3 - Géographie
Mer, Montagnes et plaines
Mer, Montagnes et plaines La plaine littorale
Le long de la côte méditerranéenne, la plaine littorale s?étend sur 225 km de la Syrie, au nord, à Israël, au sud. Parfois à peine plus large que le tracé de la route côtière, cette étroite plaine s?évase à hauteur de la capitale, ainsi qu?au nord du pays. Ouvertes sur le commerce maritime, c?est sur des presqu?îles ou des caps que se sont développées les villes de Tyr, Beyrouth ou Tripoli, en encore dans des anses, comme c?est le cas pour Byblos et Saïda. La majorité de la population réside dans cette bande fertile, bien irriguée par les cours d?eau qui dévalent la montagne. La région a connu une urbanisation galopante et souvent anarchique ces trente dernières années.
Le Mont-Liban
Parallèle à la plaine côtière, la chaîne du Mont-Liban donne parfois l?impression de s?abîmer directement dans les vagues. En 30 km, on passe du niveau de la mer au sommet culminant du Qornet es-Saouda (3088 m). Le relief de ce que les Libanais nomment simplement « la Montagne » est parfois très accidenté, fracturé de vallées profondes qui ont autrefois constitué autant de refuges pour les minorités maronites, druzes ou chiites. Région de sources et de cascades nombreuses, qui jaillissent au-dessous de la couche de calcaire et qui se prolongent parfois en rivières encaissées coulant jusqu?à la mer, le Mont-Liban est parsemé de villages. Les activités traditionnelles de culture maraîchère se doublent à présent de celles liées au tourisme intérieur à la saison des sports d?hiver ou lors de l?estivage, qui voit refluer vers les hauteurs les habitants de la plaine fuyant la chaleur humide. Depuis l?époque antique, c?est d?abord de la Montagne que le Liban tire son identité de Pays des Cèdres et son nom. En effet, Loubnan, le Liban en arabe, est un mot araméen (langue sémitique parlée dans la région à l?époque du Christ) qui signifie « blanc », sans doute en référence aux sommets dont certains restent enneigés toute l?année.
La Bekaa
A travers la montagne, plusieurs cols permettent le passage entre la côte et la plaine de la Bekaa, longue vallée d?altitude (1.000 m en moyenne) qui s?étend du nord au sud du pays, au pied oriental des pentes du Mont-Liban sans jamais dépasser 12 km de large. Grâce à son climat méditerranéen sec, la Bekaa joue un rôle essentiel dans l?économie agricole du pays, qu?il s?agisse des céréales, de la vigne, des oliviers ou, ces dernières décennies, du pavot. Pourvue de nombreuses sources, elle se présente, vue de la route qui descend du Mont-Liban, comme un patchwork de champs cultivés. Néanmoins, dans sa partie septentrionale la plus grande rareté des précipitations détermine un climat steppique, plus propice à l?élevage ovin. Très ancienne ville commerçante et agricole, Baalbek est située sur la ligne de partage des eaux entre les deux rivières qui irriguent la Bekaa, le Litani, au sud, et l?Oronte, au nord.
L’Anti-Liban
Faisant frontière avec la Syrie, la chaîne de l?Anti-Liban dresse ses flancs arides et peu peuplés à un maximum de 2 619 m (Talaat Mousa), préfigurant le climat semi-désertique des grandes steppes syriennes de l?intérieur. Dans son prolongement méridional, le mont Hermon est plus proche du Mont-Liban par sa végétation et son climat, son sommet demeurant enneigé une bonne partie de l?année.


