5 - Politique et Economie
La vie économique
La vie économique Des activité économiques très diverses, devraient conférer au pays une indépendance économique appréciable. Il n’en est rien. La République Dominicaine est encore trop soumise au cours du sucre, sa principale productions et aux investisseurs étrangers. Le sol très fertile de la République Dominicaine était, autrefois, principalement consacré à la culture des produits traditionnels, tels que la canne à sucre, le café, le cacao et le tabac. Au cours de ces dernières années, une partie de ces terres fertiles ont été affectées à la culture de produits non traditionnels tels que les légumes d'hiver, les melons et les fruits tropicaux. La République Dominicaine possède des ressources minières assez considérables. Dans le passé, l'exploitation et l'exportation de la bauxite constituaient l'une des principales activités commerciales du pays. De nos jours, l'extraction et l'exportation du ferronickel et de l'or (ou plus exactement du "doré", alliage d'or et d'argent) ont pris une importance considérable. Le pays possède également d'excellentes réserves de conifères en haute montagne ainsi que d'acajous et d'arbres feuillus à flanc de coteaux. Pour développer son économie, l’état a délimité des zones franches, destinées aux exportateurs. Le tourisme, avec environ 600 000 visiteurs par an, constitue un secteur générateur d’emplois et de devises. Les principales se situent à la Romana, station balnéaire très mondaine, sur les plages de Samana au nord-est et sur la côte nord aux environs de Puerto Plata. L’état favorise aujourd’hui les investissements dans ce secteur en accordant nombre d’avantages fiscaux.
Une économie fragile
Même si, depuis quelques décennies, l'économie dominicaine s'est passa¬blement diversifiée et modernisée, la culture et l'élevage occupent toujours une place prépondérante. En fait, plus de 40 % de la superficie totale du pays sert de pâturage aux animaux, alors qu'environ le tiers est consacré aux cultures vivrières. Fait intéressant, contrairement à la plupart des autres pays des Antilles, les denrées essen¬tielles consommées localement pro¬viennent presque toutes de la cam¬pagne dominicaine. La canne à sucre, qui fut introduite sur l'île par Christophe Colomb, est restée la plus importante production agrico¬le. Sa culture emploie une grande part de la main-d'oeuvre et le sucre brut produit est au premier rang des exportations du pays. Parmi les autres produits agricoles ex¬portés à l'étranger, il faut noter le tabac, le cacao, le café, le riz et les fruits exotiques. La production laitière et l'élevage du boeuf, du porc et du poulet répondent, pour leur part, principalement à la demande locale. Encore largement inexploité, le sous-sol de la République Dominicaine est riche d'une multitude de minéraux. Les seules exploitations d'importance sont celles de l’argent, de l’or, du nickel de la bauxite et du fer. On produit également de grandes quantités de sel à partir des dépôts qui se trouvent notamment aux abords du lac Enriquillo. Par ailleurs, des centrales hydroélectriques parviennent actuellement à produire 20% de l'électricité consommée dans l'île. En ce qui concerne la production industrielle, malgré de récents efforts visant à permettre une diversification, la transformation de la canne à sucre reste l’activité prépondérante. Elle sert d’abord à la production de sucre brut et accessoirement à celle du rhum et de mélasse. Les industries légères, comme le textile, la chaussure, les vêtements et les produits alimentaires, nécessitant tous une main-d'oeuvre abondante, ont connu une croissance soutenue. Les industries lourdes sont concentrées dans les secteurs du plastique, de la métallurgie et du raffinage du pétrole. Récemment, le gouvernement dominicain a instauré des zones franches près de plusieurs grandes villes, destinées aux entreprises étrangères. Plusieurs firmes, notamment américaines, assemblent désormais leurs produits sur le sol dominicain, profitant ainsi d'une main-d’œuvre bon marché, abondante et majoritairement féminine. Parmi les principaux secteurs de l'éco¬nomie, on doit principalement souligner le rôle du tourisme, aujourd'hui la plus importante source de devises étrangères de la République Dominicaine. Son développement est toutefois largement orchestré par des entreprises n’appartenant pas à des intérêts dominicains. Enfin, du point de vue structurel, la forte dépendance envers les marchés du sucre, constitue le problème récur¬rent de l'économie nationale. Ainsi, depuis maintenant plus de 10 ans, la crise économique que traverse la République Dominicaine, est largement imputable à la baisse des importations américaines de sucre et à l'effondrement des prix. Le pays traîne en outre une dette extérieure hors de contrôle, qui freine considérablement son développement économique. La situation de l’emploi est catastrophique avec plus du quart de la population en âge de travailler, se trouvant sans emploi.



