8 - Art et Culture
     Artisanat



Symbole du savoir-faire et de la tradition, l'artisanat Iranien est entré dans la légende. Tous les pays musulmans ont connu de grands ateliers de céramistes, mais les plus anciennes pièces proviennent d'Iran. Le goût pour les représentations figuratives s'accentue : animaux, personnages évoluant sur un fond de feuillages encadrés de bandeaux écrits. À l?époque des lustres métalliques, les souverains favorisent la production de semi-porcelaines, inspirées des pièces Ming, avec jardins, scènes de genre, scènes de vie de la cour dans un esprit proche de la miniature. C?est à Shiraz, que l?artisanat iranien a acquit toute son originalité et sa maturité et que les artisans sont entrés en pleine possession de leurs moyens. Les paysages sont peints avec un sens éveillé de l'élégance, du mouvement, de l'observation et de l'équilibre. Ispahan prend la relève sous le règne de Chah Abbas et ses peintres délaissent les grands sujets pour des scènes d'intimité et de portraits. Représentant les fêtes princières, les séances de libation, les scènes de chasse, les pièces d'argent et de cuivre rouge fabriquées par les bronziers témoignent de l'importance de cet artisanat en Iran. Il existe aussi une grande tradition du bois pour la décoration des portes et fenêtres. Mais doté de nombreuses espèces de bois, métaux, d'os ou d'ivoire l'artisan confectionne aussi des pièces destinées aux encadrements de miniatures et aux instruments de musique.

Tapis



Parler de l'Iran, c'est forcément parler des tapis persans. De toutes les activités artisanales, la fabrication des tapis est la plus réputée. Les origines du tapis remontent à l'Antiquité. Fabriqués traditionnellement par les tribus nomades, grands éleveurs de moutons et de chèvres qui fournissent une laine d'excellente qualité et très résistante, les tapis Iraniens ont conquis le monde entier. Le tapis persan utilise deux types de noeud, le noeud turc et le noeud persan. Le noeud turc est asymétrique. Exécuté avec un crochet, il permet de réaliser des tapis assez rigides. Le noeud persan, lui aussi asymétrique, est noué à la main, ce qui donne des tapis beaucoup plus souples. La plupart des tapis comptent entre mille et mille cinq cent noeuds au décimètre carré, mais les plus fins peuvent en avoir six mille. Six cents heures de travail sont nécessaires à quatre ouvriers généralement des femmes sous l?autorité d'un maître pour le confectionner. Les motifs s'inspirent souvent de la vie quotidienne et de la nature, avec des fruits, des fleurs, des légumes ou des animaux. En Iran l'art du tapis est porté à son paroxysme. La laine y est d'une grande qualité, les motifs raffinés, la gamme des couleurs éclatante et les compositions harmonieuses.


Khatam



Technique décorative minutieuse, la marqueterie emploie une grande variété de matériaux dont plusieurs espèces de bois, de métaux, d'os ou d'ivoire. Cet art décoratif est destiné aux cadres de miniatures, de boîtes et d'instruments de musique. L'art du khatam pratiqué par les artisans de Shiraz et d'Ispahan remonte au XVe siècle et serait originaire de la capitale de la province du fars.


Miniatures



En étudiant les manuscrits, la miniature persane a connu son apogée sous la domination Seldjukide. À Shiraz, cet art iranien a acquit son originalité. Au Xve siècle, Ispahan prenait la relève sous le règne de Shâh Abbas.


Qalam Kari



Au bazar Homan d?Ispahan se pratique l'impression de textile au pochoir ou "Qalam Kari". Cette technique, importée des Indes, a vu le jour ici sous la dynastie Sassanide. Les étoffes utilisées sont généralement des calicots de couleur beige décorés de jaune, rouge, bleu, ou noir.


Rénovation de Téhéran



]Depuis 1990 et la fin de la guerre qui a opposé l'Iran à l'Irak, le gouvernement Iranien a lancé une campagne de reconstruction et de restauration du pays. À côté des infrastructures traditionnelles, le ministère de la conservation du patrimoine a entrepris la rénovation de nombreuses oeuvres d'art, en particulier des mosquées et des monuments historiques, laissés à l'abandon pendant 10 ans. Les chantiers de restauration font appel à tous arts Iranien.]>
Le cinéma iranien

Shador shab



La technique du Shador Shab s?est développée dans les ateliers familiaux de la province de Guilan. Cette tradition vieille de deux cents ans est la spécialité du village de Ghassen Abad, où l'on compte au moins un métier à tisser par famille.


Ferblanterie



Dans le bazar d'Ispahan, s'alignent les ateliers de chaudronnerie et de ferblanterie. Les techniques sont simples, voire rudimentaires, du traditionnel martelage des feuilles de cuivre et d'étain à la niellure et à la réalisation de décors repoussés ou gravés. De l'époque sassanide, la célèbre coupe de Khosrow conservée au cabinet des médailles de la bibliothèque nationale de Paris, témoigne du génie des artisans Iraniens.


Chamush



Chaque village d'Iran a développé son propre artisanat. Dans celui de Massouleh, par exemple, les habitants confectionnent une chaussure traditionnelle, célèbre dans tout le pays, appelée "Chamush".


Bronze



Les artisans Iraniens incrustent les pièces d'argent et de cuivre rouge pour représenter les fêtes princières, les séances de libation, les scènes de chasse, alternants motifs abstraits et scènes réelles.


Argenterie



Le grand centre de cet artisanat est Ispahan. Les argentiers travaillent dans leurs minuscules échoppes. Leurs plats et coupes en argent dorés sont célèbres dans le monde entier. D'une précision extraordinaire, le travail de ciselure est exécuté par les derniers grands maîtres argentiers du pays.