forêt. C'est là que se réunissent les participants autour d’un grand prêtre ou " Mambo ", qui dit des prières, des incantations et des libations.
Ensalmos et Rosarios
Les Dominicains ont l'habitude d’énoncer des formules magiques pour se protéger individuellement contre l'esprit du mal, éloigner la maladie, réussir dans les affaires ou se prémunir du mauvais oeil. L'une des plus connu est « l'oraison de la Sainte Chemise de Notre Seigneur Jésus-christ », formule écrite sur un papier et glissée sous la chemise ou dans une amulette portée sur soi. Ces ensal¬mos sont des secrets de famille jalousement gardés. En cas de besoin il est possible de consulter un Curandero, un guérisseur qui saura apporter toutes les réponses. En cas de malheur collectif comme épidé¬mie, sécheresse, cyclone, des pro¬cessions religieuses, Rosarios, sont organisées pour implorer le secours de la Sainte Vierge. En tête de la procession, une relique sacrée, accompagnée de can¬tiques, est présentée en appel à la clémence divine.

