6 - Religions
     Schismes chrétiens



Les communautés chrétiennes d?Orient sont issues des schismes qui secouent l?Eglise aux IVe et Ve siècles. Le nestorianisme, condamné en 431 par le concile d?Ephèse, sépare les natures humaine et divine du Christ ; il donne naissance à l?Eglise assyrienne d?Irak et de Perse. Le monophysisme, condamné par le concile de Chalcédoine en 451, professe que les deux natures du Christ sont confondues. Il est à l?origine d?Eglises nationales qui veulent s?affranchir de la domination de Byzance : les Eglises de Syrie (syrienne ou jacobite), d?Egypte (copte), d?Ethiopie et d?Arménie dont chacune possède sa liturgie. Le monothélisme, formulé au VIe siècle, avance que c?est la volonté du Christ et non sa nature qui est indivisible. Les maronites sont les principaux représentants de cette tendance. La majorité des chrétiens demeure cependant fidèle à l?orthodoxie byzantine concernant les deux natures séparées du Christ. En 1054, le Grand Schisme consomme la rupture politique et religieuse entre l?Orient byzantin dominé par l?Eglise grecque orthodoxe et l?Occident latin reconnaissant l?autorité de l?Eglise catholique romaine. Au XIVe siècle, l?Eglise maronite s?unit à Rome en abandonnant le monothélisme. Dans les siècles suivants, toutes les Eglises orientales se scindent en deux, une partie reconnaissant l?autorité romaine et abandonnant ses particularités dogmatiques tout en conservant liturgie et structure propres. C?est le cas des Chaldéens issus des nestoriens, des Arméniens catholiques, des Grecs catholiques, des Syriens catholiques, etc. Il faut enfin ajouter qu?en Orient on trouve aussi des Latins qui ont adopté le rite romain catholique et des protestants issus des mouvements missionnaires occidentaux.